Nous dénonçons également les intrusions répétées de militantes de Némésis dans des rassemblements, des manifestations et des événements féministes. Ces irruptions ne relèvent pas du débat démocratique. Elles visent à provoquer, à capter l’attention médiatique et à intimider les participantes. D’autant plus que les pratiques et les accointances avec des groupuscules identitaires, révélées par la presse, s’inscrivent dans des méthodes bien connues des mouvances d’extrême droite, consistant à créer la confrontation pour exister politiquement et légitimer leur recours à la violence.
Plusieurs de nos militantes ont par ailleurs été visées par des propos à caractère raciste.
Nous avons été ciblées par Némésis lors de notre dernier Feministcamp, où 2 femmes infiltrées ont essayé de s’imposer à une réunion en non-mixité femmes racisées. Procédant à un enregistrement dissimulé et affiché sur les pages de Némésis, le groupe fémonationaliste démontre l’usage de techniques masculinistes d’harcèlement que nous dénonçons. Refusant les espaces de non-mixité et propageant la haine envers d’autres femmes, Némésis s’exclut des valeurs féministes.
Ces attaques ne sont pas anecdotiques. Elles révèlent la cohérence idéologique d’un projet qui prétend défendre les femmes tout en excluant celles qui ne correspondent pas à une définition ethnique ou identitaire restrictive. Cette instrumentralisation du discours féministe à des fins racistes, notamment islamophobes, et xénophobes est la définition du fémonationalisme que nous dénonçons.
Le féminisme que nous défendons repose sur un principe clair. Les droits des femmes sont universels. Ils ne peuvent être conditionnés à la nationalité, à l’origine, à la religion ou à la couleur de peau. Les violences faites aux femmes ne peuvent être instrumentalisées pour légitimer des politiques de stigmatisation ou d’exclusion.
Nous refusons que la lutte féministe serve de cheval de Troie à des agendas identitaires. Nous refusons également que nos mobilisations soient parasitées par des stratégies d’entrisme qui cherchent à brouiller les lignes entre combat pour l’égalité et rhétorique nationaliste.
Osez Le Féminisme continuera à se mobiliser contre toutes les violences, qu’elles soient sexistes, racistes ou politiques. Nous appelons l’ensemble des organisations féministes, antiracistes et démocratiques à la vigilance face aux tentatives de récupération et de division dans un contexte de fascisation.
Le féminisme ne se divise pas.
Le féminisme n’exclut pas.
Le féminisme ne se met pas au service de l’extrême droite.
Osez Le Féminisme