Frédéric Veaux, patron de la police, souhaite la libération du policier écroué à Marseille

French police officers patrol the streets in Paris on July 2, 2023, five days after a 17-year-old man was killed by police in Nanterre, a western suburb of Paris. French police arrested 1311 people nationwide during a fourth consecutive night of rioting over the killing of a teenager by police, the interior ministry said on July 1, 2023. France had deployed 45,000 officers overnight backed by light armoured vehicles and crack police units to quell the violence over the death of 17-year-old Nahel, killed during a traffic stop in a Paris suburb on June 27, 2023. (Photo by Ludovic MARIN / AFP)
Imagine, tu as perdu des proches à cause de la police, ou tu as subi une agression physique, et/ou régulièrement des contrôles musclés avec insultes et palpations en insistant sur tes parties intimes.
Et là, tu apprends qu’après la mort d’un adolescent et le lynchage d’un passant, tout ce que fait la hiérarchie policière, c’est protéger des criminels en uniforme.
Ce pays moisit chaque jour un peu plus de l’intérieur.

Un policier de la BAC de Marseille avait été placé en détention provisoire, soupçonné d’avoir passé à tabac un jeune homme de 21 ans dans la nuit du 1er au 2 juillet.

LUDOVIC MARIN / AFP

Durant les émeutes, un policier de la BAC de Marseille et plusieurs autres membres de son unité ont été accusé d’avoir passé à tabac un jeune homme, provoquant une fronde dans la police marseillaise.

POLICE – Le directeur général de la police nationale Frédéric Veaux a rencontré samedi à Marseille les effectifs des brigades anticriminalité (BAC) en colère après l’incarcération d’un des leurs, soupçonné d’avoir roué de coups un homme en marge des émeutes début juillet, suite à la mort de Nahel.

Et ce dimanche 23 juillet, le patron de la DGPN s’est confié dans les colonnes du Parisien pour revenir sur cette visite de « soutien » et s’exprimer sur la raison principale des protestations de policiers marseillais : le placement en détention provisoire d’un des policiers.

Quatre fonctionnaires, deux membres de la BAC Sud et deux de la BAC centre, ont été mis en examen dans la nuit de jeudi à vendredi pour violences en réunion par personne dépositaire de l’autorité publique avec usage ou menace d’une arme ayant entraîné une ITT supérieure à 8 jours, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte le 5 juillet.

L’un d’entre eux, placé en détention provisoire, a provoqué la colère des syndicats de police. Selon une source syndicale à l’AFP, plusieurs centaines de policiers marseillais se sont mis en arrêt maladie depuis. D’autres ont répondu à l’appel du syndicat Unité SGP Police et se sont mis en « code 562 », un jargon policier qui signifie qu’ils n’assument plus que les missions d’urgence et essentielles.

« Le savoir en prison m’empêche de dormir »

S’il botte en touche sur la question des cagnottes en soutien aux policiers, comme ce fut également le cas pour le policier auteur du tir sur Nahel à Nanterre, le préfet se montre bien plus ouvert aux revendications des syndicats concernant la remise en liberté du policier de la BAC. « De façon générale, je considère qu’avant un éventuel procès, un policier n’a pas sa place en prison, même s’il a pu commettre des fautes ou des erreurs graves dans le cadre de son travail ».

« Le savoir en prison m’empêche de dormir », assume-t-il encore.

Questionné ensuite sur la réponse policière parfois « gratuite » qui a mené a plusieurs enquêtes de l’IGPN depuis la fin des émeutes, Frédéric Veaux réfute « le terme de violences gratuites ».

Pour finir le patron de la police dresse un nouveau bilan des émeutes en France. « Un bilan lourd », pour lequel on compte 4 000 interpellations au total. « 150 commissariats ont été pris à partie, […] des dizaines d’écoles, de mairies qui ont subi des dégradations importantes ». Il décompte également « 6 000 véhicules incendiés » et « 871 policiers blessés ».


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Peut être une image de 1 personne et texte qui dit ’Il doit y avoir une inégalité dans le traitement des policiers »> (...) « Ça doit passer par une cour particulière >> JEAN- JEAN-MICHEL FAUVERGUE, ANCIEN PATRON DU RAID, EX-DÉPUTÉ LREM SUR CNEWS’

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