
« Partons en campagne, partons en campagne », a répété François Ruffin durant son meeting, ce mardi 1er avril 2024.
Isolé à gauche depuis sa rupture avec LFI aux dernières législatives, François Ruffin revient sur le devant de la scène mardi 1er avril 2025 soir, avec un meeting à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Toujours en solitaire, mais avec l’intention de « montrer la lumière » pour fédérer la gauche.
À l’issue d’une heure d’allocution, il a indiqué vouloir « rallumer cette lumière » et « transformer la colère en espoir » avant d’officialiser a moitié sa participation à la présidentielle de 2027. « Partons en campagne, [reprenons] le chemin du terrain », a-t-il lancé.
Est-ce que je suis sur les rangs ? Évidemment.
Remobiliser la gauche
À contre-courant ou en avance sur son camp ? Constatant une forme de « grande résignation » face à la vague populiste d’extrême droite, François Ruffin voulait bel et bien remobiliser la gauche – notamment avec ce meeting.
Comme le retour en force de ses thèmes de prédilection, la « souveraineté » et l’industrie. « On peut en parler, ça fait des points sur lesquels on peut repartir », avait indiqué la veille le député de la Somme, protectionniste assumé. Mais pour cela, « il nous faut rebâtir une force » capable « d’animer le grand peuple ».
Voilà donc l’objet de ce meeting en terrain conquis, dans la ville du communiste Patrice Bessac et du député Alexis Corbière, autre ex-Insoumis « purgé » l’été dernier. Une réunion devant quelques centaines de personnes, mais sans autre grande tête d’affiche.
LFI, un « moteur idéologique » dont il faut se détacher
L’heure n’est donc pas encore au rapprochement avec L’Après de Clémentine Autain, ou Générations de Benoît Hamon. « Nous aurons un moment beaucoup plus collectif. [Mardi] c’est le moment de montrer la lumière », expliquait lundi François Ruffin, espérant aussi « qu’une volonté de travail commun sortira des congrès » des Écologistes et du PS au printemps.
S’il affirme n’avoir « pas de problème à parler d’identité nationale » pour montrer qu’il « tient bon sur les valeurs », il considère que « face à la droite identitaire, le combat doit être de repositionner sur notre terrain, le social et l’économie ». Mais pas autour de La France insoumise (LFI).
Si le parti de Jean-Luc Mélenchon « a été un moteur idéologique », aujourd’hui « le moteur est en panne » et ne parvient plus « à être porteur d’espoir, de joie, de positif », estime François Ruffin. Or, « notre devoir c’est de transformer la colère en espoir », ajoute-t-il.
Avec AFP.
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