Les maisons occupées de la “Zone à patates” de Pertuis ont été évacuées ce matin

le 28 Juin 2022
Une « ZAP » – pour zone à patates – s’est installée dans une des maisons cédées en vue de l’extention de la zone d’activités de Pertuis. (Photo C.By.)

Les quatre maisons qu’occupaient les “zapistes” de la Zone à patates (ZAP) de Pertuis ont été évacuées ce matin par les forces de l’ordre, explique l’association Terres Vives Pertuis à Marsactu, confirmant une information de La Provence. De nombreux gendarmes se sont déployés sur place, bouclant les différents accès au site.

Installés depuis la fin de l’année dernière dans des habitations vouées à être détruites, les zapistes manifestaient là leur opposition à la création d’une zone industrielle de 86 hectares sur des terres en grande partie agricoles. Ils s’opposent depuis des mois à cette initiative portée par Roger Pellenc, maire LR de la ville, qui y voit un projet d’avenir pour la commune.

En janvier dernier, un jugement en référé laissait un recours aux militants installés dans la ZAP, en décidant que la trêve hivernale (le 31 mars) devait être respectée avant toute évacuation.

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Coralie Bonnefoy


PHOTOS – Les occupants de la Zone à Patates de Pertuis ont été expulsés

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Par France Bleu VaucluseFrance Bleu Provence

Les occupants de la Zone à Patates (ZAP) à Pertuis ont été expulsés ce mardi matin. Les militants écologistes luttent contre l’extension d’une zone commerciale sur des terres agricoles. La justice leur avait laissé jusqu’à la fin de la trêve hivernale pour quitter les lieux.

Les occupants de la Zone à Patates (ZAP) de Pertuis ont été expulsés.
Les occupants de la Zone à Patates (ZAP) de Pertuis ont été expulsés. © Radio France – Morgane Guiomard

Les militants écologistes de la Zone à Patates (ZAP) de Pertuis ont été expulsés ce mardi matin. Des dizaines de personnes occupaient 4 maisons vouées à la destruction dans la plaine de la Durance, juste à côté de l’Ibis Hôtel de Pertuis, depuis le mois de novembre dernier.

« On va rester ensemble et on va continuer à lutter contre ce projet » — Cath, militante écologiste et occupante de la ZAP de Pertuis

Après avoir été expulsés, les militants sont restés devant les habitations. Ils ont observé, impuissants, les tractopelles et les maçons venus emmurer et boucher les portes et fenêtres.

Cagoulé, un jeune homme qui occupait les lieux, observe la scène : « on a un attachement sentimental à cet endroit. On y a vécu pendant des mois, on y a tissé des amitiés, on y a lutté ensemble et on y a vécu des moments forts. Forcément, de voir cet endroit détruit, ce n’est pas une partie de plaisir. Mais on est soudés. Il nous reste un lien et notre détermination. »

Les fenêtres et portes des habitations qui étaient occupées à Pertuis ont été bouchées et murées.
Les fenêtres et portes des habitations qui étaient occupées à Pertuis ont été bouchées et murées. © Radio France – Morgane Guiomard

Cette expulsion n’est pas synonyme de la fin de la lutte explique Cath : « l’objectif de l’occupation de ces maisons, c’était de donner un coup de projecteur sur cette lutte. De récolter de nouveaux soutiens. Et là, on a plus que ce qu’on voulait. Avec le soutien de la Confédération paysanne, des Soulèvements de la Terre. Et tout un tas d’associations locales qui se sont greffées. Donc l’objectif de l’occupation de ces maisons est atteint. La lutte continue. Ça ne va pas du tout nous arrêter. On va rester ensemble et on va continuer à lutter contre ce projet. » 

Les militants se sont rassemblés ce mardi soir à 18h. Ils ont récolté les patates qu’ils avaient plantées sur le terrain l’été dernier et qui avait donné ce nom à cette zone à protéger. Les gendarmes ont empêché l’accès à certains militants.

Une lutte contre l’urbanisation de terrains agricoles

Ces militants écologistes sont mobilisés contre l’extension de la zone commerciale de Pertuis. Un projet porté par la métropole d’Aix-Marseille et le maire de la ville Roger Pellenc.

86 hectares de terres agricoles sont destinées à l’urbanisation. Dont 56 qui vont accueillir des projets industriels et 30 sont pour l’entreprise Pellenc, fondée par le maire de la ville. Roger Pellenc, qui n’a pas souhaité répondre aux questions de France Bleu Vaucluse.

Les militants écologiques avaient plantés des patates sur les terres agricoles occupées, d'où le nom de la Zone à Protéger.
Les militants écologiques avaient plantés des patates sur les terres agricoles occupées, d’où le nom de la Zone à Protéger. © Radio France – Morgane Guiomard

ZAP PERTUIS 28/06/22
Les grands moyens ont été déployés….encore du pognon de dingue pour défendre des intérêts privés.

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