Akhenaton: Fidèle à sa réputation de « sage » du rap français

Fidèle à sa réputation de « sage » du rap français, Akhenaton, leader emblématique d’IAM, continue d’utiliser sa plateforme pour dénoncer ce qu’il considère comme les dérives de la société française. Entre défense de la gauche historique et tacles aux exilés fiscaux, le rappeur marseillais ne mâche pas ses mots en ce début d’année 2026.
L’évasion fiscale : « Je me sens plus français que ces chanteurs de Marseillaise »
Dans une prise de parole récente liée à la promotion de son livre, « Chill » a abordé un sujet qui le scandalise : les 100 milliards d’euros qui échappent chaque année au fisc français.
Pour lui, le patriotisme ne se mesure pas au volume auquel on chante l’hymne national, mais à la contribution réelle à la solidarité nationale :
La critique des « patriotes » de façade : Il vise directement les célébrités et entrepreneurs qui affichent leur amour pour la France mais placent leur fortune au Luxembourg, en Suisse ou au Panama.
Le ciblage du gouvernement : Akhenaton dénonce une politique du « deux poids, deux mesures », regrettant que l’on traque les particuliers vendant quelques vêtements sur Vinted ou eBay plutôt que de s’attaquer à la grande fraude fiscale.
Le défenseur de la « Fenêtre d’Overton »
En septembre dernier, le rappeur s’était déjà illustré par une analyse fine du paysage médiatique. Il s’était indigné de la manière dont les mouvements sociaux sont désormais qualifiés d' »ultra-gauche » par certains chroniqueurs :
« Vous avez tellement fait glisser le terrain vers l’extrême droite que, pour vous, la gauche acceptable c’est Place Publique. »
Il a rappelé avec force que les droits sociaux dont bénéficient aujourd’hui ces mêmes chroniqueurs (comme la 5ème semaine de congés payés) ont été acquis par la lutte et le sang de cette « gauche historique » désormais stigmatisée.
Un engagement constant
À 57 ans, celui qui a écrit Demain, c’est loin refuse de devenir un spectateur passif. En refusant de chanter une Marseillaise dont les paroles sont selon lui « trop hostiles », il revendique une autre identité française : celle du contribuable honnête et du citoyen engagé qui préfère la justice sociale aux symboles guerriers.