| Nouvelle année, nouvelle lutte : le 3 janvier dernier, seize des vingt salarié-es du magasin parisien Biocoop de Place des Fêtes se mettaient en grève. |
| Les raisons de leur colère ? La dénonciation du management autoritaire de la propriétaire de la boutique et la demande légitime d’augmentation alors que beaucoup d’entre eux/elles sont, dans les faits, chef-fes de rayon mais payés comme des vendeurs. |
| Iels ont fait front et sont restés unis pendant des semaines en dépit de plusieurs interventions de la police, à la demande de leur employeur, qui les as contraint à tenir leur piquet de grève à l’extérieur du magasin, toujours fermé, en dépit du froid, voire de la neige. |
| Le soutien, dont celui financier, de nombreux habitant-es et collectifs du 19ème, de forces sociales, dont celui de la CGT qui compte une déléguée dans l’entreprise, et d’élu-es parisiens de gauche leur aura aussi permis de tenir. |
| Mieux, la forte médiatisation de leur combat a levé le voile sur le système Biocoop, obligé de monter au créneau pour préserver la réputation prétendument sociale de l’enseigne qui connaît un développement important ces dernières années alors que chaque point de vente est en fait une franchise, rattachée cependant à la tête de réseau pour l’approvisionnement et les ressources humaines. |
| Une première étape réussie qui en appelle d’autres |
| Le 28 janvier dernier, un protocole de fin de conflit, négocié sous l’égide de l’inspection du travail, a été signé : il entérine un changement de gouvernance du magasin à moyen terme avec l’embauche d’un directeur opérationnel de sorte que la présidente de la société se consacre à son rôle et ce pour la plus grande satisfaction du personnel lassé de son attitude, une augmentation d’au minimum 4,5 % avec un plancher de 100 euros brut, une attention accrue aux conditions de travail et aux échanges avec le CSE existant et, enfin, l’étalement des jours de grève. |
| De plus, les désormais ex-grèvistes ont pris l’initiative de lancer, le 29 janvier dernier, un comité de soutien ouvert aux organisations syndicales, politiques et associatives ainsi qu’aux habitant-es solidaires de leur lutte dans la perspective de leur reprise du travail le 2 février prochain : il aura pour rôle, outre s’assurer de son bon déroulement, d’aider à pousser les autres magasins de la capitale à s’organiser à leur tour et de faire pression sur l’enseigne pour qu’elle joigne enfin ses gestes à ses paroles. |
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