Les dividendes versés aux actionnaires ont atteint un nouveau record en 2019

Le taux de croissance des dividendes enregistré en 2019 ressort toutefois “au plus bas depuis 2016, en raison de la complexité de l’environnement économique mondial”, selon une étude de la société de gestion Janus Henderson Investors publiée lundi.

Un responsable des ventes observe l’évolution de l’indice CAC 40, le 24 août 2015 à Paris.  (REGIS DUVIGNAU / REUTERS)

Sur le seul quatrième trimestre, les dividendes ont progressé de 4,6%, pour atteindre le montant record de 291,8 milliards de dollars, en dépit d’un ralentissement de la croissance des bénéfices en Amérique du Nord.

Le taux de croissance enregistré en 2019 ressort toutefois “au plus bas depuis 2016, en raison de la complexité de l’environnement économique mondial” et en particulier de la solidité du dollar, précise l’étude de référence, réalisée par la société de gestion Janus Henderson Investors.

Si les marchés émergents et le Japon ont tiré la croissance des dividendes à la hausse l’an passé, l’Asie pacifique hors Japon, l’Europe et le Royaume-Uni ont en revanche été à la traîne par rapport à la moyenne mondiale, constate la société de gestion. Sur le Vieux Continent, les dividendes ont chuté de 2%, à 251,4 milliards de dollars.

Nouveau record en France

La France – principal payeur de dividendes sur le Vieux Continent – a été le seul pays à battre son record annuel (+1,3% à 63,9 milliards de dollars), grâce aux importants dividendes extraordinaires de Natixis et d’Engie.

Le Japon a de nouveau enregistré la plus forte croissance des dividendes à l’échelle mondiale (+6,3% à 85,7 milliards de dollars) alors que “dans le reste de l’Asie, le ralentissement de la croissance économique mondiale et l’impact des tensions commerciales ont eu un effet négatif”, note Janus Henderson. Par ailleurs, “le secteur pétrolier est celui qui a généré la plus forte croissance, ses dividendes augmentant d’un dixième, alors que le secteur des télécommunications a vu ses dividendes diminuer”.

Pour 2020, Janus Henderson prévoit une hausse de 3,9% des dividendes totaux, à 1 480 milliards de dollars par rapport à 2019, soit une cinquième année consécutive de record.

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