Mercredi 11 manifestation devant l’Assemblée nationale

10 février 2026 Ludo Rossi 0

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La nomination d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes fait grincer des dents De nombreuses personnalités politiques demandent à Emmanuel Macron de revenir sur sa décision, dénonçant un recasage de la ministre. Par Marceau Taburet Partager Il promet de rester « calme », mais la nomination annoncée d’Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes l’agace profondément. Le président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale Éric Coquerel parle d’un « danger » et pointe le manque de « neutralité et d’indépendance » d’Amélie de Montchalin « vis-à-vis du pouvoir en place ». « Comment la ministre actuelle pourrait-elle donner un avis crédible sur le prochain budget qu’elle a elle-même préparé ? », interroge aussi l’élu de La France insoumise. Pour ne pas accréditer l’idée qu’il cherche « à cadenasser des institutions indépendantes », Emmanuel Macron est ainsi invité à revenir sur sa décision. La réaction d’Éric Coquerel, loin d’être isolée, illustre le malaise d’une classe politique qui assiste médusée aux recasages de proches ou d’anciens proches du chef de l’État. Lire aussi François Villeroy de Galhau quitte avant l’heure la Banque de France, ce qu’implique son départ « La République des copains se porte bien », grince François Ruffin. Si beaucoup reconnaissent les compétences techniques de la ministre, nombreux sont ceux qui s’interrogent sur l’opportunité de la nommer maintenant, alors qu’elle a déjà commencé à travailler sur le prochain budget. Ainsi le député de la Somme, candidat à la primaire de la gauche, estime avec ironie qu’Amélie de Montchalin « pourra rendre un avis éclairé sur son propre budget », « après huit années à accompagner le déficit public dans le fossé ». « C’est un véritable coup d’État comptable », tonne de son côté le député LFI Hadrien Clouet, rappelant que « l’instance chargée de surveiller les comptes de la Nation en toute indépendance » sera désormais présidée « par une fidèle inconditionnelle du chef de l’État ». « Incontestablement, elle est passionnée et compétente en matière de finances publiques, loue le député PS Jérôme Guedj auprès du Parisien. Mais là, elle va vite juger des comptes et évaluer des politiques publiques dont elle a été directement responsable comme ministre ». Le porte-parole du RN Sébastien Chenu y voit un « verrouillage » des postes « par tous les copains de la macronie » et dénonce sur franceinfo « un scandale démocratique ». « Indéboulonnable » Ce qui irrite certains, c’est aussi l’âge d’Amélie de Montchalin. À 40 ans, l’ancienne députée de l’Essonne pourra rester à la tête de la Cour des comptes jusqu’à 68 ans, en raison de la règle d’inamovibilité. « Donc pendant vingt-huit ans, résume le socialiste Philippe Brun. Normalement, on nomme des gens de 60 ans pour qu’il y ait un turnover et que les mandats durent quelques années. Elle va être indéboulonnable ». Vingt-huit ans à un poste prestigieux et décisif, et ce, « quoi que votent les citoyens », souligne Hadrien Clouet. Au contraire, son âge est sa principale qualité pour certains autres, notamment issus du camp présidentiel. « Le président de la République casse l’un des derniers plafonds de verre en ne nommant pas un homme de plus de 60 ans. Elle a le meilleur CV pour la Cour, elle a fait du privé et du public, elle a fait des budgets et travaille sur les agences », encense un proche du chef de l’État sous couvert d’anonymat dans le Parisien. « Elle est jeune et c’est tant mieux, se réjouit le ministre de l’Économie et des Finances Roland Lescure, invité de Télématin sur France 2 le 10 février. Elle va apporter une énergie dont peut-être la Cour des comptes a besoin ». Quant aux procès en dépendance à l’égard du pouvoir, le patron de Bercy les balaye d’un revers de main : « Pierre Moscovici, son prédécesseur, avait été ministre de l’Économie par le passé. C’est un gage de compétence ». « Un dévoiement complet » La présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet salue, au micro d’Europe 1, un autre trait de la personnalité d’Amélie de Montchalin. « Pour une fois le Président m’aura écoutée, je voulais absolument qu’il nomme une femme, a-t-elle exprimé. La Cour des comptes n’a jamais été présidée par une femme depuis qu’elle existe il y a plus de 200 ans. Je suis las de cette République où les femmes n’ont pas leur place ». L’institution chargée de vérifier l’emploi des fonds publics et de sanctionner les manquements à leur bon usage a été créée par Napoléon Bonaparte en 1807. Au-delà du cercle politique, quelle réaction des intellectuels et des constitutionnalistes ? « Cette nomination traduit un dévoiement complet de nos institutions, s’emporte l’historien Éric Anceau, ancien membre du bureau national de Debout la France aux côtés de Nicolas Dupont-Aignan. La défiance des Français à l’égard de leurs dirigeants n’a jamais été aussi forte depuis 1958. Le drame est au bout. Emmanuel Macron en restera éternellement le principal responsable ». La maîtresse de conférences en droit public Lucie Sponchiado écrivait, en 2017, à propos de ces nominations à des postes stratégiques : « Nommer n’est pas simplement nommer. D’un point de vue politique, cela permet de tisser un réseau de gratitude voire de déférence, de récompenser ou de punir ». De quoi, assurément, alimenter la polémique.

10 février 2026 Ludo Rossi 0

10/02/2026 De nombreuses personnalités politiques demandent à Emmanuel Macron de revenir sur sa décision, dénonçant un recasage de la ministre. Par Marceau Taburet https://www.huffingtonpost.fr/ Il promet de rester « calme », mais la nomination annoncée d’Amélie […]