POUSSEE DU FRONT POPULAIRE PAR LA RUE

LA POUSSEE DU FRONT POPULAIRE PAR LA RUE A DEJA FAIT ECHOUER LA MANŒUVRE DE MACRON DE DISSOLUTION DE L’ASSEMBLEE

CONTINUONS LA MOBILISATION DE CE FRONT POPULAIRE PAR LA RUE, GAGNONS LES ELECTIONS EN PRÉPARANT LA GRÈVE GENERALE

La dissolution surprise de l’Assemblée par Macron et donc la possibilité imminente aux yeux du plus grand nombre d’un gouvernement d’extrême-droite, a provoqué un électrochoc dans la jeunesse et chez de nombreux militants et travailleurs. Partout une mobilisation spontanée contre le fascisme et pour l’unité de la gauche s’est levée dans la rue les 9 et 10 juin. Sous cette poussée d’en bas, les différents partis de gauche se sont alors unis dans un Front Populaire soutenu lui-même rapidement par une union des directions syndicales appelant pour leur part à la mobilisation dans la rue ce week-end.
Ce faisant, le calcul que cachait Macron derrière cette dissolution, a été mis en échec. Il avait certainement en perspective un élargissement de sa majorité au travers d’un front LREM, LR, PS. Mais la constitution du Front populaire sous la pression de la base l’a rendu impossible aboutissant au contraire à la disparition probable de LREM, à l’éclatement de LR et a ouvert la possibilité au travers des législatives de battre tout à la fois Macron et le RN.
En même temps, cette irruption d’en bas ne sort pas de nulle part. Une lente mais progressive montée des luttes depuis janvier 2024 avec la mobilisation des paysans, des cheminots, des enseignants, des aiguilleurs du ciel, des agents de la RATP, des employés du commerce… a mis la pression sur le pouvoir en utilisant pour une partie d’entre eux la proximité des Jeux Olympiques et la menace politique de les faire échouer et ruiner ainsi le prestige et l’autorité de Macron, ce qui leur a permis d’obtenir satisfaction à des revendications à un niveau jamais vu depuis les années 1970.
La création du Front Populaire actuel sous la pression de la base n’est que la continuation de cette montée des luttes sous la forme aujourd’hui de l’exigence politique de l’union des forces de gauche pour empêcher un gouvernement d’extrême-droite. Cela ressemble a ce qui s’est passé le 12 février 1934 – en changeant ce qu’il faut changer-, lorsque la mobilisation populaire dans la rue en riposte à la tentative de coup d’Etat de l’extrême-droite du 6 février 1934, a imposer l’unité des forces de gauche, ce qui a mené conjointement tout à la fois au succès électoral du Front Populaire de mai 1936 et en même temps à la grève générale de mai/juin 1936. La grève générale permettant d’obtenir des puissances d’argent ce que le Front Populaire n’osait pas leur demander.
Comprenons bien que sans notre mobilisation de ces derniers jours et tour particulièrement de la jeunesse massée sous les fenêtres du siège d’EELV où se tenait la réunion de constitution du Front Populaire, il est fort probable que les différents partis de gauche n’auraient pas pu dépasser leurs dissensions. Comprenons aussi que c’est par nos mobilisations dans la rue et la grève que nous devons continuer ces semaines jusqu’au moins au 30 juin et au 7 juillet, que nous pouvons imposer un programme revendicatif suffisant et gagner aux législatives, contre le RN et aussi contre Macron, contre sa présidence. Déjà certains parlent en cas de victoire de la gauche de proposer Laurent Berger, l’ancien dirigeant de la CFDT et principal artisan de la trahison de la lutte pour les retraites, comme premier ministre de cohabitation avec Macron.
Avancer dès aujourd’hui ce nom ou ce type de nom, ou même seulement la perspective d’une cohabitation avec Macron, c’est le meilleur moyen de casser la dynamique qui est en train de se lever. On ne peut pas envisager de battre le RN si en même temps on n’envisage pas aussi de battre non seulement les députés LREM mais aussi le président Macron à leur suite. Si la victoire est électorale dans un premier temps dans ces législatives, elle ne pourra se gagner que par la mobilisation de rue et la grève, comme déjà la création du Front Populaire s’est gagnée ainsi, et ces mobilisations de rue devront perdurer contre Macron pour finir le travail quel que soit le premier ministre et le gouvernement, comme l’a fait d’une certaine manière la grève générale de mai/juin 1936 en son temps.
Prenons notre sort en mains. Nous avons créé le Front Populaire par notre pression. Pour qu’il continue à vivre jusqu’aux élections législatives et ensuite contre Macron, la mobilisation antifasciste, par la rue, les manifestations, la grève, ne doivent pas cesser mais s’amplifier, notamment ces 15 et 16 juin avec les syndicats, mais aussi avec une suite jusqu’au 7 juillet avec, pourquoi pas, une marche nationale sur Paris, et continuer après jusqu’à la chute de Macron. C’est un tel plan qui nous fera gagner à nous les travailleurs et les jeunes égarés au RN qui détestent aussi Macron et qui nous fera gagner les législatives. Bardella aspire à être premier ministre de Macron, pas nous. Nous voulons le renverser et avec lui, son monde.
Jacques Chastaing 11 juin 2024

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