Loi Yadan : « Il s’agit de rendre illégale la discussion sur ce qu’est devenu l’État d’Israël »
4 avr. 2026 À l’air libre
Contestée par 700 000 citoyens, la loi Yadan, qui affirme lutter contre les « formes renouvelées de l’antisémitisme », sera examinée à l’Assemblée jeudi 16 avril. Pour le philosophe Étienne Balibar, ce texte conduirait à « interdire l’usage de mots » tels que « génocide », « apartheid » et « résistance ». La proposition de loi Yadan, qui devrait être examinée jeudi 16 et vendredi 17 avril à l’Assemblée nationale, affirme lutter contre l’antisémitisme. Ou plutôt, contre ses « formes renouvelées ». C’est dans cette notion imprécise que se situent tous les risques pour les libertés publiques et la liberté d’expression d’une loi dénoncée par près de 700 000 citoyen·nes français·es signataires d’une pétition sur le site de l’Assemblée nationale. Notre invité, Étienne Balibar, est l’un des plus grands philosophes français. Il estime que cette loi est « liberticide », qu’elle est aussi « une faute morale » et une « erreur politique » qui « essentialise » les personnes juives au lieu de les protéger. Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix et Joseph Confavreux, préparée avec Joseph Confavreux et Adèle Humbert.
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