Le monde
Mis à jour aujourd’hui à 20h11
Ce qu’il faut retenir samedi 25 avril en fin de journée
- Donald Trump annonce l’annulation du voyage au Pakistan des émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner. « Trop de temps perdu à voyager, trop de travail ! En plus, il y a d’énormes divisions et une grande confusion au sein de leur “direction” », a-t-il écrit pour justifier sa décision.
- L’Iran dit ne pas savoir si les Etats-Unis sont « réellement sérieux » en diplomatie. Le ministre des affaires étrangères iranien écrit avoir « présenté [à Islamabad] la position de l’Iran concernant un cadre viable pour mettre fin durablement à la guerre ». Il a quitté le Pakistan pour prendre la direction de Mascate, capitale du sultanat d’Oman, avant de se rendre à Moscou.
- Les gardiens de la révolution affirment que le contrôle du détroit d’Ormuz est la « stratégie définitive » de l’Iran. Les pasdarans appellent également Washington à « accepter la réalité » et à ne plus « se laisser manipuler » par le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou.
- Ankara pourrait envisager de participer à des opérations de déminage dans le détroit d’Ormuz. L’Allemagne est prête à déployer le Fulda, un chasseur de mines, pour sécuriser le détroit après la guerre en Iran.
- Benyamin Nétanyahou ordonne à l’armée israélienne de frapper des cibles du Hezbollah au Liban « avec force », alors que l’armée accuse le mouvement pro-iranien de violer le cessez-le-feu après des tirs de roquettes du sud du Liban.
- Des Palestiniens votent en Cisjordanie et dans la bande de Gaza pour les municipales, premier scrutin depuis la guerre à Gaza.
- Au moins 2 496 morts au Liban depuis le 2 mars, a annoncé le ministère de la santé libanais dans un communiqué.
Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a ordonné à l’armée de « frapper des cibles du Hezbollah au Liban avec force », a déclaré son bureau dans un communiqué, selon le quotidien israélien The Times of Israel.
Cette annonce fait suite au lancement samedi de roquettes et de drones par le Hezbollah contre le nord d’Israël, ainsi que contre des troupes stationnées dans le sud du Liban, malgré le cessez-le-feu. Le mouvement pro-iranien mène ces attaques en réponse, selon lui, à des violations israéliennes de la trêve.
Le ministère de la santé libanais a annoncé que des frappes israéliennes, menées samedi dans le sud du pays, avaient fait six morts, malgré un fragile cessez-le-feu, prolongé cette semaine, entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah.
Le ministère avait fait état plus tôt de quatre morts dans « deux frappes de l’ennemi israélien, visant un camion et une moto, dans la localité de Yohmor, dans le district de Nabatiyé », selon son communiqué. Il a ensuite ajouté qu’une frappe aérienne israélienne sur la localité de Safad El-Battikh, dans le district de Bint Jbeil, avait fait deux morts et 17 blessés.
Dans un message publié sur le réseau social X après avoir quitté samedi Islamabad, Abbas Araghtchi, le ministre des affaires étrangères iranien, a écrit avoir « présenté la position de l’Iran concernant un cadre viable pour mettre fin durablement à la guerre », ajoutant « ne pas encore savoir si les Etats-Unis étaient réellement sérieux en diplomatie ».
Peu après le départ de M. Araghtchi du Pakistan, le président américain, Donald Trump, a déclaré que Washington n’enverrait pas d’émissaires à Islamabad pour des discussions, comme il était prévu.
Les gardiens de la révolution affirment que le contrôle du détroit d’Ormuz est la « stratégie définitive » de l’Iran
Dans un communiqué relayé par les médias iraniens, le corps des gardiens de la révolution islamique dénonce une nouvelle « humiliation » des Etats-Unis. Ils affirment que les opérations américaines pour récupérer un pilote américain dans le centre de l’Iran constituaient une répétition de l’échec de l’opération « Eagle Claw », les 24 et 25 avril 1980, pour libérer les otages de l’ambassade américaine à Téhéran. Le texte met en garde contre toute nouvelle attaque, affirmant qu’elle entraînerait une riposte « au-delà des attentes ».
Les pasdarans appellent également Washington à « accepter la réalité », à ne plus « se laisser manipuler » par le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et veulent un retrait « rapide et inconditionnel » des forces américaines.
Le communiqué réaffirme par ailleurs la stratégie militaire iranienne, notamment le « contrôle et la gestion » du détroit d’Ormuz : « Contrôler le détroit d’Ormuz et maintenir l’effet dissuasif qui en découle sur l’Amérique et les soutiens de la Maison Blanche dans la région est la stratégie définitive de la République islamique d’Iran. »
Au moins 2 496 morts au Liban depuis le 2 mars
Au moins 2 496 personnes ont été tuées et 7 725 blessées par des frappes israéliennes au Liban depuis leur début le 2 mars, a annoncé le ministère de la santé dans un communiqué relayé par l’Agence nationale de l’information libanaise, samedi. Le ministère de la santé a annoncé que des frappes israéliennes menées samedi dans le sud du pays avaient fait quatre morts, malgré le cessez-le-feu entré en vigueur le 17 avril, qui a été prolongé cette semaine, selon Donald Trump. Des frappes israéliennes ont fait six morts vendredi dans le sud du Liban, selon le ministère.
Le bilan publié samedi marque une nette hausse par rapport au dernier décompte communiqué par le ministère le 17 avril, qui faisait état de 2 294 morts, dont 177 enfants.
Sur Le Monde aujourd’hui
Donald Trump annonce l’annulation du voyage au Pakistan des émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner
Le président américain a déclaré samedi à la correspondante de Fox News à la Maison Blanche, Aishah Hasnie, que les négociateurs américains Steve Witkoff et Jared Kushner ne se rendraient finalement pas au Pakistan pour des discussions avec l’Iran. Donald Trump a estimé qu’il n’était pas utile pour la délégation américaine de rejoindre le Pakistan. Il a ajouté que les responsables iraniens pouvaient contacter Washington « à tout moment ».
« J’ai dit à mes équipes, alors qu’elles se préparaient à partir : “Non, vous n’allez pas faire un vol de dix-huit heures pour aller là-bas. Nous avons toutes les cartes. Ils peuvent nous appeler quand ils veulent, mais vous n’allez pas faire un vol de dix-huit heures pour rester assis à parler de rien” », a-t-il déclaré.
Le président a ensuite publié un message sur son réseau, Truth Social, confirmant l’annulation de ce voyage : « Trop de temps perdu à voyager, trop de travail ! En plus, il y a d’énormes divisions et une grande confusion au sein de leur “direction”. Personne ne sait qui est aux commandes, y compris eux-mêmes. Et puis, nous avons toutes les cartes, eux n’en ont aucune ! S’ils veulent parler, ils n’ont qu’à appeler !! »
Londres et Helsinki condamnent les attaques contre les journalistes au Liban après la mort d’Amal Khalil
Après la mort de la journaliste Amal Khalil, tuée mercredi dans une frappe israélienne au Liban, le Royaume-Uni et la Finlande ont condamné les attaques visant des journalistes. Dans un communiqué conjoint publié sur le réseau social X, les deux pays ont souligné que les journalistes « jouent un rôle essentiel pour mettre en lumière la réalité dévastatrice de la guerre ».
« Les attaques contre les journalistes au Liban, y compris celle qui a coûté la vie à Amal Khalil le 22 avril, sont inacceptables », énonce le texte. En tant que coprésidents de la Media Freedom Coalition, Londres et Helsinki ont condamné « toute violence » visant les professionnels des médias. Ils ont également appelé les autorités israéliennes, ainsi que l’ensemble des parties au conflit, à « tout mettre en œuvre » pour garantir que les journalistes au Liban puissent exercer leur travail « librement et en toute sécurité ».
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Le premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a qualifié samedi de « chaleureux et cordial » l’entretien qu’il a eu avec Abbas Araghtchi, son homologue iranien. « Heureux d’avoir rencontré aujourd’hui à Islamabad le ministre des affaires étrangères iranien et sa délégation », écrit M. Sharif sur le réseau social X, évoquant un « échange de vues très chaleureux et cordial sur la situation régionale actuelle ».
Ils ont également abordé des questions d’intérêt commun, dont le renforcement des relations bilatérales entre le Pakistan et l’Iran, selon le chef du gouvernement pakistanais.
Abbas Araghtchi, le ministre des affaires étrangères iranien, poursuit sa tournée diplomatique et quitte le Pakistan
Après le Pakistan, Oman. Abbas Araghtchi, le ministre des affaires étrangères iranien, a quitté le Pakistan pour prendre la direction de Mascate, la capitale du sultanat d’Oman, rapportent les médias iraniens. Dans un message sur le réseau social X, le ministre avait annoncé cette tournée, dont la dernière étape sera Moscou. « Départ pour une tournée (…) à Islamabad, Mascate et Moscou. L’objectif de mes visites est de nous coordonner étroitement avec nos partenaires sur les questions bilatérales et de consulter sur les évolutions régionales. Nos voisins sont notre priorité », a-t-il écrit, vendredi.
Les émissaires de Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, doivent se rendre, samedi, au Pakistan en vue de pourparlers « avec des représentants de la délégation iranienne », a affirmé la Maison Blanche.
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L’armée israélienne accuse le Hezbollah de violer le cessez-le-feu après deux tirs de roquettes du sud du Liban
Deux roquettes tirées dans le sud du Liban en direction du nord d’Israël ont été détectées, a annoncé l’armée israélienne, sans faire état de victimes. Ces tirs ont déclenché des sirènes d’alerte dans les localités de Manara, Margaliot et Misgav Am. Une roquette a été interceptée, tandis que l’autre est tombée dans une zone non habitée. L’armée israélienne a dénoncé une « violation flagrante du cessez-le-feu » imputée au Hezbollah. L’armée israélienne ajoute qu’elle a tué plus de 15 combattants dans le sud du Liban.
Les médias officiels libanais ont, de leur côté, rapporté plusieurs frappes dans le sud du pays, notamment dans la localité de Yohmor (district de Nabatiyé), où quatre personnes auraient été tuées.
Le ministre des affaires étrangères iranien s’entretient avec le chef de l’armée et le premier ministre pakistanais
Arrivé vendredi soir à Islamabad, Abbas Araghtchi, le ministre des affaires étrangères iranien, s’est entretenu samedi avec le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, et le premier ministre, Shehbaz Sharif. Selon son ministère, M. Araghtchi a exposé à ses interlocuteurs « les positions de principe de [l’Iran] concernant les derniers développements liés au cessez-le-feu et à la fin complète de la guerre imposée contre l’Iran ».
L’agence officielle IRNA a ajouté que les deux parties ont évoqué les relations bilatérales ainsi que le renforcement de la coopération régionale, en particulier les efforts diplomatiques en cours pour mettre fin au conflit. Le chef de la diplomatie iranienne a également remercié le Pakistan pour son soutien aux Palestiniens et pour ses efforts en faveur de la mise en œuvre du cessez-le-feu au Liban, selon la même source.
Mais « aucune rencontre n’est prévue entre l’Iran et les Etats-Unis », a affirmé sur le réseau social X son porte-parole, Esmaeil Baghaei, précisant que les positions iraniennes seraient transmises à la partie américaine par les médiateurs pakistanais.
La marine américaine intercepte le « Herby », un pétrolier iranien
Dans un communiqué diffusé sur le réseau social X, le commandement central des Etats-Unis (CentCom) annonce que « le destroyer lance-missiles USS Rafael-Peralta (DDG-115) a intercepté un navire battant pavillon iranien tentant de rejoindre un port en Iran, dans le cadre du blocus maritime imposé par les Etats-Unis ».
Dans sa publication, le CentCom montre le pétrolier Herby (IMO 9362059), exploité par la National Iranian Tanker Company. Selon le compte TankerTrackers, le pétrolier avait cessé d’émettre son signal d’identification automatique (AIS) le 12 avril au large de la côte sud-ouest de l’Inde alors qu’il faisait route vers l’Iran. Aucune précision n’a été donnée par la marine américaine sur le sort du navire après son interception.
L’Iran menace d’une riposte si le blocus américain se poursuit
Le commandement des forces armées iraniennes a mis en garde les Etats-Unis contre toute poursuite d’actions navales dans la région. Dans un communiqué, l’état-major iranien prévient que « si les forces armées américaines poursuivent leur blocus et persistent dans leurs actes de banditisme et de piraterie dans la région, elles doivent savoir qu’elles s’exposent à une riposte des puissantes forces armées iraniennes. Nous sommes prêts et déterminés, et surveillons les agissements et les mouvements de nos ennemis ».
Des frappes israéliennes font quatre morts dans le sud du Liban
Le ministère de la santé libanais a annoncé que des frappes israéliennes menées samedi dans le sud du pays avaient fait quatre morts, malgré un fragile cessez-le-feu, prolongé cette semaine, entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah.
« Deux frappes de l’ennemi israélien, visant un camion et une moto, dans la localité de Yohmor, dans le district de Nabatiyé, ont fait quatre morts », a précisé le ministère dans un communiqué.
Des Palestiniens votent en Cisjordanie et dans la bande de Gaza pour les municipales, premier scrutin depuis la guerre à Gaza
Les Palestiniens de Cisjordanie et d’autres de la bande de Gaza votent samedi pour désigner leurs maires et conseillers municipaux, premières élections depuis le début de la guerre dans l’enclave palestinienne, en 2023. Près de 1,5 million de personnes sont inscrites sur les listes électorales en Cisjordanie occupée, et 70 000 dans la zone de Deir Al-Balah, les deux régions concernées, selon la commission électorale centrale, sise à Ramallah. Des images de l’Agence France-Presse (AFP) prises dans la matinée à Al-Bireh, en Cisjordanie, et à Deir Al-Balah montrent des électeurs arrivant au compte-gouttes dans les bureaux de vote.
Les conseils municipaux gèrent des services essentiels comme l’eau, l’assainissement et les infrastructures locales, sans pouvoir législatif. Faute d’élections présidentielles et législatives depuis 2006, ils restent l’une des rares institutions démocratiques fonctionnelles sous l’Autorité palestinienne. Celle-ci fait face à des accusations de corruption, et les bailleurs de fonds conditionnent de plus en plus leur soutien à des réformes visibles, notamment au niveau de la gouvernance locale.
Pour le coordonnateur spécial adjoint de l’ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient, Ramiz Alakbarov, le scrutin est « une occasion importante pour les Palestiniens d’exercer leurs droits démocratiques, à un moment particulièrement difficile ». L’Union européenne a salué une « étape importante vers une démocratisation plus large et un renforcement de la gouvernance locale ».
La plupart des listes sont alignées avec le Fatah, le parti nationaliste du président Mahmoud Abbas, au pouvoir depuis 2005, ou sans étiquette. Aucune ne se réclame du Hamas, rival islamiste du Fatah, qui contrôle près de la moitié de la bande de Gaza.
Certains aspirants candidats ont affirmé n’avoir pas pu se présenter, dont Mohammad Dweikat, à Naplouse. Il a assuré à l’AFP que des personnes sur sa liste avaient été retenues en détention jusqu’à la fin de la période d’inscription.
Les bureaux de vote fermeront à 19 heures (18 heures à Paris) en Cisjordanie, et à 17 heures (16 heures) à Deir Al-Balah, pour permettre un dépouillement à la lumière du jour, faute d’électricité. A Naplouse, où une seule liste est en lice, une femme devrait être élue à la tête de la mairie pour la première fois.
La Cisjordanie a connu des élections municipales en 2017 et en 2021-2022. Mais dans la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas depuis 2007, il s’agit des premières depuis les législatives de 2006 remportées par le mouvement islamiste.
Pour l’expert en sciences politiques Jamal Al-Fadi, de l’université Al-Azhar au Caire, l’Autorité palestinienne entend avec le scrutin à Deir Al-Balah y mesurer son influence, faute de sondages récents.
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L’Allemagne prête à déployer le « Fulda », un chasseur de mines, pour sécuriser le détroit d’Ormuz après la guerre en Iran
Le Fulda, un dragueur de mines allemand, doit être prochainement prépositionné en mer Méditerranée en vue d’une éventuelle mission dans le cadre de l’OTAN, a précisé une porte-parole du ministère de la défense allemand à l’Agence France-Presse (AFP). Il s’agit d’apporter une « contribution significative et visible à une coalition internationale visant à protéger la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz », a-t-elle ajouté.
Plusieurs pays « non belligérants » se sont dits prêts mi-avril pour une mission « neutre » qui permettrait de sécuriser le détroit d’Ormuz, que les Etats-Unis ont affirmé la semaine dernière être en train de déminer avec Téhéran, sans que l’information n’ait été confirmée par la République islamique.
Le navire allemand se trouvait encore samedi dans le port de Kiel, sur la mer Baltique, où des préparatifs logistiques et administratifs sont menés « pour un éventuel déploiement dans le détroit d’Ormuz ». Dans un premier temps, le navire doit être stationné en Méditerranée, avec un équipage de 40 à 45 personnes. Ce positionnement doit permettre de « gagner un temps précieux » pour pouvoir déployer rapidement les capacités du navire, précise le communiqué. Toutefois, un engagement dans le détroit d’Ormuz ne sera possible qu’en cas de « fin durable des hostilités », d’une « base de droit international » et si l’armée dispose d’un « mandat du Bundestag », la chambre basse du Parlement allemand, assure le communiqué.
La base de droit international pourrait consister en un possible élargissement de la mission européenne « Aspides » de protection du trafic maritime en mer Rouge, a déclaré le ministre de la défense allemand, Boris Pistorius, au quotidien Rheinische Post samedi. Une option qu’il juge « appropriée et envisageable ». Cette mission, lancée en février 2024 par les membres de l’Union européenne, vise à protéger la navigation commerciale contre les attaques de la milice pro-iranienne des houthistes, basée au Yémen.
Carburant : Emmanuel Macron rassure sur l’absence de pénurie en France malgré les tensions au Moyen-Orient
Le chef de l’Etat s’est voulu rassurant, samedi, affirmant que la guerre au Moyen-Orient ne laissait aujourd’hui « envisager aucune pénurie » de carburant en France, mettant en garde contre les scénarios qui risquent de provoquer des « comportements de panique ».
Le patron de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a estimé vendredi que si le blocage du détroit d’Ormuz, dans le Golfe, perdurait « encore deux ou trois mois », la France entrerait « dans une ère de pénurie énergétique ».
« On n’est pas dans le scénario qui est un des scénarios du pire que vous avez décrit, qui n’est aujourd’hui pas le plus probable et qu’il ne m’appartient pas de commenter », a déclaré le président français, interrogé sur cette hypothèse lors d’une conférence de presse dans le cadre d’une visite à Athènes. « Je me garderais bien de faire de la politique-fiction, parce que (…) je sais comment la psychologie peut se comporter. On n’est pas là pour expliquer le pire des risques », a-t-il poursuivi.
Selon lui, « la pire des choses, dans ces moments où il y a des tensions, de l’incertitude géopolitique, c’est que ces tensions soient accrues par des comportements de panique ». « Et bien souvent, la pénurie, on la crée par ces comportements de panique eux-mêmes », a-t-il estimé. « Je crois pouvoir vous dire à ce stade que la situation est contrôlée », malgré l’impact sur les prix, et qu’« aujourd’hui la situation ne nous fait envisager aucune pénurie », a encore déclaré Emmanuel Macron.
Il a appelé à « une réouverture complète, conforme au droit international, à la liberté de navigation, sans péage [du] détroit d’Ormuz », en vue d’un retour à la normale qui ensuite serait progressif.

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Téhéran ouvert au dialogue avec Washington mais inflexible sur l’enrichissement d’uranium
L’Iran se dit ouverte à des discussions avec les Etats-Unis tout en excluant de renoncer à son programme d’enrichissement d’uranium. « Les négociations ne peuvent aboutir que si nos adversaires reconnaissent le droit de notre nation à l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire », a déclaré samedi l’ambassadeur d’Iran en Inde, Mohammad Fatali, dans un message publié sur le réseau social X. L’Iran a « toujours soutenu la voie diplomatique », a-t-il ajouté, en référence à une tribune publiée dans la presse indienne.
Signataire du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, l’Iran estime que ce texte lui garantit le droit de développer une énergie nucléaire à des fins civiles, y compris l’enrichissement d’uranium sur son territoire. Cette technologie peut toutefois être utilisée à des fins civiles ou militaires.
Téhéran a enrichi de l’uranium à des niveaux bien supérieurs à ceux habituellement associés à un usage civil et l’administration Trump fait pression pour que l’Iran abandonne ce programme.
Reprise des vols internationaux au départ de Téhéran
Les vols internationaux au départ de Téhéran ont repris pour la première fois depuis le début du conflit opposant l’Iran aux Etats-Unis et à Israël, à la fin de février. Quatre vols ont décollé tôt samedi de l’aéroport Imam Khomeini à destination d’Istanbul, tous affrétés par des compagnies iraniennes. « Grâce aux efforts des compagnies nationales, un premier groupe de passagers a été acheminé vers Médine, Mascate et Istanbul », selon les agences de presse iraniennes IRNA et Mehr.
Le PDG de la compagnie nationale iranienne, cité par Voice of America en farsi, a annoncé le lancement samedi de vols destinés à transporter quelque 30 000 pèlerins vers l’Arabie saoudite, tout en précisant que les itinéraires seraient plus longs qu’auparavant. Selon Taher Abdolhayi, les vols, qui empruntaient auparavant une route directe vers le sud, devront désormais passer par le sud-est, survoler le golfe Persique, puis l’espace aérien omanais avant d’entrer en Arabie saoudite.
Donald Trump évoquera l’Iran et l’OTAN avec le roi Charles III lors de sa visite d’Etat
Charles III sera la semaine prochaine en visite d’Etat aux Etats-Unis, pour la première fois depuis son accession au trône en 2022. D’une durée de quatre jours, de lundi à jeudi, cette visite d’Etat est programmée à l’occasion du 250e anniversaire de la sécession des treize colonies britanniques d’outre-Atlantique.
Avant cette visite, Donald Trump a expliqué, vendredi, à l’agence de presse Reuters qu’il comptait aborder la guerre en Iran ainsi que les tensions au sein de l’OTAN avec Charles III. Le président américain a précisé qu’il évoquerait également la taxe britannique sur les services numériques, qui vise plusieurs grandes entreprises technologiques. « Je vais parler de tout », a déclaré M. Trump. « C’est un ami à moi, et c’est quelqu’un de formidable. »
Le président américain a menacé d’imposer des droits de douane au Royaume-Uni si le premier ministre, Keir Starmer, ne renonçait pas à cette taxe.
Washington sanctionne un raffineur chinois et accentue la pression sur l’Iran
Les Etats-Unis ont annoncé vendredi des sanctions contre l’un des plus grands raffineurs privés chinois, Hengli Petrochemical, accusé d’acheter du pétrole iranien, une décision qui accentue la pression économique sur Téhéran tout en risquant de tendre les relations avec Pékin.
Selon le département du Trésor américain, Hengli, acteur majeur du raffinage privé en Chine, a acquis pour plusieurs milliards de dollars de pétrole et produits pétroliers iraniens, faisant de lui l’un des principaux clients de l’Iran.
Washington a également sanctionné une quarantaine de sociétés de transport maritime et de pétroliers impliqués dans la flotte fantôme utilisée pour acheminer le brut iranien.
Le président américain, Donald Trump, doit rencontrer son homologue chinois, Xi Jinping, à Pékin en mai, la Chine étant le premier importateur de pétrole iranien.
Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a affirmé que Washington poursuivrait ses efforts pour entraver les réseaux permettant à l’Iran d’exporter son pétrole, avertissant que tout acteur impliqué s’expose à des sanctions.
Ankara pourrait envisager de participer à des opérations de déminage dans le détroit d’Ormuz
Hakan Fidan, le ministre des affaires étrangères turc, déclare qu’Ankara pourrait envisager de participer à des opérations de déminage dans le détroit d’Ormuz en cas d’accord de paix entre l’Iran et les Etats-Unis, rapporte l’agence de presse Reuters.
S’exprimant devant des journalistes à Londres hier, Fidan a précisé que tout travail de déminage serait mené par une équipe technique composée de plusieurs pays, et que la Turquie n’aurait « aucun problème » à y participer. Il a également affirmé qu’il pensait que les questions liées au programme nucléaire iranien pourraient être résolues lors du prochain cycle de négociations au Pakistan.