
TESLA – La journée du samedi 29 mars pourrait être dévastatrice pour l’image de Tesla. Les nombreuses personnes dans le monde qui protestent actuellement contre la marque d’Elon Musk préparent en effet leur « plus grande journée d’action » à ce jour. Elle vise ainsi à organiser 500 manifestations dans les salles d’exposition Tesla à travers le monde, rapporte le média américain The Verge ce jeudi 20 mars, dont les 277 qui se trouvent sur le sol américain.
Alice Hu, directrice exécutive de l’association Planet Over Profit, estime que les manifestants devraient même se sentir libres de protester au milieu des stations « Supercharger », ce réseau de recharge rapide en courant continu déployé depuis 2012 par le constructeur automobile. « Ces autoritaires en herbe peuvent essayer de nous intimider et de nous empêcher d’exercer nos droits au titre du premier amendement, mais ils ne peuvent pas nous empêcher de riposter », affirme-t-elle, visant les actions et mesures contestées menées depuis deux mois par l’administration Trump. Les organisateurs insistent par ailleurs sur le fait que leur mouvement reste avant tout pacifique.
Des manifestations ont commencé dans une poignée de magasins Tesla au début du mois de février, et se sont depuis étendues à des centaines de magasins à travers le monde, de plus en plus de personnes protestant face au démantèlement du gouvernement fédéral américain par Elon Musk. En tant que chef du DOGE (Department of Government Efficiency, ou département de l’efficacité gouvernementale), celui-ci a ainsi déjà licencié des dizaines de milliers d’employés fédéraux depuis le 20 janvier.
Incendies et actes de vandalisme
Brandissant des pancartes et scandant des slogans, les manifestants du « Tesla Takedown » sont devenus en peu de temps le point de ralliement de l’opposition aux coupes budgétaires drastiques.
Les incendies criminels, les actes de vandalisme et de violence contre les salles d’exposition de Tesla se sont également multipliés ces derniers temps, bien qu’ils n’aient aucun lien avec les manifestations pacifiques. Cela a poussé Elon Musk et Donald Trump à qualifier ces actions de « terrorisme intérieur ».
Des membres de l’administration Trump ont par ailleurs indiqué que les manifestants pourraient désormais faire l’objet d’un examen minutieux. La procureure générale Pam Bondi a ainsi promis « des conséquences sévères pour ceux qui sont impliqués dans ces attaques, y compris ceux qui agissent dans l’ombre pour coordonner et financer ces crimes », rapporte The Verge.
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