La dette publique de la France s’alourdit encore !

La dette publique de la France est passée de 114,8% à 116,3% du PIB au troisième trimestre.

Les finances publiques de la France peinent à s’améliorer. La dette publique est ressortie à 116,3% du produit intérieur brut (PIB) à fin septembre, contre 114,8% à la fin juin, a rapporté l’Insee. L’endettement public de la France, qui s’est fortement creusé depuis début 2020 à cause de la crise sanitaire, avait culminé à la fin du premier trimestre 2021 à 118,1% du PIB. Le gouvernement table sur une dette publique de 115,3% à la fin 2021, et veut ramener l’endettement public à 113,5% en 2022, selon les prévisions du budget pour l’an prochain.

Durant le troisième trimestre, la dette publique a augmenté de 72,4 milliards d’euros pour atteindre 2.834,3 milliards d’euros, celle de l’Etat ayant progressé 65,5 milliards. Celle des organismes divers d’administrations centrales s’est inscrite en hausse de 4,8 milliards, principalement à cause de l’endettement de SNCF Réseau qui a gonflé de 4,3 milliards d’euros. Les administrations publiques locales ont contribué à la hausse pour 3 milliards d’euros, une augmentation presque entièrement due à la Société du Grand Paris (+1,5 milliard) et à Ile-de-France Mobilités (+1,4 milliard).


La France va émettre une dette publique faramineuse en 2022

La France prévoit d’émettre 260 milliards d’euros de dettes publiques à moyen et long terme en 2022. Un montant colossal, similaire à ceux de 2020 et 2021. Au global, les besoins de financement de la France seront de 292,7 milliards d’euros.

La France continue d’emprunter à tout va. L’Hexagone prévoit d’émettre 260 milliards d’euros de dettes à moyen et long terme en 2022, un montant similaire à 2020 et 2021, rapporte l’Agence France Trésor. La baisse prévue de plus de 50 milliards d’euros du déficit en 2022 par rapport à 2021 est en partie contrebalancée par une nette hausse des échéances de dette à moyen et long terme, notamment celles contractées « lors de la crise de la zone euro » au début des années 2010, a expliqué au cours d’un point presse Cyril Rousseau, le directeur général de l’AFT.

Au global, les besoins de financement de la France seront de 292,7 milliards d’euros. Pour les deux principales dépenses, le déficit budgétaire prévu (143,4 milliards d’euros) pèse un peu moins que les remboursement des dettes anciennes (146,3 milliards d’euros). Outre les emprunts à moyen et long terme, la France compte augmenter l’encours de ses titres à court terme de cinq milliards d’euros, mais aussi se servir d’une partie des liquidités levées au début de la crise, à hauteur de 22,3 milliards d’euros.

« En 2020, quand la crise sanitaire a éclaté, nous avons décidé de mobiliser rapidement, à l’instar d’autres pays, un volume de financement pour être en mesure de faire face à l’évolution de la crise et d’apporter des liquidités à l’Etat quelle que soit la situation. Ces montants, qui se sont traduits par une hausse des disponibilités du Trésor, ont permis de financer une partie de l’année 2021 et 2022 », a détaillé M. Rousseau.

Le déficit budgétaire moins élevé inscrit dans la loi de finances rectificative en 2021 a permis à l’AFT de réduire la hausse de ses encours à court terme et de moins utiliser les disponibilités du Trésor. Mais elle n’a pas touché à son programme annuel d’émissions de dettes de moyen et long terme.

Pour 2021, « environ 85% » des opérations de financement ont été réalisées, a également dit M. Rousseau. Les conditions de financement sont restées très favorables, puisque le taux moyen des OAT (obligations assimilables du Trésor) à 10 ans, qui fait référence, reste négatif depuis le début de l’année (-0,04%, contre -0,12% en 2020). Mais ce taux pourrait remonter à 0,75% fin 2022, prévoit l’AFT, en raison de la reprise économique et de l’inflation. En 2021, le taux moyen à court terme est encore plus avantageux, à -0,64%.

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