Éditorial du 20 mars 2023 – Pour gagner, affronter Macron.

aplutsoc – Mar 20

Il ne manquait donc que 9 voix pour que la motion de censure soit adoptée à l’Assemblée nationale ce lundi 20 mars 2023. De même que le recours en catastrophe de Macron au 49-3 jeudi dernier, ce nouveau palier franchi dans la crise de régime est l’effet direct de l’action des plus larges masses mobilisées pour le droit à la retraite et contre Macron. C’est pour elles un encouragement, qui montre qu’elles peuvent gagner et dégager une issue politique.

Gagner exige de ne pas s’en tenir à « on continue la lutte » ni même à « on durcit la lutte ». Gagner exige d’affronter les institutions de la V° République à commencer par l’exécutif minoritaire.

Utiliser ces institutions ? Le Conseil constitutionnel peut, en fonction du rapport de force dans le pays, censurer une partie de la loi Macron, mais il n’en veut pas le retrait : les 64 ans, les 43 annuités et la fin des régimes « spéciaux » n’ont rien d’anticonstitutionnel !

Quant au « Référendum d’initiative partagé » (RIP), citons ce qui est écrit dans la constitution ( article 11, 3ème alinéa): il peut être « … organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales. Cette initiative prend la forme d’une proposition de loi et ne peut avoir pour objet l’abrogation d’une disposition législative promulguée depuis moins d’un an. ». Il est en outre soumis au contrôle du Conseil constitutionnel ! Référendum d’Initiative Partagée ou Requesciat In Pace (repose en paix en latin) ?

L’exécutif Macron/Darmanin multiplie les violences policières particulièrement contre les jeunes, et prépare une loi ciblant les étrangers et les migrants. Les exactions policières – y compris des violences sexuelles à Nantes – s’accumulent. Toute notre classe et les organisations syndicales ont le devoir de les interdire et de s’unir avec la jeunesse et les « étrangers ».

C’est donc la grève unie, la grève politique, ce qu’est déjà la grève des éboueurs, des raffineurs, de beaucoup d’enseignants, et d’autres secteurs, qui doit se généraliser et s’affirmer jeudi 23 mars.

Mais après ? Plus que jamais, une manifestation centrale pour affronter Macron est nécessaire. Ce sujet doit cesser d’être le point aveugle, le non-dit, des interventions syndicales. Partout, et d’abord dans les assemblées générales, mettons-le sur le tapis !

Si le mouvement se généralise et se centralise ainsi, il ouvrira la voie à sa propre issue démocratique : celle d’une véritable assemblée constituante imposée par en bas.

Retrait de la loi Macron !

C’est Macron qu’il faut affronter !

Pour cela : tous en grève et en assemblées générales jeudi !

Le 20/03/2023.

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