Pier Paolo Pasolini: La Rage, j’écris ton nom liberté !

Sur mes haillons souillés
sur ma nudité squelettique
sur ma mère gitane
sur mon père berger
j’écris ton nom.
Sur mon premier frère brigand
sur mon deuxième frère boiteux
sur mon troisième frère cireur de bottes
sur mon quatrième frère mendiant
j’écris ton nom.
Sur mes camarades des bas-fonds
sur mes camarades prostitués
sur mes camarades chômeurs
sur mes camarades manœuvres
j’écris ton nom
liberté !
Pier Paolo Pasolini, La Rage

Si je ne crie pas « Liberté » avec amour, je ne crie pas « Liberté »

Dans « La rage » Pasolini à l’aide d’images d’archives critique le colonialisme occidental, la consommation déchainée, la disparition d’un certain prolétariat (paysans, artisans) au profit d’une société uniformisée , la société bourgeoise européenne, ses travers et il se repaît du déclin (qu’il pense certain) de celle-ci. Autant enragé qu’optimiste, « La rage » donne au spectateur une bonne idées de la vision qu’avait Pasolini des événements sociaux de son époque, hymne à la liberté et l’émancipation prolétarienne, « La rage » se veut une bouffée d’air dans une société libéralisée et mondialisée à l’excès.

Écrit par

Le 6 septembre 2021

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