Dark timeq pour l’ICE

Daniel Tanuro

Rachel Maddow fait le point sur les difficultés que ICE rencontre dans ses tentatives d’établir des camps de concentration. Un reportage intéressant, qui montre l’onde de choc créée aux Etats-Unis par la politique neofasciste de la clique Trump et ses rafles racistes. Dans de nombreuses localités républicaines, où Trump à largement gagné sur Harris a la présidentielle, la population s’insurge et obtient des autorités locales un refus à l’installation de ces camps de la honte. Les raisons des refus sont parfois du genre NIMBY (trop d’étrangers, impact sur les ressources en eau, etc). Mais certaines temoignent aussi d’authentiques sentiments de solidarité et d’un refus de la barbarie.
Voir par exemple le premier cas cité par la journaliste, en Virginie. ICE comptait y acquérir un entrepôt appartenant à une entreprise canadienne de Colombie britannique active dans la grande distribution. La mobilisation massive de la population locale contre ce projet a éveillé l’attention en Colombie britannique. Une campagne de boycott de l’entreprise à été lancée et le syndicat des employés de la boîte à pris position contre tout soutien à ICE de la part du patron. Le bruit autour de l’affaire à été tel qu’une autre entreprise à annoncé qu’elle participerait au boycott. En définitive, victoire. Vraiment remarquable.
Je suis fan de cette citation du poète Holderlin, bien dans la ligne du « Principe espérance » de Bloch: « là où grandit le danger grandit aussi ce qui sauve » (« Wo aber Gefahr ist, wäscht/ das Rettende auch »). Se la répéter, c’est un peu comme siffler un air dans le noir, pour se rassurer… Dark times!