LA FAILLITE DU CAPITALISME VERT

Qui a décidé de complètement libéraliser le secteur énergétique? Les gouvernements européens au service du capital.
Qui a décidé de faire du gaz (et de l’atome!) « l’énergie de transition verte (!) » censée permettre d’atteindre le « zero carbone » sans mettre en cause la croissance capitaliste et le marche « libre »? Les gouvernements européens au service du capital.
Qui a ainsi mis des compagnies privées guidées par le seul profit en position de choisir Gazprom comme fournisseur d’énergie bon marche a l’industrie européenne? Les gouvernements européens au service du capital.
Qui est reste aveugle quand Poutine a commence a utiliser son gaz comme arme géopolitique, p.ex. parce que le changement de gouvernement a Kiev en 2014 ne lui plaisait pas? Qui a, par sa passivité, encourage Poutine a aller plus loin après avoir annexe la Crimée? Les gouvernements européens au service du capital.
Qui a créé une situation dans laquelle les compagnies fossiles s’en mettent plein les poches? Une situation ou l’extrême-droite et des populistes « camistes » tentent d’exploiter démagogiquement la colère sociale pour plaider l’abandon des sanctions contre Poutine, lui offrir l’Ukraine, voire pour s’emparer du pouvoir, comme en Italie? Les gouvernements européens au service du capital.
Ces mêmes gouvernements disent maintenant qu’ils vont plafonner les prix, taxer les surprofits et aider la population a affronter la crise… Mais ils restent 100% au service du capital. En panique, pour sauver la sacro sainte croissance, ils relancent le charbon, le nucléaire, importent du LNG (produit par fracking!) et maudissent le despote Poutine… Or, c’est grace a eux, grâce a leur politique capitaliste néolibérale et productiviste, que le despote a construit son rapport de forces!
Toutes ces gesticulations des gouvernements européens visent a cacher le fond de l’affaire: la faillite complète de la politique néolibérale du « capitalisme vert », en particulier de la politique énergétique qui en est la colonne vertébrales.
Face a cette faillite a la fois sociale et écologique, l’heure n’est pas au rafistolage. L’heure n’est pas non plus a poser uniquement la question « qui va payer? » Il faut prendre l’argent la ou il est, oui évidemment! Mais il faut utiliser l’argent a la fois pour résoudre la crise sociale et pour arrêter la catastrophe climatique… qui est aussi une catastrophe sociale.
Vu la gravite et l’urgence, cela demande des mesures anticapitalistes profondes, un plan public, et une participation active des populations a l’élaboration de celui-ci ainsi qu’a sa mise en œuvre. Car beaucoup de choses devront etre mises en cause qui exigeront des classes populaires convaincues.
Il n’y a plus d’espoir crédible de vivre mieux, de vivre bien, de vivre heureux dans le cadre capitaliste productiviste: voila ce que nous dit la situation actuelle. L’issue n’est pas dans le « toujours plus », elle est au contraire dans le choix maitrise, démocratique en faveur d’une décroissance juste couplée au partage radical des richesses et a l’extension de la propriété collective.
L’heure est a la défense d’une alternative Eco socialiste dont la socialisation des secteurs de l’énergie et de la finance, la redistribution des richesses, la sortie de l’agrobusiness et la réduction radicale du temps de travail constituent la cle de voute. Organisons-nous pour la propager dans les luttes!
Yves Thebault, Francis Houart et 46 autres personnes
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