Grèves du 5 décembre. Selon un sondage, 62 % des Français soutiennent la mobilisation

TOPSHOT - CGT Union members gather inside Paris public transports operator headquarters La Maison de la RATP in Paris on September 13, 2019 during a one-day strike of RATP employees over French government's plan to overhaul the country's retirement system. / AFP / STEPHANE DE SAKUTIN *** Local Caption *** Retraites : quelle extension des grèves ? La grève à la RATP a paralysé Paris, hier. Cela pourrait inciter&finDL;les syndicats à jouer groupés contre la réforme des retraites. La mobilisation des agents de la RATP a été très forte hier.

Selon un sondage ViaVoice pour Libération, 62 % des Français soutiennent les grèves annoncées pour le 5 décembre prochain, et reprochent à Emmanuel Macron de « mal comprendre » leurs difficultés. Mais ils ne font pas pour autant confiance aux syndicats ou au Gilets jaunes pour être efficaces.

Des manifestants de la RATP le 13 septembre dernier. Une forte mobilisation est prévue le 5 décembre prochain. | PHOTO AFP / STEPHANE DE SAKUTIN
Une majorité de Français (62 %) soutiennent la journée de grèves du 5 décembre, et considèrent plus largement que la France traverse une « crise sociale » et des difficultés « mal comprises » par Emmanuel Macron, selon un sondage ViaVoice pour Libération paru mardi.

Les popularités du chef de l’État et du Premier ministre Édouard Philippe reculent en novembre : 57 % des Français ont une « mauvaise opinion » d’Emmanuel Macron (+3 points), contre 31 % une « bonne » (-1 point), et 54 % ont une « mauvaise opinion » d’Édouard Philippe (+3 points), contre 32 % une « bonne » (-2 points).

Les personnes interrogées sont mécontentes de la politique économique et sociale de l’exécutif, qui doit en « changer » selon une large majorité de Français (75 %, dont 35 % « changer totalement » et 40 % « en grande partie »). 18 % sont d’un avis contraire.

Ils sont aussi 64 % à juger qu’Emmanuel Macron « comprend mal » les « difficultés sociales » (31 % « comprend bien »), et 59 % à ne pas lui faire confiance pour y répondre (29 % lui font confiance). Idem pour Édouard Philippe (56 % « pas confiance », 30 % « confiance »).

Les personnes interrogées pensent en effet à une écrasante majorité (89 %) que la France traverse « actuellement une crise sociale », mettant au premier rang des « principales difficultés » rencontrées au quotidien « le coût de la vie » (69 %), devant « les inégalités sociales » et « le manque de moyens et de personnels dans certains services publics » (51 % chacun), mais aussi « le financement des retraites (futures ou actuelles) » (49 %).

L’efficacité des syndicats et des Gilets jaunes mise en doute

Ainsi 87 % se disent « solidaires » du mouvement social dans les hôpitaux, 74 % le sont de ceux « liés au dérèglement climatique », 62 % de celui « contre la réforme des retraites », et 50 % des Gilets jaunes.

Mais ils sont très circonspects sur leur efficacité pour défendre leurs intérêts : seuls 12 % considèrent l’action des syndicats comme le moyen « le plus efficace » pour défendre leurs intérêts, 16 % les Gilets jaunes, 17 % « autant les Gilets jaunes que les syndicats », et 48 % ni les uns ni les autres.

Au final, 46 % estiment que les mouvements sociaux à venir ne feront pas reculer le chef de l’État (38 % pensant le contraire).

Quant aux leaders de l’opposition, aucun ne semble pouvoir faire mieux aux yeux des Français : ceux-ci sont 71 % à ne pas faire confiance à Jean-Luc Mélenchon pour résoudre les difficultés sociales, 66 % à ne pas faire confiance à François Hollande, 60 % ni à Marine Le Pen ni à Nicolas Sarkozy, 59 % à Marion Maréchal, 54 % à Olivier Faure, 53 % à Bernard Cazeneuve, 50 % ni à Xavier Bertrand, François Baroin ou Yannick Jadot.

Sondage réalisé en ligne du 15 au 18 novembre auprès de 1 003 personnes selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

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