Ce soir, dans le Vaucluse, c’est une marée brune.
Ville après ville, l’extrême droite progresse. Elle gagne des mairies. Elle s’installe. Elle banalise ses idées. Elle avance parce que des années de politiques antisociales ont fracturé les quartiers populaires et laissé la colère sans débouché.
Et comme si cela ne suffisait pas, Avignon repasse à droite.
Il ne reste plus que deux maires de gauche dans tout le département.
Le résultat est dur. Il est amer. Mais il doit surtout être un signal d’alarme et un point de départ.
Car la réponse ne viendra pas seulement des urnes. Elle viendra des luttes.
Elle viendra des syndicats.
Elle viendra des associations.
Elle viendra des collectifs antifascistes.
Elle viendra des quartiers populaires.
Elle viendra de celles et ceux qui refusent la résignation.
Face à la montée de l’extrême droite, il n’y a pas de raccourci.
Il faut reconstruire un front antifasciste social, populaire et combatif.
Ce soir la colère est là.
Demain il faut la transformer en organisation.
Pas de fatalité.
Pas de résignation.
Pas un pas en arrière.