Prix des carburants : l’État doit « réduire sa marge » pour contenir la hausse

Prix des carburants : l’État doit « réduire sa marge » pour contenir la hausse « et ça va aller beaucoup mieux », estime le patron d’Intermarché

information fournie par Boursorama avec Media Services 16/03/2026 
Thierry Cotillard à Paris le 5 septembre 2025. ( AFP / STEPHANE DE SAKUTIN )

« L’État doit prendre ses responsabilités », a pointé Thierry Cotillard, le patron du Groupement Mousquetaires/Intermarché, ce lundi 16 mars.

Face à la hausse des prix des carburants liée à la guerre au Moyen-Orient le patron du Groupement Mousquetaires/Intermarché Thierry Cotillard a proposé ce lundi 16 mars que l’État « réduise sa marge » pour contenir la hausse du prix des carburants, lors d’une conférence au salon Franchise Expo à Paris. « Plutôt que de nous mettre la pression sur nos marges, (il faut…) que l’État réduise sa marge et ça va aller beaucoup mieux », a déclaré Thierry Cotillard. « L’État doit surtout prendre ses responsabilités », a-t-il insisté, assurant qu' »il n’y aurait pas d’explosions de résultats dans les stations des Mousquetaires ». Contacté par l’AFP pour préciser les propos de son patron, Intermarché a indiqué qu’il « s’engageait à une marge minimale et à répercuter directement et intégralement toute baisse (du cours du pétrole, NDLR) aux consommateurs ».

Le PDG de Coopérative U Dominique Schelcher avait déjà estimé, jeudi dernier, que l’État était le « grand gagnant » de la hausse du prix de l’essence car « plus de 51% du prix que vous payez à la pompe part directement dans les poches de l’État ». Thierry Cotillard a jugé « assez malhonnête intellectuellement » l’accusation faite aux distributeurs d’augmenter exagérément les prix des carburants. Il avance comme ses concurrents que l’essence est « un produit d’appel » pour faire venir les consommateurs dans les supermarchés et que les distributeurs n’ont pas intérêt à tenter de « gratter » de la marge.

La réunion convoquée jeudi dernier au ministère de l’Économie avec les distributeurs de carburants n’avait débouché sur aucune décision quant à un éventuel encadrement des prix. Le ministère de l’Économie avait réfuté le fait que l’État soit le « grand gagnant » de la hausse du prix des carburants, expliquant que la plus grande part des recettes liées au carburant « ne dépendait pas du prix du carburant ». « La seule part qui va augmenter quand les prix augmentent, c’est la TVA », fixée à 20%, avait ajouté le ministère.