1er Mai De Kyiv à Donetsk…

Depuis quatre ans, les travailleurs et les travailleuses d’Ukraine défendent leurs droits face à l’agression impérialiste de la Fédération de Russie, le droit à l’indépendance de leur pays et à sa sou- veraineté mais aussi leurs acquis sociaux et démo- cratiques. Leurs acquis sont menacés à la fois par des mesures ultralibérales du gouvernement de Volodymyr Zelensky et de sa Première ministre Ioulia Svyrydenko, mais aussi et surtout par le régime fas- ciste de Poutine, qui, en Russie même, interdit à sa population les libertés démocratiques les plus élé- mentaires, réprime et assassine toute opposition.

Depuis le début de l’agression, ce sont des cen- taines de milliers de salarié•es qui ont rejoint les forces armées ukrainiennes. Nombre d’entre eux et elles étaient syndiqué•es et leurs syndicats les soutiennent sur le front en leur apportant une aide matérielle et morale. Nombre d’entre eux et elles s’organisent aujourd’hui en syndicats de soldats et soldates (comme celles regroupées depuis 2014 dans Veteranka) ; des appelé•es défendent aussi les droits LGBT dans les rangs de l’armée.

Chemins de fer, universités, hôpitaux…

Pour autant, sous les bombes meurtrières russes, les Ukrainiennes et les Ukrainiens n’abandonnent pas le combat de classe. Elles et ils résistent aux at- taques antisociales de l’oligarchie ukrainienne et du gouvernement Zelensky-Svyrydenko. Leurs organi- sations syndicales s’opposent au démantèlement du Code du travail, à la fermeture d’écoles ou d’hôpi- taux… Et surtout à la corruption.

Dans les entreprises et services publics, les luttes se poursuivent. Ainsi les cheminotes et les chemi- nots ont remporté une victoire et obtenu le recouvre- ment de ce qui leur était dû par la convention collec- tive de la compagnie de chemins de fer ukrainienne, Ukrzaliznytsia. Ihor Starosiek, cheminot à Kryvyi Rih, a gagné avec son syndicat, la KVPU, contre les che- mins de fer et arraché l’indemnisation de ses arrêts maladie.

À Kyiv, 1 000 étudiant•es de l’université Taras- Chevtchenko, à l’appel de leurs organisations syn- dicales, se sont mobilisé•es contre les violences sexistes de leur recteur et pour obtenir sa destitution en envahissant le rectorat

Les soignants•es défendent un système de santé menacé à la fois par l’agression russe mais aussi, comme chez nous, par les mesures d’austérité. Nous saluons l’annulation du licenciement de 40 méde- cins ambulanciers de Myrnohrad, dans la région de Donetsk, qui ont été soutenus par le syndicat du per- sonnel soignant Soyez comme nous sommes (dont le RESU soutient l’action, voir verso).

Bien qu’en période de guerre et alors que la loi martiale entrave l’action syndicale, le mouvement syndical ukrainien lutte pour la liberté, pour la démo- cratie et pour ses revendications sociales.

Et remporte des victoires !

Le mouvement ouvrier ukrainien vit et combat Solidarité internationale avec les travailleurs et les travailleuses d’Ukraine !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comité français du Réseau européen de solidarité avec l’Ukraine (RESU) : ukrainesolidaritefrance@gmail.com