Déconfinement : Les manifestations des « gilets jaunes » interdites

Déconfinement : Les manifestations des « gilets jaunes » interdites à Nantes et Angers

MANIFESTATION Des appels à manifester ce samedi ont été lancés dans ces deux villes, mais aussi à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique)

J.U.

Manifestation de «gilets jaunes» le 12 janvier à Nantes.
Manifestation de «gilets jaunes» le 12 janvier à Nantes. — L.Venance/AFP

Comme dans d’autres villes de France, ils espéraient de nouveau battre le pavé, samedi. A Angers, les « gilets jaunes » ont reçu l’interdiction du préfet de manifester dans les rues. Un arrêté a en effet été signé pour éviter tout rassemblement entre 8 heures et 23 heures, rappelant que « l’état d’urgence sanitaire pour faire face à l’ épidémie de Covid-19 a été prorogé jusqu’au 10 juillet 2020 ». La préfecture met en avant que « le décret du 11 mai interdit tout rassemblement sur la voie publique mettant en présence simultanée plus de dix personnes ».

Afflux important de personnes

Non loin de là, les défilés de Nantes mais aussi de Saint-Nazaire ont également été interdits par le préfet de Loire-Atlantique. « Si des participants se rassemblent malgré l’interdiction de la préfecture, ils feront l’objet d’une verbalisation », prévient-il.

De son côté, la préfecture du Maine-et-Loire estime que « ces manifestations risquent de générer un afflux important de personnes » et craint « des troubles à l’ordre public ». « En l’absence de déclaration préalable, le respect des gestes barrière et de distanciation sociale nécessaire à la lutte contre la propagation du virus ne peut être organisé », avance-t-elle.

Ailleurs en France, ces manifestations ont été officiellement interdites à Toulouse, Montpellier, ou Lyon.


Lyon : Des « gilets jaunes » appellent à la mobilisation samedi, le préfet interdit toute manifestation en Presqu’île

RASSEMBLEMENT Plusieurs collectifs et associations appellent à un rassemblement samedi à Lyon, baptisé le « Déconfinement des luttes »

Elisa Frisullo

Manifestation des gilets jaunes, Lyon (illustration)
Manifestation des gilets jaunes, Lyon (illustration) — KONRAD.K/SIPA

La crise sanitaire actuelle et les colossaux dégâts économiques qui vont en découler ont échauffé certains esprits, déjà très remontés avant l’apparition du coronavirus. Ce samedi à Lyon, plusieurs collectifs et associations, dont des « gilets jaunes », appellent à un rassemblement place Maréchal Lyautey, dans le 6 arrondissement de Lyon, baptisé le « déconfinement des luttes ».

Par cet appel, relayé sur les réseaux sociaux, les organisateurs invitent le public à descendre dans la rue « pour demander des explications » au gouvernement. « Ils ont voulu confiner nos colères, jouer avec nos vies, prioriser leurs profits. Pour eux, la casse des services publics, du système de santé, ce n’était pas leur faute ! Le manque de masques, de personnels, ce n’était pas leur faute ! Leur réaction tardive ce n’était pas leur faute ! Et leur réponse, c’était quoi ? Il faudra travailler plus, être payé-e moins, se sacrifier, mais certainement pas eux dans leur tour d’ivoire ! », détaillent les collectifs, qui n’ont rien loupé de l’actualité de ces dernières semaines. Et n’ont rien perdu de leur colère.

Préfet de région Auvergne-Rhône-Alpes et du Rhône

@prefetrhone

Le préfet interdit les rassemblements le samedi 16mai dans le centre-ville de . Les gestes barrière ne pourront être respectés dans le contexte des .

Il en appelle à la responsabilité de chacun au regard de la situation sanitaire complexe liée au .

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Le préfet appelle au sens des responsabilités

« Descendons dans la rue pour demander des explications sur le maintien des élections municipales malgré l’épidémie, le 49-3 durant une crise sanitaire d’envergure, l’augmentation du temps de travail au-delà des 35 heures et le dimanche, la mise en première ligne du personnel hospitalier sans matériel adéquat pour soigner les patients, ainsi que les caissières, éboueurs, livreurs, vigiles… », soulignent-ils encore.

En ce premier week-end de déconfinement progressif, et face à la menace du coronavirus, les collectifs appellent à un rassemblement dans le respect des règles sanitaires, avec port du masque et nécessaire distance physique. Un rappel qui n’a toutefois pas suffi de rassurer les autorités locales. A la suite de cet appel au rassemblement, le préfet du Rhône a en effet pris ce vendredi un arrêté interdisant toute manifestation samedi en Presqu’Ile.

« En dehors de tout cadre légal, cet appel à rassemblement va à l’encontre des recommandations sanitaires gouvernementales et des autorités de santé, qui enjoignent à respecter strictement les gestes barrière, soulignent ce vendredi les services du préfet. Par ailleurs, les commerces, et plus largement le monde économique, tentent difficilement de reprendre le rythme de leur activité. Cet appel créerait des difficultés supplémentaires à un secteur qui a besoin de solidarité et de l’appui de l’ensemble de la société pour se relever de la crise du Covid-19 ».

Sur le périmètre concerné, les cortèges, rassemblements et défilés seront interdits et sanctionnés, ajoute la préfecture qui appelle au sens des responsabilités et au civisme de chacun.


Interdiction de manifester pour les Gilets jaunes, samedi 16 mai à Rouen

Le préfet de la région Normandie a déposé un arrêté interdisant tout rassemblement revendicatif dans le centre-ville de Rouen, samedi 16 mai 2020, de 10 à 22 heures. Les Gilets jaunes avaient prévu d’y manifester dès 14 heures.

https://www.paris-normandie.fr/
Mélina LE CORRE
PUBLIÉ LE 15/05/2020

Le préfet de la région Normandie, préfet de la Seine-Maritime, a déposé un arrêté interdisant tout rassemblement « à caractère revendicatif » dans le centre-ville de Rouensamedi 16 mai 2020 de 10 à 22 heures. Les Gilets jaunes avaient prévu de manifester dès 14 heures pour leur premier samedi post-confinement.

Une première manifestation le 11 mai

Au premier du jour du déconfinement, lundi 11 mai, les Gilets jaunes s’étaient déjà retrouvés devant la préfecture de Rouen, rejoignant ainsi un mouvement initié par la CGT. Entre 30 et 45 personnes se sont réunies pour dénoncer les mesures de sécurité sanitaire et demander une revalorisation de la fonction publique.

Des appels lancés sur les réseaux sociaux appelaient à une nouvelle manifestation, samedi 16 mai. Craignant un rassemblement important, la préfecture de la Seine-Maritime a préféré interdire toute manifestation.

« Les rassemblements rattachés au mouvement dit des « Gilets jaunes » ont porté gravement atteinte à la sécurité des personnes et des biens dans le centre-ville de Rouen depuis l’automne 2018 », écrit le cabinet du préfet dans un communiqué datant du 15 mai.Le préfet appelle à la prudence

Face au contexte actuel de pandémie, la préfecture rappelle par ailleurs que les rassemblements sur la voie publique sont toujours interdits et que les gestes barrière doivent être respectés « en toutes circonstances ».

Mélina Le Corre

Journaliste


Rassemblement de Gilets jaunes samedi à Toulouse : les commerçants prévoient une contre-manifestation

Les commerçants veulent que les clients puissent revenir se promener en ville sereinement. DDM – XAVIER DE FENOYL

Publié le 15/05/2020

https://www.ladepeche.fr/

Après l’appel lancé à manifester par les Gilets jaunes à Toulouse, les commerçants contre-attaquent. À leur tour, ils organisent une manifestation (par groupe de 10 maximum), samedi 16 mai, à 14 heures.

« Plus de casseurs dans notre ville ». Les commerçants ne veulent plus de débordements, et plus de manifestations chaque samedi à Toulouse qui entravent leur activité. Après deux mois de confinement, ils sont particulièrement éprouvés, et remontés !

Suite à l’appel à manifester lancé par plusieurs groupes de Gilets jaunes sur les réseaux sociaux, la fédération des commerçants de Toulouse contre-attaque. Ce vendredi, elle a invité tous les commerçants professionnels à participer à une contre-manifestation ce samedi 16 mai.

Dans un communiqué, elle indique : « Pour la première fois en 18 mois le préfet de région Occitanie a interdit la manifestation des Gilets Jaunes. Mais nous devons rester vigilants  sur le maintien l’ordre ! Nous nous rassemblons pour bien lui faire comprendre que « le monde d’après » le Covid19 ne sera plus « le monde d’avant ». C’est notre dernière chance pour éviter que les manifestations reprennent tous les samedis. »

La Fédération appelle donc les professionnels à se retrouver par groupe de 10 personnes maximum, à 14 heures, place Saint-Georges avec un mot d’ordre : « Pour que Toulouse reste la Ville rose, pas la ville jaune. »

Ce vendredi à 18h30, les représentants des commerçants étaient reçus à la préfecture. Il n’était pas exclu que le préfet interdise cette manifestation, comme il l’a fait pour celle des Gilets jaunes.

Le rassemblement Gilets jaunes à Purpan annulé

Le retour des Gilets jaunes : ils veulent « déconfiner la colère Un rassemblement de Gilets jaunes avait été lancé sur les réseaux sociaux afin qu’ils se retrouvent devant l’hôpital Purpan à Toulouse ce samedi à 14 heures. Il a été annulé dans la soirée par les organisateurs via un message envoyé sur la page Facebook « Gilets jaunes Toulouse ».

« Ce type d’événement demande une organisation et une concertation avec tous les acteurs, ce qui n’a pas été possible ces derniers temps. Nous ne pouvons garantir que les mesures sanitaires pourront être assurées dans les conditions actuelles. Cette décision a été prise tardivement car nous avons souhaité recueillir un maximum d’avis sur les différents réseaux. Cette décision n’est pas unanime mais majoritaire. Une réflexion sur la suite du mouvement est à mener mais prenons le temps de ne pas faire d’autres erreurs. La colère est encore plus présente qu’hier et l’on sera toujours là demain. On lâche rien. Bien entendu comme depuis toujours les Gilets jaunes sont des individus et agissent en tant que tel, pas de leader rien d’imposé : chacun est libre de ses actes. On compte sur vous pour mener une réflexion sur le monde de demain et sur tous les moyens de nous faire entendre, et au final : enfin gagner ! », est-il écrit. »

Ch.D.


Seine-Maritime : une trentaine de « gilets jaunes » délogés par les forces de l’ordre près de Rouen

Publié le Vendredi 15 Mai 2020

Alors que les gilets jaunes tentent de relancer leur mouvement, le préfet de Seine-Maritime prend un arrêté pour interdire tout rassemblement sur la voie publique ce samedi 16 mai à Rouen

Les rond-point des Vaches est l’emblème du mouvement social dans l’agglomération rouennaise - illustration @ infoNormandie

Les rond-point des Vaches est l’emblème du mouvement social dans l’agglomération rouennaise – illustration @ infoNormandie
Des « gilets jaunes » rassemblés près du rond-point des Vaches à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime) ont été dispersés par les forces de l’ordre, jeudi 14 mai, vers 18 heures.

Les gilets jaunes ont-ils des fourmis dans les jambes ? Avec la levée du confinement, certains d’entre eux semblent prêts en tout cas à reprendre au plus vite le mouvement. Jeudi, donc, une trentaine ont tenté de se rassembler autour d’un barbecue sur le parking du magasin Brico Dépôt, à proximité du rond-point des Vaches. Des tables ont été dressées pour l’occasion.

Rassemblements interdits

La compagnie départementale d’intervention (CDI) qui veille au grain n’a pas tardé à faire une descente pour inviter tout ce petit monde à plier bagage. Officiellement, les rassemblements de plus de 10 personnes sont interdits dans les lieux publics et les mesures barrières (distanciation sociale) n’étaient pas respectées le cas présent, selon une source policière.

Du coup, quinze contraventions de 135€ ont été dressées pour non respect de ces dispositions. Lors des verbalisations, une femme de 41 ans, domiciliée à Sottdville-les-Rouen, a refusé de décliner son identité. Elle a été emmenée à l’hôtel de police.

Manifestations samedi à Rouen

Selon nos informations, les gilets jaunes prévoient de manifester demain samedi à Rouen à 14 heures et 19 heures. Des rassemblements sont fixés devant l’hôtel de ville, place du Général-de-Gaulle.

Le préfet de Seine-Maritime a d’ores et déjà pris des dispositions pour interdire tout rassemblement sur la voie publique. Un arrêté a été pris en ce sens pour la journée du samedi 16 mai de 10 heures à 22 heures, à Rouen, dans un périmètre délimité (voir le plan ci-dessous). En ces d’infraction, les manifestants s’exposent à une amende de 135€, rappellent les services de police.


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