Trois journalistes de Libération étaient convoqués aujourd’hui après des révélations sur la mort d’Amine Leknoun

Au lendemain de la perquisition et de la garde à vue de 39 heures subie par la journaliste de Disclose, Ariane Lavrilleux, trois journalistes de Libération étaient convoqués aujourd’hui après des révélations sur la mort d’Amine Leknoun, tué à Neuville-en-Ferrain (Nord) par Amaury D, brigadier chef de la BAC de Tourquoing.

Interrogés en audition libre par la police judiciaire en tant que suspects, Ismaël Hallisat, Fabien Leboucq et Antoine Schirer sont accusés de « violation du secret de l’instruction», «recel de violation du secret de l’instruction» et «diffamation publique à raison de la fonction ou de la qualité de dépositaire de l’autorité publique ».

A travers une série d’articles, l’investigation met en lumière la passivité du juge d’instruction et une fois de plus, de graves manquements de l’IGPN.

Cette nouvelle atteinte inquiétante à l’encontre de la presse est un avertissement.
Nous nous doutons que ce genre de procédure pourrait à court ou moyen terme devenir une norme, plus particulièrement si nous restons passifs après ces deux entraves consécutives à la liberté d’informer.

C’est également une nouvelle fois le signe que la police est toute puissante, et pourrait avoir systématiquement recours à ces méthodes pour bafouer les enquêtes qui la dérangent.

Nous nous engouffrons chaque jour de plus dans un état plus policier et plus autoritaire.

Les journalistes qui refuseront de se positionner après cette offensive peuvent être considérés comme des complices.

Nous adressons notre soutien indéfectible à ces trois journalistes, et les remercions au passage pour leur travail concernant l’affaire Amine Leknoune.

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