Nouveau rassemblement à Forcalquier ce lundi 8 février à 12 H

LE 7/02/2021
On lâche rien, merci de faire circuler l’info !

Action de désobéissance civile en soutien aux restaurateurs ce lundi 8 février à Forcalquier à midi.

Ce lundi, à Forcalquier, une nouvelle action de désobéissance civile rassemblant des restaurants est prévue. Venez nombreux et diffusez largement pour que cette initiative soit aussi conviviale que la précédente.
Toujours place du boulevard des martyrs e la résistance à midi (devant la librairie la Carline) pour une action de revendication de notre liberté à se réunir en plein air.
Une terrasse de restaurateurs associés sera mise en place pour que chacun puisse commander son plat  et passer un moment de convivialité masqué ou démasqués.
Celles et ceux qui voudront apporter chaises, tables, nourritures et instruments de mesure seront les bienvenuEs.
Faisons bloc tous ensemble car le temps est venu d’agir pacifiquement et de manière festive pour récupérer tous nos droits fondamentaux

«J’irai au bout» : ces restaurateurs en colère qui rouvriront leur établissement lundi

Lancée par un restaurateur du Doubs, l’idée d’ouvrir malgré l’interdiction administrative a fait son chemin.

La situation est de moins en moins tenable, selon certains restaurateurs.
La situation est de moins en moins tenable, selon certains restaurateurs. ALFREDO ESTRELLA / AFP
Le report à une date inconnue de l’ouverture des restaurants a été très mal vécu par leurs gérants. Empêchés de travailler depuis des mois et financièrement exsangues, certains refusent de rester les bras croisés. C’est le cas de Stéphane Turillon, restaurateur à Cusance, dans le Doubs. Il a décidé d’appeler ses pairs, partout en France, à ouvrir le 1er février pour le service de midi. Son message a vite rencontré un écho dans les médias et auprès de la population française. Cependant la profession reste très divisée.

Dès le départ, les restaurateurs affichant leur volonté de rouvrir malgré l’interdiction n’ont pas réussi à parler d’une seule voix. Certains, comme Stéphane Turillon, appellent à une action «coup de poing» : ouvrir les établissements le 1er février uniquement, pour un service du midi. Le tout dans le respect des normes sanitaires et assez tôt pour permettre à chacun de rentrer chez soi avant le couvre-feu. Son but est de «prouver que les restaurants ne favorisent pas la transmission du virus.» D’autres aimeraient maintenir la réouverture les jours suivants. Enfin quelques-uns ont décidé de se lancer seuls. C’est le cas de Christophe Wilson à Nice, dont la réouverture le 27 janvier pour une centaine de personnes a été particulièrement médiatisée.

Une chose les rassemble : tous veulent crier leur ras-le-bol. Le dispositif d’aides mis en place par le gouvernement ne leur semble pas adapté. «Moi j’ai 15.000 euros de charges mensuelles, même avec l’aide je suis en déficit de 5000 euros», explique un restaurateur mosellan en référence au fonds de solidarité qui lui permet de toucher une aide mensuelle maximale de 10.000 euros. Le plus dur reste encore de ne pas connaître la date officielle de réouverture. Ils attendent du gouvernement l’annonce d’une date fixe, «même si ça doit être le 1er juin», glisse l’un d’eux.

L’ampleur du mouvement difficile à évaluer

En raison de son caractère illégal, difficile de savoir à quel point l’appel du 1er février sera suivi. Stéphane Turillon, lui, a le sentiment d’être seul. «Si j’ai reçu un énorme soutien de la population française, en revanche, rien de mes pairs», dit-il, agacéQuelques-uns ont tout de même décidé de le suivre. C’est le cas de Julien Achard, gérant du Pescador à L’Isle-sur-la-Sorgue, dans le Vaucluse. Ce dernier est à l’origine d’une page Facebook créée début décembre, «Les Ultras Essentiels». Ce groupe, au départ pensé comme une page d’échange d’informations entre professionnels du secteur dans la région, est très vite devenu le point de rendez-vous des restaurateurs et simples citoyens favorables à la réouverture. Si les commentaires sont nombreux et les participants déterminés en apparence, Julien Achard ne se fait pas d’illusion : «la profession est très éclatée. Certains n’osent pas mouiller le maillot», lâche-t-il.

D’autres veulent y croire, à l’instar de Rachel Gerbeau, restauratrice en périphérie de Troyes. «On veut montrer notre mécontentement», explique-t-elle sur BFMTV. «Mon restaurant est fermé alors que dans certains magasins ils sont les uns sur les autres», s’indigne-t-elle.

Marc Impagliazzo est encore plus remonté. Ce propriétaire d’un restaurant à Algrange, en Moselle, s’est très vite positionné pour ouvrir le 1er février. Il a même été tenté d’aller plus loin en reprenant une activité normale les jours suivants, avant de se raviser. Il a contacté les journaux et cherché des soutiens. Un mois plus tard, le constat est accablant : «il y a 3500 restaurants en Moselle et on est même pas 15 prêts à ouvrir !» fulmine-t-il. Il se dit en colère contre une partie de la profession : «ils passent leur temps à se plaindre mais ne bougent même pas». Il a même cherché des soutiens plus large : «je me suis adressé à des patrons de salle de sport, des intermittents du spectacle… Ils ne viennent pas.»

Il a donc décidé de jeter l’éponge. En trop petit nombre, il estime être une cible trop facile. «La préfecture m’a prévenu que je risquais une fermeture administrative d’un ou plusieurs mois, une amende pouvant aller jusqu’à 15.000 euros et, si une personne vient et attrape le Covid, c’est mise en danger de la vie d’autrui, avec risque pénal…» Il ne regrette pourtant pas sa tentative. «J’ai pu entrer en contact avec le cabinet du ministre de l’Économie, je leur ai dit ce que j’avais à dire sur les aides mal adaptées. Donc si ça permet une amélioration, ça n’aura pas été vain.» Il n’exclut pas, d’ailleurs, de retenter l’opération si rien ne bouge. Cette fois, il l’assure : «je peux aller en garde à vue ou en prison, je m’en fous, j’irai au bout».

Les fédérations opposées au mouvement

Les syndicats et fédérations se gardent bien d’appeler à la désobéissance. Pour Hubert Jan, le président de la branche restauration de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (UMIH), ces appels à l’ouverture sont brandis par des «individus isolés qui ne parlent que pour eux-mêmes et ne cherchent qu’un moyen pour se faire mousser». Lui aussi propriétaire d’un restaurant, il assure que les aides du gouvernement sont une vraie bouée de sauvetage pour son établissement. Cet argent, il le voit. Même s’il reconnaît qu’un volet supplémentaire d’aide pour la rémunération des exploitants serait bienvenu : «l’aide de l’État couvre les charges fixes mais ne permet pas de subvenir à ses besoins», avertit-il.

Reçu jeudi à la préfecture, Stéphane Turillon, a maintenu sa volonté d’ouvrir le 1er février. Il a même déposé une demande de manifestation pour qu’autant de personnes que possible puissent venir le soutenir, même s’il ne pourra pas toutes les accueillir. Contactée, la préfecture indique avoir «pris note du dépôt de la demande et rappelé à M. Turillon qu’il lui est interdit de faire de la restauration à table. En revanche il est libre de faire de la vente à emporter, ajoute la préfecture. À notre connaissance, aucun autre restaurateur du département n’a annoncé ouvrir le 1er février».


Par Aubin Laratte – leparisien.fr

Le 28 janvier 2021

«Il faut la révolution» : ces restaurateurs qui prévoient de rouvrir malgré tout lundi

À l’appel de Stéphane Turillon, plusieurs restaurateurs prévoient d’ouvrir et de servir leurs clients lundi 1er février. Ils demandent un changement de politique du gouvernement avec une réouverture de leurs établissements.

 Mercredi, à Nice (Alpes-Maritimes), le patron du « Poppies » avait décidé d’ouvrir son restaurant et de faire un service comme si de rien n’était.
Mercredi, à Nice (Alpes-Maritimes), le patron du « Poppies » avait décidé d’ouvrir son restaurant et de faire un service comme si de rien n’était. Reuters/Eric Gaillard


« Maintenant, ça suffit » : ce restaurateur mosellan a décidé d’ouvrir le 1er février

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Par Magali Fichter, France Bleu Lorraine Nord
Algrange

C’est un patron de restaurant du Doubs qui a lancé l’idée : quoiqu’il arrive, il rouvrira le 1er février, que les annonces gouvernementales soient favorables ou non. Depuis, plusieurs restaurateurs en colère ont rejoint le mouvement, dont le patron du Loft, à Algrange.

Les restaurants sont fermés depuis plus de deux mois.
Les restaurants sont fermés depuis plus de deux mois. © Radio France – Anne Oger

Les restaurateurs ne voient pas le bout de la crise, alors ils ont décidé de le déterminer eux-mêmes. A l’appel d’un patron de resto du Doubs, Stéphane Turillon, largement relayé dans les médias et sur les réseaux sociaux, un mouvement est en train de prendre de l’ampleur pour rouvrir, coûte que coûte… le 1er février.

Chez nous, en Moselle, Marc Impagliazzo, patron du Loft, un restaurant d’Algrange, a décidé de suivre cet appel. Pour lui, les restaurateurs ont déjà fait beaucoup d’efforts, en mettant en place un protocole sanitaire efficace, et meurent à petits feux à force de ne pas pouvoir travailler.

Et ne lui parlez pas des aides de l’Etat : « Pour être éligible à ces aides, d’abord il faut remplir un très grand nombre de critères. Si vous avez un seul critère qui n’est pas rempli, vous n’avez pas d’aide. Et quand bien même vous êtes éligibles, ça met un mois, deux mois, trois mois à arriver. Mais pendant ce temps-là, vous faites comment ? Nous, on a toutes nos dépenses qui courent. Les loyers, les charges sociales qui ne sont pas annulées mais différées. Ce qui fait que, quand on va rouvrir, on aura plein de dettes sur la tête« , soupire-t-il.

Vous savez, on est 220.000 restaurants en France. Si on s’y met tous, je ne crois pas que le gouvernement va envoyer 220.000 policiers. »

Alors, il a pris sa décision, non sans avoir consulté ses employés : « Ils m’ont tous dit oui, car ils en ont marre d’être à la maison à ne rien faire. Le 1er février, peut-être que la police sera là, mais vous savez, on est 220.000 restaurants en France. Si on s’y met tous, je ne crois pas que le gouvernement va envoyer 220.000 policiers. »

A l’allure où ça va, quand tout sera terminé, il n’y aura plus de Covid mais il n’y aura plus non plus ni resto, ni bar, ni cinéma »

Le risque sanitaire dans les restaurants ? Il n’y croit pas : « de toute façon, les restaurants sont fermés depuis deux mois et on voit bien que le Covid continue à proliférer. » Alors, il prendra le risque d’écoper d’une amende, ou d’une… fermeture administrative« De toute façon, si on continue comme ça, les fermetures d’établissements vont devenir définitives pour beaucoup de restaurateurs. Il y a déjà des établissements qui ont fermé, et ce n’est que le début. A l’allure où ça va, quand tout sera terminé, il n’y aura plus de Covid mais il n’y aura plus non plus ni resto, ni bar, ni cinéma« , prédit-il sombrement. Sans rien attendre des annonces de Jean Castex, le 1er ministre, ce jeudi soir.

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