Images des policiers qui tombent les casques devant les GL

LR: Cette scène diffusée massivement se déroule le 1er décembre 2018 à Pau. Les gilets jaunes ont été confrontés partout à des signes de tentatives de fraternisation, vite verrouillés par la hiérarchie. Les violences policières ont constitué une autre réponse à une situation devenue sensible, en particulier dans la gendarmerie. La scène filmée ci-dessous avec des policiers et des gendarmes est explicite et emblématique des rapports compliqués GJ/FDO. Les explications des officiels sont oiseuses et ne cachent pas leur gêne. Mais ces images sont aussi révélatrices d’une situation contradictoire à laquelle les forces de l’ordre sont confrontées face à un puissant mouvement social. Elles ne vivent pas en dehors de la société et certains repas de famille doivent être animés. Nous devons les gagner à la cause des gilets jaunes contre leur hiérarchie et contre l’institution qui les a formatés, c’est un impératif incontournable. Pour certain.e.s l’écran masquant la réalité des rapports sociaux s’est déjà déchiré, il se déchirera un jour, pour les autres. Elles et ils comprendront, comme massivement les GJ, qui sont nos vrais ennemis communs: Les oligarques, leur système et leur ordre que l’institution policière défend avant tout. Séparer celles et ceux là, des salopards pervers que nous devons combattre avec eux est une tâche difficile, tout ce qui dans nos comportements la rend plus difficile est néfaste et pour finir désastreux. Tout ce qui amplifie les contradictions dans les institutions étatiques doit être un objectif clairement affirmé. Derrière la police et la gendarmerie, il y a encore l’armée. En dernier ressort, « l’état n’est qu’une bande d’hommes en armes » disait Marx. On peut ajouter aujourd’hui, qu’il n’y a pas de solution militaire.

LES POLICIERS DE PAU QUELLE MERVEILLE

BRAVO LES CASQUES ENLEVÉS DEVANT DES GILETS JAUNES


Pau : pourquoi les forces de l’ordre ont retiré leurs casques face aux gilets jaunes

 

Pau : pourquoi les forces de l’ordre ont retiré leurs casques face aux gilets jaunes
Samedi soir, les forces de l’ordre ont retiré leurs casques face aux « gilets jaunes ». Une façon négociée d’obtenir la dispersion des manifestants.

NSABATHIER
https://www.larepubliquedespyrenees.fr/
PAR S.L., PUBLIÉ LE .

Interprété par certains comme « un signe de ralliement », le geste avait en fait été négocié pour disperser la foule des manifestants.

Les images des forces de l’ordre retirant leurs casques face à des gilets jaunes qui entament une Marseillaise ont fait le tour de la toile. La scène, filmée à Pau dans la soirée sous tension du samedi 1er décembre, aux abords de l’hôtel de ville, a même souvent été détournée.

La République des Pyrénées

Certains y ont vu « un signe de ralliement » des policiers et des gendarmes (pas de CRS en centre-ville de Pau). Il s’agissait en fait d’un geste négocié afin de disperser la foule des manifestants. 

#GiletsJaunes Reprise du live, mairie de Pau. Manifestation des gilets jaunes dans une ambiance tendue. Face à face avec les forces de l’ordre.

La République des Pyrénées a d’ailleurs filmé l’intégralité de la scène dans une vidéo diffusée en direct sur sa page Facebook.

On y entend distinctement un des « gilets jaunes », annoncer aux manifestants ce qui a été négocié. « Les gars, les gars !  Ils sont prêts à enlever les casques. Mais à une condition. Ecoutez moi ! Dès qu’ils enlèvent les casques, on chante la Marseillaise, on se dissipe et on s’en va« .

Une telle négociation avait déjà eu lieu jeudi soir, alors que les gilets jaunes manifestaient devant l’hôtel de ville de Pau où se déroulait le conseil communautaire de l’agglomération paloise. Les forces de l’ordre avaient d’ailleurs fait usage de gaz lacrymogènes pour se dégager de l’entrée de la mairie de Pau. Après ce moment de tension, pour obtenir la dispersion des manifestants, et avec l’assurance qu’ils ne feraient pas l’objet de jets de projectiles, les policiers avaient accepté de retirer leurs casques.

La même scène s’est donc déroulée samedi soir. Les forces de l’ordre retirent leurs équipements de sécurité, les « gilets jaunes » entament une Marseillaise, avant d’applaudir. Sauf qu’un projectile (un oeuf, selon plusieurs témoins de la scène) a été lancé en direction des forces de l’ordre qui ont remis leurs casques. Le geste a été aussitôt condamné par la très grande majorité des manifestants, qui ont tenu parole et se sont dispersés dans le calme. 

Une cinquantaine de « gilets jaunes » sont restés un peu plus longtemps, avant, eux aussi, de partir sans qu’il y ait le moindre autre incident.

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