Absences non remplacées dans le public : la ministre de l’éducation aurait menti

Au cœur d’une polémique pour avoir placé ses enfants dans l’établissement privé ultra-réactionnaire Stanislas, la ministre s’est justifiée en évoquant des absences non remplacées. Libé révèle qu’elle pourrait avoir menti.

14 janvier

Crédit photo : Twitter Amélie Oudéa-Castéra

Mise en cause pour avoir placé ses enfants dans l’établissement privé ultra-réactionnaire Stanislas ces derniers jours, la nouvelle ministre de l’éducation nationale avait expliqué avoir pris cette décision du fait des nombreuses « heures pas remplacées ». Un argument qui a fait bondir les professeurs, alors que la situation reflète la casse de l’éducation dont sont responsables les politiques de la macronie que Amélia Oudéa-Castéra entend poursuivre.

Or ce dimanche, Libération révèle que ce prétexte pourrait être totalement faux. En effet, ses deux plus jeunes fils n’ont été scolarisés que dans le privé. Seul l’aîné, Vincent, aurait connu l’école publique, pour une durée de 6 mois en petite section de maternelle. Or, l’ancienne enseignante de Vincent, Florence, a expliqué à Libération qu’il n’y a eu aucun problème d’absentéisme ou de remplacements sur cette période.

« Selon elle, la raison pour laquelle la ministre a décidé de changer son fils d’école pour le privé n’a « rien à voir avec des problèmes de remplacement inexistants ». (…) « Vincent avait du mal à s’adapter à l’école et j’apprends à ce moment-là que ses parents voulaient qu’il passe en moyenne section en septembre alors qu’il faut avoir 4 ans normalement. Et on a refusé, d’autant plus que c’était à son désavantage parce qu’il n’était pas encore mature. On a refusé pour son bien ! » » détaille-t-elle.

Ce serait donc pour un caprice de parent que Amélie Oudéa-Castéra aurait placé son fils dans le privé. De quoi approfondir la polémique ouverte le lendemain de son arrivée dans un ministère où elle entend poursuivre la casse de l’éducation et fragiliser encore plus la ministre. Une bonne nouvelle pour les personnels de l’éducation, à condition de traduire leur colère sur le terrain de la mobilisation.

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