Le secrétaire général du Parti des Travailleurs Belges

Raoul Hedebouw  

Le secrétaire général du PTB, a ouvert le huitième Congrès du Parti de la Gauche européenne, qui a commencé à Bruxelles par ces mots:
 » Le matin, on se demande toujours ce que la nuit a apporté. Donald Trump s’est-il déguisé en Jésus, est-il devenu employé de la Croix-Rouge, va-t-il annoncer un blocus d’un autre blocus, ou prétendra-t-il avoir dégagé le détroit d’Ormuz et attendre une grosse embrassade du président chinois Xi Jinping ?
Personne ne le sait. C’est ainsi que le monde nous est présenté : une suite interminable de faits isolés et déconnectés.
On veut que les gens restent aveugles, que le chaos règne dans leur esprit. On veut qu’ils se sentent impuissants, en leur présentant la réalité brutale comme inévitable. C’est une stratégie délibérée.
Nous avons une autre stratégie, une stratégie d’émancipation. Celui qui étudie et comprend acquiert de la lucidité. Celui qui se lève et s’organise acquiert une force collective. Celui qui perçoit la dynamique qui relie toutes les choses découvre aussi les forces qui font basculer le monde. Cela libère.
Lucidité, organisation et libération : tel est l’objectif de ce huitième congrès du Parti de la Gauche européenne.
C’est pour moi un véritable plaisir de vous souhaiter la bienvenue à ce congrès, au nom du PTB, le parti du pays hôte.
Toute société de classes se divise en deux, et toute ville dans une société de classes se divise en deux. Il y a deux Bruxelles.
Il y a le Bruxelles de l’OTAN, celui du célèbre cireur de chaussures, Marc Rutte. Il y a le Bruxelles de la Commission européenne d’Ursula von der Leyen. Il y a le Bruxelles de BusinessEurope et de la lobbycratie autour du Parlement européen.
Je vous souhaite la bienvenue dans un autre Bruxelles. Le Bruxelles d’en bas, celui des conducteurs de tram, des techniciens des dépôts, des ouvriers du bâtiment, des employés de l’aéroport, des magasiniers, des coursiers, des employés de commerce, des soignants, des agents de nettoyage. Ce Bruxelles de 1,2 million d’habitants, originaires de 186 pays différents.
Le Bruxelles où 110 000 personnes tracent une ligne rouge contre le génocide, le Bruxelles où, l’année dernière, 14 mobilisations massives ont eu lieu contre le gouvernement de droite en Belgique.
Le Bruxelles où Karl Marx et Friedrich Engels ont écrit le Manifeste du parti communiste, le Bruxelles où, selon les derniers sondages, notre parti – le PTB – est devenu de loin le premier parti.
Bienvenue donc, à Bruxelles.
Nous vivons un basculement d’époque. L’impérialisme pourri et décadent est sous pression, et plus il perd du terrain, plus il se débat avec frénésie et audace.
Camarades et amis, nous n’avons pas le luxe de ne pas travailler ensemble. Nous avons le devoir d’apprendre les uns des autres et de collaborer, avec les 40 partis et mouvements de 24 pays, membres du parti de la Gauche européenne, ainsi qu’avec les syndicats, les organisations de jeunesse, les mouvements de la société civile et les organisations du Sud global.
Travaillons ensemble pour faire de ce congrès un succès. Efforçons-nous de construire l’unité. Et mettons ça en pratique: retrouvons-nous à la manifestation européenne pour la paix « La justice sociale, pas la guerre » à Bruxelles, le dimanche 14 juin.
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