QUAND L’ABSURDITE VIENT AU SECOURS DE LA DICTATURE

QUAND L’ABSURDITE VIENT AU SECOURS DE LA DICTATURE (2)
L’info ci-dessous date du premier mandat de Trump, mais reste pertinente, et prend même un nouveau relief: la politique tarifaire de Trump est inspirée d’une note écrite par un certain économiste nommé Ron Vara… qui n’existe pas. Ron Vara n’est que l’anagramme du nom de famille de Peter Navarro, un reactionnaire fanatique qui plaide pour que les USA luttent à mort contre le concurrent « capitaliste communiste » chinois. Dans son livre Death by China, Navarro cite abondamment les soi-disant travaux de ce soi-disant Ron Vara, qu’il présente evidemment comme un expert de grande classe. La « note » qui a inspiré Trump à d’ailleurs été envoyée d’une adresse mail fictive, au nom de Vara, crée par Navarro.
Il se dit de surcroit que l’intérêt de Trump pour Navarro-Vara decoule de l’enchainement suivant: Trump aurait demandé à son beau-fils Jared Kushner de lui trouver un économiste susceptible de donner un appui « scientifique » à sa volonté d’en découdre avec le rival chinois; Kushner aurait alors cherché une idée sur Amazon et serait tombé sur le brûlot Death by China, dont le titre l’aurait convaincu qu’il avait trouvé son homme – et l’expert international Ron Vara par la même occasion. « Si non e vero, e bene trovato », comme disent les Italiens – si ce n’est pas vrai, c’est bien trouvé. On ne peut exclure que ce soit vrai, tant le mensonge, même le plus absurde, est inhérent au neofascisme trumpiste.
Pour rappel, Navarro le faussaire est de retour à la Maison Blanche. Comme tous les autres membres de cette équipe toxique, il a notamment soutenu la légende de « l’élection truquée  » de 2020, qui a porté Biden à la présidence.

États-Unis : quand un conseiller de Trump invente un expert fictif

Le principal conseiller en politique commerciale a mentionné « Ron Vara » à plusieurs reprises. Il ne s’agit en réalité que de l’anagramme de son nom.

Source AFP

Pour l’heure, Peter Navarro bénéficie toujours du soutien du président américain.© SAUL LOEB / AFP

« Ron Vara » n’existe pas. Mercredi 11 décembre, le New York Times a rapporté que le principal conseiller en politique commerciale de la Maison-Blanche avait cité un expert fictif. En effet, il aurait inventé un alter ego pour alimenter des discussions sur le conflit commercial sino-américain. « Ron Vara » n’est autre qu’une anagramme du nom de famille du conseiller, Navarro.

Peter Navarro, connu pour son hostilité envers la Chine, a diffusé une note écrite par « Ron Vara », un expert fictif qu’il a cité dans plusieurs de ses livres. Dans un exercice inhabituel pour un conseiller de la Maison-Blanche, le personnage fictif de Peter Navarro, selon le New York Times, a estimé que Donald Trump pouvait calmer les investisseurs en se retirant publiquement d’un accord avec Pékin.

« Sortez le marché de l’incertitude en n’annonçant AUCUN accord après les élections et augmentez les tarifs douaniers jusqu’à la victoire » lors de la présidentielle de 2020, écrit-il dans un mémo alors que de nouveaux droits de douane doivent entrer en vigueur dimanche. Le New York Times ne précise pas à qui a été envoyé ce mémo. Selon le New York Times, Peter Navarro a confirmé « l’authenticité du mémo », qui a été envoyé à partir d’une adresse e-mail appartenant prétendument à Ron Vara.

Soutien de Trump

À DécouvrirLe Kangourou du jourRépondreEn octobre dernier, une universitaire australienne avait dévoilé que Peter Navarro avait cité Ron Vara comme expert plus d’une douzaine de fois dans 5 de ses 13 livres, dans lesquels il se livrait à des critiques virulentes sur la Chine. D’autres responsables de l’administration ont été licenciés ou ont dû démissionner quand ils ont révélé avoir inventé des qualifications, y compris un haut fonctionnaire du département d’État qui avait montré une fausse couverture du magazine Time avec sa photo.

Pour l’heure, Peter Navarro bénéficie toujours du soutien du président. Selon le Wall Street Journal, Donald Trump pourrait annoncer un report des tarifs douaniers supplémentaires de 10 % sur quelque 160 milliards de dollars de marchandises chinoises prisées par les Américains, telles que les téléphones portables ou les chaussures de sport.

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