| Ghassan Salhab
Dans chaque image, je cherche un visage, même quand il ne reste plus rien, pas même un bout de brique, pas même une branche, pas même un fémur. Chaque nuage en vain, chaque étoile, même à grimper au plus haut du Mont Hermon, même à crier à plein poumons. Chaque foutue rime vidant encore plus la précédente, chaque foutu rouage qui persiste on ne sait plus comment. Chaque partage malgré tout, chaque jour, chaque nuit, chaque foutu instant. Chaque rumeur, chaque couleur, chaque cartilage, chaque témoignage, chaque goutte, même à ne plus pouvoir distinguer. Chaque rivage, chaque paysage, chaque lambeau, chaque rêve, ce peu, ce rien, ces cendres. Chacun d’entre vous, chacun d’entre nous. Ceux qui encore. |