« Convoi de la liberté » : des camions bloquent le Parlement en Nouvelle-Zélande, Ottawa dans l’impasse

Supporters of the "Freedom Convoy" protesting against COVID-19 vaccine mandates and restrictions in front of the Parliament of Canada on January 28, 2022 in Ottawa, Canada. - A convoy of truckers started off from Vancouver on January 23, 2022 on its way to protest against the mandate in the capital city of Ottawa. (Photo by Dave Chan / AFP)
« Convoi de la liberté » : des camions bloquent le Parlement en Nouvelle-Zélande, Ottawa dans l’impasse AFP – DAVE CHAN / Archives
Publié le 

S’inspirant du mouvement canadien, un convoi de poids-lourds a bloqué mardi le Parlement néo-zélandais à Wellington afin de protester contre les mesures sanitaires et la vaccination. À Ottawa, des centaines de camions paralysent depuis plus de dix jours la ville.

Un convoi de camions et de camping-cars a bloqué mardi les rues situées autour du Parlement néo-zélandais à Wellington pour protester contre les mesures sanitaires et la vaccination, un mouvement inspiré de celui qui paralyse la capitale du Canada. Des centaines de véhicules, sur lesquels étaient affichés des messages tels que « rendez-nous notre liberté » et « la coercition n’est pas un consentement », se sont garés dans les rues proches du Parlement.

Des centaines d’autres ont roulé à travers le centre-ville en klaxonnant alors que plus d’un millier de personnes ont écouté les discours. Un habitant de Wellington, Stu Main a affirmé que les manifestants avaient l’impression que leurs inquiétudes concernant le recul de leurs droits n’étaient pas entendues par le gouvernement. « Je suis vacciné mais je suis contre le fait d’obliger les personnes à le faire », a-t-il expliqué à l’AFP, qualifiant cette politique de « scandaleuse ». La manifestation est restée pacifique et la police n’a fait état d’aucune arrestation ou incident majeur.

Impasse à Ottawa

Débordé par des centaines de camions qui font depuis plus de dix jours le « siège » de la capitale canadienne, le maire d’Ottawa a appelé les autorités fédérales à l’aide pour mettre un terme à la démonstration de force des routiers contre les mesures sanitaires, objet d’un débat en urgence au Parlement lundi soir.

« Il faut que ça cesse », a martelé le Premier ministre Justin Trudeau, de retour en personne à la Chambre des communes, après une semaine d’isolement pour cause de Covid. « Cette pandémie a été nulle pour tous les Canadiens ! », a-t-il tancé, visiblement irrité par les protestations. « Mais les Canadiens savent que la seule façon d’en sortir, c’est de continuer à écouter la science », a-t-il ajouté, avant d’essuyer les reproches des partis d’opposition sur son absence au cours des derniers jours. Pour les conservateurs, il est responsable d’une « division jamais vue dans le pays ». Malgré une situation de plus en plus tendue, le Premier ministre, logé actuellement dans un lieu tenu secret, n’était pas intervenu après les manifestations du week-end, laissant ses ministres monter au créneau.

« Le gouvernement fédéral répondra présent », a-t-il promis dans la soirée, sans annoncer toutefois de nouvelles mesures, réclamées par les autorités de la ville d’Ottawa. Son maire, Jim Watson, a ainsi demandé lundi des renforts à l’Etat fédéral pour mettre fin au « siège » auquel fait face Ottawa et plaidé pour l’envoi de 1800 policiers supplémentaires.

La rédaction avec AFP

 

close

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire