«Intrusion» à la Pitié-Salpétrière: «Terrifiés» par la violence policière, les gardés à vue ont cherché un refuge dans l’hôpital

LR: Les commentaires abjects de certains lecteurs de l’article du monde, publié ci-dessous, sont très révélateurs… La bourgeoisie prend peur, elle se crispe, devient haineuse et implore un retour à son ordre, par tous les moyens. Sa détestation du peuple qui s’exprime à jets continus dans sa presse, transpire partout aujourd’hui, c’est une tradition, elle s’est manifestée de bien pires façons dans d’autres temps. Pour défendre son ordre oligarchique devenu insupportable, son état, sa république se manifeste en dernier ressort comme « une bande d’hommes en armes » comme disait Marx. La bourgeoisie veut se présenter comme policée, moderne, tolérante, mais elle en vient à rêver aux conseils de guerre et à des pavés tous sanglants. Chanson de la commune de Paris:  La semaine sanglante « … Paris suinte la misère, Les heureux mêmes sont tremblant. La mode est aux conseils de guerre, Et les pavés sont tous sanglants… »

MISE AU POINT Le 1er mai, une trentaine de personnes a pénétré dans l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. Elles ont été interpellées alors qu’elles étaient aux portes du service de réanimation

F.H. avec AFP  https://www.20minutes.fr/

Conférence de presse du collectif «Les 34 de la Pitié», le 4 mai 2019 à Paris. — KENZO TRIBOUILLARD / AFP

  • « Pour fuir ces ultra-violences policières », ces manifestants, « terrifiés », se sont engouffrés par une « grille ouverte » de l’hôpital, où ils se sont « réfugiés sous l’effet de la panique », affirme le Collectif des 34 de la Pitié.
  • « À aucun moment nous ne savions qu’il s’agissait du service de réanimation », ont-ils assuré, insistant sur le fait qu’ils n’étaient « jamais rentrés dans le bâtiment » et qu’il ne s’agissait de leur part ni d’une « attaque, ni d’une intrusion violente », mais que « le but » était « bien de se réfugier ».

Ils affirment qu’ils fuyaient « les ultra-violences policières ». Ce samedi, lors d’une conférence de presse, une dizaine de ces personnes – hommes et femmes – ont lu, à plusieurs voix, une déclaration du Collectif des 34 de la Pitié qu’ils ont créé, pour raconter ce qu’ils avaient «vécu ensemble» le 1er mai. Cette déclaration a été « validée » par l’ensemble des interpellés, ont-ils souligné.

Mercredi, 31 manifestants ont été interpellés menant à un service de réanimation de l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière. Ils sont revenus sur les faits à l’occasion de cette conférence de presse. Alors que le cortège du 1er mai, scindé en deux par les forces de l’ordre, était noyé sous « une pluie de lacrymogène et de LBD​ » boulevard de l’Hôpital et que « tout le monde était visé, y compris un grand nombre d’enfants et de personnes fragiles », « seules deux options s’offraient à nous : subir des coups […] ou se réfugier dans un espace aéré », ont-ils dit.

Vidéo intégrée

David Dufresne

@davduf

L’instant T, vu depuis le service de réanimation . Manifestants poursuivis par FdO, qui fuient. Pas d’agressivité. Extrait 1/2

Paris, , source: https://www.facebook.com/nejeh.benfarhat/videos/468670960571900/?__tn__=%2CdCH-R-R&eid=ARD0KlkHtSH_OLIqid_iLt6-6aIEDNO5QTQ7EukQRBTd1qRbHkPO_lWP_kFetnYhddoLHc2LOp3te-Vw&hc_ref=ARTeRHqd05TgcRkyItgqqE94RMEhHWKXLc9YcRxlSbGgV8V06usWUvSn3CPvP7SJkYg&fref=nf 

« Pour fuir ces ultra-violences policières », ces manifestants, « terrifiés », se sont engouffrés par une « grille ouverte » de l’hôpital, où ils se sont « réfugiés sous l’effet de la panique ». Mais, « brusquement », des CRS les ont « chargés », alors que « des voltigeurs » sont arrivés de l’autre côté. C’est alors qu’ils ont pris un escalier pour demander « le droit d’asile ».

« Victimes d’un engrenage politique »

« À aucun moment nous ne savions qu’il s’agissait du service de réanimation », ont-ils assuré, insistant sur le fait qu’ils n’étaient « jamais rentrés dans le bâtiment » et qu’il ne s’agissait de leur part ni d’une « attaque, ni d’une intrusion violente », mais que « le but » était « bien de se réfugier ». Ils ont été interpellés peu après par les CRS auxquels ils n’ont opposé « aucune violence ».

Le collectif a ensuite dénoncé des « violences » à leur encontre au dépôt de police et raconté les conditions difficiles de leurs « 28 » à « 30 heures » de garde à vue, avec une « pression psychologique intense », sans pouvoir voir leurs avocats. C’est au Palais de justice qu’ils se sont rendu compte, en découvrant la polémique entourant leur histoire, qu’ils avaient été « victimes d’un engrenage politique » qui les « dépassait ».

Une manifestation « déclarée et autorisée » s’est « transformée en cauchemar », ont-ils poursuivi, en évoquant des « événements incompréhensibles et inadmissibles ». Auparavant, ces manifestants, « encore sous enquête préliminaire », avaient remercié les « travailleurs et travailleuses de l’hôpital de la Salpêtrière qui ont fait émerger la vérité ».

Écoutez Jacques, 67 ans, retraité EDF, présent à la le . Son récit donne toute la mesure du commis par le régime pour sa anti-.

2 mai 2019


1er-Mai : les gardés à vue de la Pitié-Salpêtrière dénoncent un « engrenage politique »

Les manifestants placés en garde à vue après s’être réfugiés dans l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière ont livré leur récit des événements et dénoncé des « ultra-violences policières », lors d’une conférence de presse samedi.

Le Monde avec AFP Publié hier à 20h23

Les gardés à vue de la Pitié-Salpêtrière ont livré leur récit des événements, le 4 mai, à Paris. KENZO TRIBOUILLARD / AFP

La trentaine de manifestants placés en garde à vue après avoir été interpellés, le 1er mai, sur un escalier menant à un service de réanimation de l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière ont assuré, samedi 4 mai, qu’ils n’avaient fait que « fuir les ultra-violences policières ». Une version des faits corroborée par les nombreux témoignages concordants reçus par Le Monde après les événements du 1er-mai.

Lors d’une conférence de presse à Paris, une dizaine de ces personnes regroupées au sein du collectif « Les 34 de la Pitié » ont lu, à plusieurs voix, une déclaration commune pour raconter ce qu’ils avaient « vécu ensemble ». Cette déclaration a été « validée »par l’ensemble des interpellés, ont-ils souligné.

« Subir des coups ou se réfugier »

L’un d’entre eux, Johann Maheut, avait par ailleurs livré un récit édifiant quelques heures plus tôt sur son compte Facebook. Le 1er mai vers 16 heures, alors que la manifestation est calme et que le cortège est bloqué en attendant de continuer vers la place d’Italie, « une pluie de palets lacrymogènes s’abat sur l’ensemble de la foule compacte […] sans aucune explication, ni sommation », écrit-il. « Autour de moi, pas de casseurs ni de supposés “Blacks-Blocs”, seulement des gens ordinaires de tous âges ».

Le récit que fait le collectif des gardés à vue ne dit pas autre chose. Alors que le cortège du 1er-mai, scindé en deux par les forces de l’ordre, était noyé sous « une pluie de lacrymogène et de LBD »boulevard de l’Hôpital et que « tout le monde était visé, y compris un grand nombre d’enfants et de personnes fragiles »« seules deux options s’offraient à nous : subir des coups (…) ou se réfugier dans un espace aéré », ont-ils expliqué.

Des membres du collectif « les 34 de la Pitié » lors de leur conférence de presse, à Paris, le 4 mai.
Des membres du collectif « les 34 de la Pitié » lors de leur conférence de presse, à Paris, le 4 mai. KENZO TRIBOUILLARD / AFP

« Pour fuir ces ultra-violences policières », ces manifestants, « terrifiés », se sont engouffrés par une « grille ouverte » de l’hôpital, où ils se sont « réfugiés sous l’effet de la panique ». Mais, « brusquement », des CRS les ont « chargés », expliquent-ils, alors que « des voltigeurs » sont arrivés de l’autre côté. C’est alors qu’ils ont pris un escalier pour demander « le droit d’asile ».

« A aucun moment nous ne savions qu’il s’agissait du service de réanimation », ont-ils assuré, insistant sur le fait qu’ils n’étaient « jamais rentrés dans le bâtiment » et qu’il ne s’agissait de leur part ni d’une « attaque, ni d’une intrusion violente », mais que « le but »était « bien de se réfugier ».

Lire aussi  La Pitié-Salpêtrière : la thèse de l’« attaque » s’effondre, les gardes à vue levées

Des événements « incompréhensibles et inadmissibles »

Ils ont été interpellés peu après par les CRS auxquels ils n’ont opposé « aucune violence »Johann Maheut raconte la suite sur Facebook « Un CRS fera redescendre tout le monde, alors que j’arrive au bas de l’escalier, une partie de notre groupe ainsi formé est allongé au sol face contre terre, les mains sur la tête. Commence alors notre interpellation et toutes les humiliations qui vont avec. Nous remettons nos pièces d’identité, puis la palpation commence, un par un. La fouille ne donne rien, pas même un masque à gaz. »

« Dans le bus, l’ambiance est détendue même si chacun se demande ce qu’il va nous arriver, nous n’imaginons pas encore la garde à vue. Comme vous le voyez sur ma photo de l’intérieur du bus, le profil des interpellés est loin de la description faite par M. Castaner », poursuit-il.

Le collectif a ensuite dénoncé des « violences » à leur encontre au dépôt de police et raconté les conditions difficiles de leurs « vingt-huit [à] trente heures » de garde à vue, avec une « pression psychologique intense », sans pouvoir voir leurs avocats.

C’est au Palais de justice qu’ils se sont rendu compte, en découvrant la polémique entourant leur histoire, qu’ils avaient été « victimes d’un engrenage politique » qui les « dépassait ». Une manifestation « déclarée et autorisée » s’est « transformée en cauchemar », ont-ils poursuivi, en évoquant des « événements incompréhensibles et inadmissibles ».

Auparavant, ces manifestants, « encore sous enquête préliminaire », avaient remercié les « travailleurs et travailleuses de l’hôpital de la Salpêtrière qui ont fait émerger la vérité ».


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