
► On entend tout et son contraire sur le chauffage au bois. Tantôt encensé et qualifié de “neutre en carbone”, tantôt accusé de polluer autant que les énergies fossiles. La réalité se situe quelque part entre ces deux extrêmes.
Surtout, elle recouvre une grande diversité de situations. De la traditionnelle cheminée – bucolique mais très émettrice en particules nocives – au poêle à granulés dernier cri, de la récupération de co-produits forestiers aux coupes rases, le bilan de la filière bois-énergie peut varier du tout au tout.
On peut aussi légitimement s’interroger sur la pertinence à brûler les forêts pour “décarboner” la production de chaleur à l’heure du dérèglement climatique, et s’il ne vaudrait pas mieux s’employer à les préserver et à la restaurer.
Dans des conditions bien particulières et dans ces conditions uniquement – liées, entre autres facteurs, aux pratiques forestières et au type d’appareil utilisé –, le bois-énergie peut être considéré comme un mode de chauffage “écolo”, très peu émetteur en gaz à effet de serre par rapport aux énergies fossiles. Il est néanmoins limité par la quantité de bois que l’on peut récolter dans les forêts sans affaiblir davantage le puits de carbone. Bon Pote fait le point sur le sujet.