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SEMAINE NOIRE
Du 8 au 14 mars 2026, on reprend tout !
Du 8 au 14 mars 2026, nous appelons à une semaine de grève, d’actions et d’auto-organisation partout dans le pays. Face à la montée du fascisme, à la destruction du vivant et à l’injustice sociale, nous refusons l’attente et la résignation.
Il est temps d’interrompre la machine qui broie nos vies et de construire, par notre force collective, une riposte populaire.
I – Il est minuit dix.
L’heure n’est pas une figure de style. Elle est un constat. À chaque minute qui passe, dans ce pays, le fascisme avance d’un pas. Le sexisme se décomplexe. Le patriarcat se durcit. Le racisme se normalise. Le validisme exclut en silence les personnes porteuses et/ou en situation de handicap. Les LGBTQIA+phobies s’affichent. L’islamophobie et l’antisémitisme sont instrumentalisés, tantôt niés, tantôt attisés selon les intérêts du moment.
Et tandis que la haine s’organise, le climat se dérègle.
Les canicules n’ont rien d’abstrait pour celles et ceux qui vivent dans des logements insalubres, dans ces passoires thermiques où l’été devient étouffement et l’hiver supplice. Dans les immeubles mal isolés, dans les appartements humides, la chaleur s’accumule, l’air devient irrespirable, la maladie gagne. La crise climatique n’est pas une courbe sur un graphique, elle est une fièvre dans les murs des plus pauvres.
Les inondations ravagent les campagnes et les périphéries oubliées. Les feux dévorent les forêts. L’eau, bien commun par excellence, devient objet de spéculation. La biodiversité s’effondre dans l’indifférence des conseils d’administration. Les pathologies liées à la pollution se multiplient dans les zones industrielles et le long des axes saturés.
Là encore, ce sont les plus modestes qui paient le prix fort. Celles et ceux qui ne peuvent déménager. Celles et ceux qui ne peuvent isoler. Celles et ceux qui ne peuvent fuir. Un système qui privatise les profits et socialise les catastrophes impose aux mêmes de respirer l’air vicié, de subir la chaleur extrême, d’habiter l’injustice jusque dans leurs murs.
Ainsi se révèle l’ordre véritable. Une société où l’on protège le capital plus que la vie, où l’on subventionne les dividendes pendant que l’on laisse les enfants dormir sous des toits brûlants. Ce n’est pas une fatalité climatique. C’est un choix politique.
Ce ne sont pas des crises dispersées. C’est un même ordre social qui se fissure. Ce n’est pas une dérive passagère. C’est une logique profonde. Un système qui ne sait plus promettre que l’austérité, la guerre, la concurrence généralisée et la destruction du vivant. Incapable d’intégrer, il désigne des boucs émissaires. Incapable de redistribuer, il divise. Incapable de planifier pour le bien commun, il épuise les ressources et les êtres.
Lorsque le profit devient la seule mesure, la démocratie se réduit à un décor et la planète à une variable d’ajustement.
On nous répète que tout se joue dans les urnes. Mais la démocratie ne saurait être un rite périodique. Elle est la capacité réelle des peuples à décider de la production, de l’énergie, des transports, de l’usage des terres, de l’organisation du travail.
Or que voyons-nous. Des gouvernements qui imposent. Des parlements qui entérinent. Des puissances économiques qui orientent les choix essentiels. Pendant ce temps, l’extrême droite prospère sur la peur.
Les partis passent, l’injustice demeure. Les visages changent, les mécanismes persistent. Et tandis que les gouvernant·es calculent, la terre s’échauffe.
Il faut rompre cette répétition stérile. Les peuples, conscients de leurs forces, se doivent d’intervenir et d’imposer, par leur action collective, la justice sociale et la sauvegarde du monde vivant.
II – La peur doit changer de camp.
Nous savons une chose.
Le 10 septembre a montré qu’une date peut devenir une force lorsque le peuple s’en empare. Ce n’est pas la magie du calendrier. C’est la puissance d’une organisation vivante.
Trop longtemps, la peur a pesé sur les travailleur·euses, les jeunes, les précaires, les retraité·es. Peur du chômage. Peur de la répression. Peur du déclassement. Il faut que la peur change de camp. Il faut que celles et ceux qui vivent de notre résignation comprennent que le peuple n’est pas une foule inerte, mais une énergie en réserve.
C’est pourquoi nous appelons à construire, du 8 au 14 mars 2026, une Semaine Noire.
Non une agitation passagère. Non une procession rituelle. Mais une semaine entière de grève et d’actions coordonnées. Une semaine où le pays suspendra son mouvement pour se retrouver.
Il ne s’agit pas d’un éclat de colère. Il s’agit d’une interruption réfléchie d’un mécanisme qui broie les existences et dérègle le climat. Il s’agit d’affirmer que la production n’est légitime que si elle sert la vie. Il s’agit d’exiger que la transition écologique soit placée sous le contrôle de celles et ceux qui travaillent et qui connaissent les réalités du terrain.
Une semaine pour investir les places, les ronds-points, les universités, les lycées, les entreprises. Une semaine pour unir luttes sociales et luttes écologiques, car c’est le même système qui exploite les corps et ravage la terre.
Les Gilets Jaunes ont ouvert une brèche. La mobilisation contre la réforme des retraites a révélé la profondeur du refus. Les mobilisations populaires ont prouvé que l’unité n’est pas un mot, mais une force matérielle.
À nous d’en faire une volonté continue.
La Semaine Noire doit être ce point d’appui.
III – Dès maintenant.
Nous n’avons plus des mois. Nous avons des jours. Il ne s’agit pas d’édifier une structure lourde, mais d’allumer des foyers.
Rendons la Semaine Noire visible immédiatement.
Signez l’appel !
Envoyez-le à vos collègues. À vos ami·es. À vos camarades. À votre famille. Affichez-le. Diffusez-le. Faites-le circuler. Une Semaine Noire ne naît pas d’un texte. Elle naît de celles et ceux qui s’en saisissent.
Signer l’appel, c’est affirmer publiquement que nous refusons la résignation. Le partager, c’est briser l’isolement. Chaque signature est une voix. Chaque partage est une brèche.
Lire et signer l’appel : https://app.formbricks.com/s/cmjfh4utmfkxcad01vdunwtnk
Propageons la Semaine Noire.
Affiches, banderoles, craie sur les trottoirs, visuels partagés. Que chaque rue sente qu’un souffle nouveau circule.
En ligne, soyons visibles et créatif·ves. Prenons en photo nos affiches et publions-les. Filmons nos assemblées, même “petites”. Enregistrons des vidéos de trente secondes pour dire pourquoi nous participons.
Montrons que la Semaine Noire existe partout, dans les grandes villes comme dans les petites communes. Relions les initiatives entre elles. Utilisons #SemaineNoire #OnReprendTout.
Deux mots d’ordre clairs. Chaque publication rend le mouvement réel. Chaque partage brise l’isolement. Chaque vidéo peut convaincre une personne de plus. Les réseaux sociaux ne remplacent pas la rue. Ils en amplifient la force.
Tracts : https://semainenoire.super.site/tracts
Visuels : https://semainenoire.super.site/visuels
Générateur de visuels : https://www.onneveutplus.fr
Proposons des assemblées ouvertes dans chaque quartier, chaque campus, chaque commune. Une salle, un café, une cour suffisent. Une question claire : que faisons-nous du 8 au 14 mars ?
Comment agir du 8 au 14 mars ?
Que chaque territoire invente sa forme.
Rassemblements quotidiens sur une place. Blocages décidés collectivement. Ateliers politiques. Cantines populaires. Projections en plein air. Chaînes humaines autour des hôpitaux ou des écoles. Occupations symboliques.
Chaque action doit visibiliser la rupture et tisser du lien durable.
Face au fascisme, la réponse ne peut être seulement défensive. Elle doit être expansive. Occuper le terrain social. Être présent·es là où la colère existe. Écouter, parler, convaincre.
La peur recule lorsque la solidarité devient tangible.
Il n’y a pas un centre qui commande. Il y a une date commune qui relie.
Du 8 au 14 mars, que chaque commune ait au minimum un point fixe de rassemblement quotidien, une action visible, une assemblée ouverte.
Ne demandons plus la permission. Ne cherchons pas l’unanimité préalable. Faisons.
La Semaine Noire ne sera pas un aboutissement. Elle sera une irruption. Une irruption du peuple dans sa propre histoire. Une irruption d’une démocratie vivante dans un régime qui s’épuise. Une irruption de la solidarité contre la haine et contre la destruction du vivant et des peuples.
Nous n’attendrons pas qu’on nous sauve. Nous construirons notre propre puissance.
Ensemble, soyons la Riposte Populaire.
Ensemble, offrons-leur une Semaine Noire.
Ensemble, faisons trembler celles et ceux qui vivent de notre travail, de nos divisions et du pillage de la planète.
Car lorsque viendra le temps des cerises, ce ne sera pas un rêve naïf, mais le fruit de notre courage partagé.
Soyons vrai·es.
Soyons fort·es.
Vive la lutte !
Riposte Populaire
#SemaineNoire #OnReprendTout

Riposte Populaire
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