Plusieurs sites de Lafarge et de Cemex en France ciblés par des actions de militants écologistes

Militants of "Les Soulevements de la Terre" (Uprisings of the Earth) (SLT) gather at the Lafarge concrete plant in Paris, on December 10, 2023, to protest against concrete and metropolisation. (Photo by Dimitar DILKOFF / AFP)

https://www.lemonde.fr/planete/article/2023/12/10/plusieurs-sites-de-lafarge-et-de-cemex-en-france-cibles-par-des-actions-de-militants-ecologistes_6205053_3244.html

A Paris, au Teil (Ardèche), à Val-de-Reuil (Eure) ou encore à Sainte-Cécile (Saône-et-Loire), les manifestants ont dénoncé l’impact climatique et sociétal de la production de ciment et de béton.

Le Monde avec AFP

Publié hier à 20h17,

« Laisse béton », « Dindons de Lafarge »… Des manifestants ont décoré, dimanche 10 décembre, de grandes banderoles une unité de production de béton située à Paris en bord de Seine, pour dénoncer l’impact climatique et sociétal de ce secteur, au terme d’un week-end d’actions similaires organisées dans le pays.

Sous le regard de policiers déployés à distance, environ cent cinquante personnes de tous âges, le visage parfois couvert d’un masque de dindon, se sont réunies dans une ambiance bon enfant devant le site du groupe mexicain Cemex, dans le 13e arrondissement, à deux pas de la bibliothèque François-Mitterrand. « Nous nous réapproprions les lieux occupés par les bétonneurs afin d’ouvrir un espace de parole aux luttes locales qui se battent contre l’accaparement des terres et la bétonisation des projets pharaoniques du Grand Paris ou des JO 2024 », ont expliqué les organisateurs (Les Soulèvements de la Terre, Extinction Rebellion, Youth for Climate…), dénonçant aussi « les nombreuses dérogations » à l’objectif « zéro artificialisation nette » (ZAN) inscrit dans la loi Climat et résilience. Etaient notamment présents des opposants aux projets de double voie rapide dans les Yvelines ou de ligne du Grand Paris Express sur les terres agricoles de Saclay et de Gonesse.

Ciment et béton pèsent pour 8 % des émissions mondiales de CO2

Au même moment, au Teil, en Ardèche, la préfecture a compté cent cinquante manifestants environ, et une portion de la RD86 avait été interdite à la circulation, les organisateurs prévoyant une « course de lenteur ». Dans l’Allier, où une quarantaine de personnes se sont retrouvées, comme dans le Puy-de-Dôme, les préfectures avaient pris des arrêtés d’interdiction de manifester aux abords des établissements du groupe Lafarge.

La veille, dans le Tarn, des personnes ont défilé contre l’autoroute A69, certaines entrant sur le chantier d’une centrale d’enrobés bitumineux qui composeront le revêtement de ce projet.

Des manifestations ont aussi eu lieu devant une centrale à béton du groupe Lafarge (Holcim) à Saint-Barthélémy-d’Anjou (Maine-et-Loire), ou encore à Sainte-Cécile (Saône-et-Loire) contre un projet d’extension d’une carrière, dont l’exploitant est une filiale de Vinci Construction.

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