Présidentielle 2027 : la primaire de la gauche unitaire aura lieu le 11 octobre

Présidentielle 2027 : la primaire de la gauche unitaire – hors LFI, Place publique et le PCF – aura lieu le 11 octobre

L’annonce a été faite, samedi, par Clémentine Autain, lors d’une conférence de presse avec les autres candidats à cette primaire. François Ruffin, également candidat, a précisé que ce scrutin passerait par un vote « physique », pour lequel les unitaires espèrent attirer « deux millions de personnes ».

Le Monde avec AFP

Publié hier à 17h37, modifié hier à 19h28

La primaire de la gauche unitaire – sans La France insoumise (LFI), Place publique, le parti de Raphaël Glucksmann ou le Parti communiste français (PCF) – en vue de l’élection présidentielle de 2027 se tiendra le 11 octobre 2026, a annoncé, samedi 24 janvier, la députée Clémentine Autain, lors d’une conférence de presse avec les autres candidats à la primaire.

« Ce vote d’investiture aura donc lieu le 11 octobre prochain », a annoncé l’élue de L’Après (mouvement des anciens « insoumis »). « J’appelle ​à ‌créer une dynamique populaire ! ​Pour convaincre ceux qui ‌font encore bande à part. Et pour donner de l’élan à la gauche face à l’extrême droite », a-t-elle également écrit sur le réseau social X.

François Ruffin, également candidat à cette primaire, a précisé que ce scrutin passerait par un vote « physique », pour lequel les unitaires espèrent attirer « deux millions de personnes ».

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Après leur serment fait en juillet à Bagneux (Hauts-de-Seine) d’avoir un « candidat commun » pour 2027, le patron du Parti socialiste (PS), Olivier Faure, la cheffe des Ecologistes, Marine Tondelier, les députés Clémentine Autain (L’Après) et François Ruffin (Debout !), notamment, font un pas de plus pour rendre inéluctable cette primaire, qui doit selon eux leur permettre d’accéder au second tour de la présidentielle.

Des désaccords au sein du PS

Mais les embûches sont nombreuses. Tout d’abord, les deux candidats de gauche les mieux placés dans les sondages, le dirigeant « insoumis » Jean-Luc Mélenchon et celui de Place publique, Raphaël Glucksmann, sur deux lignes antagonistes, continuent de refuser toute participation à ce processus, persuadés de pouvoir s’imposer en incarnant le vote utile.

Le Parti communiste n’est pas de l’aventure non plus, même si PS et Ecologistes sont persuadés qu’il rentrera tôt ou tard dans le dispositif. Quant au PS, son premier secrétaire, Olivier Faure, favorable à la primaire, n’a pas les coudées franches pour s’engager pleinement dans le processus. Ce n’est qu’au terme d’un vote des adhérents socialistes, après les municipales, que le parti à la rose pourra, ou non, s’impliquer dans l’aventure unitaire.

Car en interne, les opposants au chef socialiste, et en particulier le camp du maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, qui a échoué de peu à prendre le parti en juin 2025, ont exprimé leur désaccord lors d’un bureau national.

« Mémoire d’un poisson rouge »

Certains, dont François Hollande, penchent pour une fédération de la gauche réformiste allant du PS à Raphaël Glucksmann, Bernard Cazeneuve et Yannick Jadot, qui désignerait un candidat au consensus. Pour l’ancien président socialiste, « la preuve que la primaire n’a pas de sens, c’est bien ce qui se passe à l’Assemblée, où Ecologistes, [Clémentine] Autain et [François] Ruffin ont voté pour la censure de LFI et contre le budget au risque de faire sauter le gouvernement quand les socialistes cherchaient une issue ».

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Et, en l’absence de Raphaël Glucksmann dans le dispositif, le camp de Boris Vallaud, charnière pour faire ou défaire une majorité au PS, avoue ne pas être « emballé » non plus par cette primaire « de bric et de broc », selon les mots d’un proche du chef des députés socialistes. Les mêmes réclament, par ailleurs, que le PS désigne en amont son propre candidat, sans faire mystère de l’ambition de Boris Vallaud.

Marine Tondelier note que ceux qui ont adhéré au parti après le Nouveau Front populaire « sont ceux qui ont aimé ce qu’Olivier Faure a fait » et devraient choisir la primaire. « On peut espérer que les militants socialistes n’ont pas la mémoire d’un poisson rouge et se souviennent du score d’Anne Hidalgo à la dernière présidentielle », commente, de son côté, Clémentine Autain.

Le Monde avec AFP


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