GAZA ***LES ENFANTS DE LA GUERRE   » Quoi qu’il arrive, le Hamas continuera d’exister »

 

 ( https://www.youtube.com/watch?v=A4p_j4IpIcI Les enfants de la guerre – Charles Aznavour ).

Je vous souhaite de passer de très bonnes fêtes de Noël et, du jour de l’an, au titre de l’année 2024.

Bien à vous. NELLY

Simple avis 

Chers toutes et tous,

Peut-être, ai-je été quelque fois, un peu envahissante par l’envoi de mes courriels sur GAZA.

Je suis rentrée dans ce conflit avec autant d’âpreté, de suivi, comme jamais, je ne l’avais fait auparavant. Ce n’était, en aucune manière, de la déraison, mais, l’ampleur médiatique fut telle qu’elle nous submergea, nous obligea à redimensionner un conflit qui, pour beaucoup, paraissait oublié.

Ce qui s’en est suivi, fut, la mise en place d’un déchainement idéologique d’une rare violence. Si par malheur, le Hamas n’était pas cité par les uns et les autres comme un mouvement terroriste, tout en condamnant ses crimes , des propos haineux apparaissaient de suite à l’encontre de la personne, telle une meute de loups, n’ayant de cesse, de jeter l’opprobre sur des gens bienveillants, de grande valeur humaine et intellectuelle. A cet instant, j’ai mieux saisi, la violence idéologique des rouages mondiaux de l’hégémonie américaine et, de ses alliés, avec, en première ligne de cordée de l’atlantisme, le président Emmanuel Macron .

La chute du mur de Berlin, le 11 septembre 2001 ont été les grands marqueurs de cette reconfiguration mondialiste, européenne, sous l’égide des Etats-Unis et, de leurs lois contre le terrorisme. Mais lequel ? Pour finaliser et, imposer  quels axes économiques, politiques et culturels ? Sur quelles histoires civilisationnelles des sociétés et de leur développement ?

Dans le cadre du conflit qui nous intéresse, quelle distanciation « approximative » peut-on porter d’une part, sur l’Etat Juif , et, d’autre part, sur le  Hamas ?  Ne réside-t-elle pas dans le fait, que pour le premier, on lui reconnaît le droit d’exister en le qualifiant d’état démocratique, alors que celui-ci ne se plie à aucune règle, en violation perpétuelle du non-respect  de nombreuses décisions prises en sa direction, tels l’accaparement de terres volées, du droit de tuer, d’emprisonner des enfants, certains en bas âge,  dans des conditions terribles, de s’introduire dans tous les lieux et habitations palestiniennes, comme bon leur semble,  de jour comme de nuit,  en toute impunité, avec de multiples atteintes au droit fondamental de la propriété, du pillage des ressources pétrolières, de percevoir, malgré cela, de multiples subventions européennes alors que l’autre, à sa seule évocation, est, d’emblée, reconnu, comme diabolique et barbare.

Certes, mais sur quelles équivalences barbares, doivent-elles être comparées, dans le temps, aussi bien le passé que le présent ? Il ne s’agit, nullement ici, de cautionner le terrorisme, d’où qu’il vienne, et, qui le légitime . Mais allons plus loin. En 2017, même si le Hamas insiste sur le fait que la charte de 1988 conserve sa valeur d’autorité, il lui adjoint un important amendement. La nouvelle charte présentée par le Hamas le 1er mai à Doha, au Qatar, abandonne toute référence aux Frères musulmans, ne comporte plus de passages explicitement antisémites et, reconnaît l’état de Palestine dans les frontières de 1967 avec Jérusalem pour capitale » Le nouveau texte insiste sur le fait que le conflit avec Israël est « politique et non religieux » et que le Hamas ne combat pas « les Juifs parce qu’ils sont Juifs » mais mène seulement la lutte contre « les sionistes qui occupent la Palestine ».

Quelles furent les modalités de préparation de la journée du 7/10/2023 ? L’Etat Juif, son armée, le Mossad, l’ensemble des structures ultra orthodoxes désignées pour faire le bilan des tueries dans les différents camps ont-elles dit toute la vérité ?        

Comment arbitrer un conflit dont les intérêts des uns et des autres mettent en lumière des évènements territoriaux, historiques , fort éloignés de l’Etat centralisateur, républicain, laïque qui est, aujourd’hui le nôtre ?

Comment arriver à la mise en place de deux entités avec leur particularisme religieux et, les faire cohabiter, ensemble ou séparément, dans le respect de l’un et de l’autre ?

Quoiqu’il en soit, cette territorialisation du Hamas en Cisjordanie et à Gaza ne présente-t-elle pas un paradoxe de l’islamisme palestinien ? A savoir, qu’en projection d’un futur à  deux états, quelles configurations démocratiques choisiront les Palestiniens entre le Hamas islamique et l’OLP, dont la diaspora palestinienne était, en son temps,  porteuse d’un projet d’Etat indépendant, à côté d’Israel ?  voir en fin de courriel différents liens relatifs au Hamas.

https://alencontre.org/moyenorient/palestine/moustafa-barghouti-lautorite-palestinienne-est-terminee-il-faut-maintenant-un-gouvernement-dunite-pour-coexister-avec-israel.html

Moustafa Barghouti: «L’Autorité palestinienne est terminée, il faut maintenant un gouvernement d’unité pour coexister avec Israël

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Nous sommes dans le 77ème jour de la guerre entre ISRAEL et le Hamas. La réponse bestiale, démesurée qui, jour après jour , nous est offerte par l’armée de l’Etat Juif, vis-à-vis de la population gazaouie, trouve, aujourd’hui, la véritable raison, le seul motif qui, depuis des années occupent le colonisateur sioniste et, ses intégristes religieux, c’est-à-dire l’effacement de la présence palestinienne –musulmane. D’où, cet acharnement meurtrier sur les femmes, les enfants. Celles qui donnent la vie et, permettent, aussi, de la transmettre. Et puis les enfants, ils peuvent rejoindre un jour, le camp des « terroristes » pour se venger des atrocités commises par l’Etat Juif avec l’accord plein et entier, encore et toujours des Etats-Unis et de leurs alliés .

Je me devais moralement de porter quelques photos d’enfants. Ces quelques mois, « passés avec eux, sur le net », dans le calvaire qui fut le leur et, continue de l’être, pour ceux et celles qui sont encore en vie, ne peuvent se conjuguer dans l’effacement du passé, du présent comme du futur. Les enfants de la guerre, qu’elle se déroule à GAZA ou ailleurs, s’inscrivent dans une véritable tragédie du déclin de l’humanité. Vivre au milieu des bombardements et de ses atrocités, la guerre apparaît très clairement comme une entrave à leurs droits essentiels, et à leur protection. Bien évidemment, nous sommes sous le coup de l’émotion, mais, pour ce qui me concerne, la cruauté de ces images va bien au-delà de l’innommable, elle représente un témoignage accablant pour ces crimes commis par « l’armée la plus morale du monde » à l’encontre de plusieurs milliers d’innocentes victimes . ( comment seront-ils qualifiés par le Tribunal International ?) 

Même, si les actes commis le 7 octobre par le Hamas sont à condamner, Emmanuel MACRON s’est enfermé dans le camp du déni d’entendre et de voir l’ensemble des acteurs en présence. Il a pris position, unilatéralement et consciemment, pour la communauté juive, cette dernière n’ayant eu de cesse de se victimiser. Emmanuel MACRON et les néocons du Quai d’Orsay ont choisi l’invisibilité du peuple palestinien. Interdiction de manifester pendant de nombreux jours, interdiction de pouvoir partager notre solidarité. Encore aujourd’hui, le silence est abyssal, face à la terreur sanglante qui s’abat sur la Palestine. En date du 13/12/2023, 15 ambassadeurs du Conseil de Sécurité se sont rendus au point de passage entre l’Egypte et la bande de Gaza, à l’exception notable des Etats-Unis et de la France.

Voilà, c’est écrit.

Pour clore ce texte, je vous joins, un poème de Mahmoud Darwich : « Etat de siège »

https://www.monde-diplomatique.fr/2002/04/DARWICH/8722

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Je vous souhaite de passer de très bonnes fêtes de Noël et, du jour de l’an, au titre de l’année 2024.

Bien à vous. NELLY

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