La Niouzeletteur de Pacôme : La Commune, Captain Cavern et caetera

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Où l’auteur de la niouzeletteur annonce officiellement la mise en ligne de l’épisode sur la Commune, mais vous le savez déjà, et pas mal d’autres trucs, dont Robespierre au cinéma sur Microciné et une exposition Captain Cavern à Paris.

Donc la Commune. Donc l’épisode est en ligne. Donc, avec cet épisode – saison 3 épisode 2 – nous en sommes quelque part entre les deux tiers et les trois quarts de L’Empire n’a jamais pris fin.

Avec toujours cette équipe de rêve, cette dream team que je me réjouis de retrouver à chaque épisode depuis deux ans et quelques mois. Laissez-moi vous redire leurs noms : Ameyes Aït-Oufella (réalisation et montage), Cyprien Bisot (image), Théo Duchesne (son), Mathias Enthoven (réalisation), Mehdi Lakhal (assistant montage), Morgane Sabouret (graphisme), Margaux Simon (graphisme), Baptiste Veilhan (son et musique). Et puis à la production : Soumaya Benaïssa, Denis Robert, Hicham Tragha. Et puis Françoise Holzer, Olivier Kautz, Lisa Legeay, Oriane Marty, Dominique Soubranne, Houssem Toumi. Bref, l’équipe de Blast. L’incroyable équipe de Blast.

Comme à chaque fois, peut-être le savez-vous déjà, peut-être ne le savez vous pas, le texte de l’épisode est publié, et il est beaucoup plus long. Il y a toujours beaucoup de choses coupées. Ici, notamment, j’ai dû tailler énormément dans l’évocation de Louise Michel.

L’Extermination des Communards : Perfidie républicaine

Et comme toujours, et c’est ma grande joie à chaque fois, il y a eu un react fleuvesquissime de Mouffette et Ilies sur le stream de Mouffette. Sept heures. Sept heures de drôlerie, de folie. C’était hier soir Samedi et je n’étais pas encore rentré de Lille où j’étais allé rencontrer le Papotin, mais j’ai commencé à rattraper le stream en rentrant. Et je continue aujourd’hui.

Je vous l’annonce dès maintenant pour que vous réserviez votre soirée : le prochain épisode de L’Empire n’a jamais pris fin sur le surréalisme sera présenté en avant-première le 22 décembre à 20h à L’Archipel. Ce n’est probablement pas encore possible de réserver sa place. Mais ça le sera bientôt. Notez la date dans vos carnets.

Par contre vous pouvez déjà réserver votre place pour le prochain ciné-club Brûlez vos larmes. Le ciné-club que je co-anime désormais avec Bertrand Mandico et Stéphane du Mesnildot. Il aura lieu le dimanche 14 décembre à 17h au cinéma L’Archipel, 17 rue de Strasbourg 75010 Paris. Ce sera Querelle de Rainer Werner Fassbinder et, comme pour les deux précédents, on va très longuement en parler après la projection.

Sinon ? Sinon, il y a eu deux autres publications en ligne cette semaine.

Tout d’abord une vidéo de Fabienne Issartel, parmi ses Rushes. C’est L’Histoire, une hallucination collective. Une vidéo où je parle de L’Empire n’a jamais pris fin. Comme d’hab. Mais pas comme d’hab, puisque j’en parle avec Fabienne, et qu’elle m’emmène toujours ailleurs.

Fabienne Issartel fait des films comme personne d’autre. Des films que traverse la vie des vivants. Le pays de ses films, c’est le pays des vivants.

Ce sont des films de promenades, des films de rencontres, des films du dehors, des films où l’on sort de chez soi, et même où l’on sort de soi. Colette Thomas disait qu’entre deux prisons parfois il y a communication. Pensait-elle alors à la prison que les hommes portent avec eux ? La prison qui se redessine sous de multiples formes ? Ecole, hôpital, travail, patrie. Les films de Fabienne Issartel échappent sans cesse à toutes les prisons. Elle filme les humains dans une permanente sortie de prison.

Inscrivez-vous à sa chaîne. Donnez-lui de la force.

Et puis, troisième publication cette semaine, Robespierre au cinéma avec Samir Ardjoum, pour Microciné. Une longue discussion sur les représentations de Robespierre dans les films. Ce n’est pas de l’Histoire à proprement parler. Ce n’est pas de la cinéphilie. Ni de la critique de cinéma. C’est autre chose. C’est une sorte de discussion sur les formes de la représentation. En gros la légende noire de Robespierre au cinéma. On parle de Robespierre dans Napoléon de Gance, dans Danton de Wajda (on parle de Depardieuton également), dans La Révolution française de Effron et Enrico, dans Un peuple et son roi de Schoeller (Robespierre est joué par Louis Garrel !) et même dans L’Anglaise et le duc de Rohmer (où il est joué par François-Marie Banier !). Enfin, l’exception à cette représentation maudite, cette vision d’un Robespierre maléfique, Jean Négroni dans La Terreur et la Vertu d’Alain Decaux et de Stellio Lorenzi (même s’il faut nuancer et ni Schoeller ni Rohmer ne donnent dans la légende noire). La Terreur et la Vertu, c’est une dramatique télévisuelle qui a fait beaucoup pour une lecture positive de Robespierre à partir de la fin des années 1960. Pour moi, Négroni n’est pas le meilleur Robespierre. Pour moi, Négroni c’est presque Robespierre lui-même.

La chaîne Microciné de Samir est exceptionnelle. Unique dans son genre, son ambition et sa forme. C’est une pure chaîne d’entretiens et de discussions sur le cinéma. Et où on peut parler jusqu’à épuisement. Samir invite des critiques, des universitaires, des cinéastes, des acteurs et actrices, des cinéphiles, des vieux, des jeunes. Il y a des entretiens “sur”, des entretiens “avec”, des entretiens “autour”. Microciné, ce sont des heures et des heures, des semaines et des mois de discussions passionnées sur le cinéma. Alors, comme pour la chaîne de Fabienne Issartel, abonnez-vous. Vous ne le regretterez pas.

Et sinon ? Sinon, cette semaine, il y a eu également un très long entretien sur L’Empire n’a jamais pris fin. Entretien accordé à Hocine Bouhadjera et publié sur Actualitte : “Mange tes grands-hommes, stupide roman national.” On parle de la série en général, du tome 2 en particulier et des écrivains qui y apparaissent : Retz, Scarron et, bien sûr, Sade.

Sur le même site, cette semaine également, un texte fleuve d’Ilios Chailly sur Artaud dans le désert algérien.

Et également cette semaine, également en ligne sur un autre grand site littéraire, Babélio, et pour Pierre Krause, un choix de cinq recommandations de lecture avec, à chaque fois, une explication du pourquoi ce livre. A lire ici :

Et sinon ? Sinon il y a quelque chose de très important cette semaine. Une exposition rétrospective de l’artiste de génie (je pèse mes mots) Captain Cavern à la galerie Fais-le toi-même si t’es pas content. C’est au 76 rue des Rigoles 75020 Paris. Bien sûr qu’il faut y aller. Alors dépêchez-vous parce que cela ne dure que jusqu’au 5 décembre. Moi-même je ne l’ai pas encore vue (oui, c’est la honte, mais j’ai eu des journées de fou, je vous jure) moi-même je ne l’ai pas encore vue mais j’y vais cette semaine. Si ça se trouve on s’y croisera.
https://fltmstpc.com

Si vous ne connaissez pas Captain Cavern, et même si vous le connaissez et vous ne l’avez pas encore vue, regardez cette interview magnifique accordée à Alla Chernetska pour la chaîne Artistic3d. Et allez voir l’exposition de Captain Cavern.

C’est tout pour cette quatorzaine. Bon dimanche, les amis.

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