A chacun son climatiseur.

La reponse du marche a la canicule: à chacun son climatiseur… Le brico en est plein. La caissiere me dit que ca part comme des petits pains.
Capitalisme de merde.
Alors que la catastrophe est la, les gouvernements au service de ce système ne sont meme pas capables de concevoir un plan rationnel, un plan public d’urgence pour isoler toutes les maisons, verdir toutes les rues pour les rafraichir naturellement, choisir des revêtements réfléchissants, gerer l’eau pluviale rationnellement, etc…
Ce ne sont pourtant pas, en soi, des mesures révolutionnaires, hein! Mais voila: il faut payer, le capital et les riches refusent de payer, et leurs roquets de garde politiques (suivez mon regard) hurlent au « populisme » a chaque proposition concrète, même minimale, meme dérisoire.
Cela fait plus de 30 ans que cela dure, que les responsables savent ce qu’est le changement climatique et ne font (presque) rien – en tout cas rien de structurel. Ils se contentent d’accompagner le dieu marche et de lui faire des offrandes. En dépit des tonnes de rapports scientifiques rigoureux, on est dans le gri-gri, dans la pensee magique. Il y aurait de quoi rire si ce n’était dramatique.
Jusques a quand tolèrerons-nous cette non-politique absurde et criminelle dont les classes populaires seront toujours plus les victimes? Et quand nos syndicats comprendront-ils que cette menace majeure qui plane sur nos tètes et se rapproche requiert autre chose que la défense du « pouvoir d’achat »?
Luttons pour des revenus dignes, oui. Luttons pour le maintien de l’indexation des salaires, pour l’individualisation des droits en Secu, pour l’égalité de traitements entre femmes et hommes, oui. Luttons pour la redistribution des richesses, oui. Luttons pour que cette redistribution serve aussi a développer l’action publique, collective, GRATUITE, sous contrôle démocratique. Mais ne luttons pas, de grâce, pour le pouvoir d’achat.
Le « pouvoir d’achat » n’est rien d’autre que la manifestation de la dépossession sociale totale, au profit de la classe capitaliste qui decide de tout en fonction de son seul profit. Le « pouvoir d’achat », c’est l’opium des exploitè.e.s. Se placer sur le terrain du « pouvoir d’achat », argumenter que la hausse du « pouvoir d’achat » est  » bonne aussi pour l’économie », comme le font certains, c’est accepter d’être expropries par le marche des décisions sur le mode de production de notre existence sociale.
C’est accepter, en un mot, la climatisation de l’exploitation et de l’oppression.
Nous ne voulons pas le « pouvoir d’achat », nous voulons LE POUVOIR.
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