Ma Politique Sans Politique.
Lucie Castets, l’arriviste modèle de cette caste politique qui recycle les siens pendant que le pays s’enfonce. La voilà enfin récompensée : après avoir été propulsée maire du 12e arrondissement, la voilà désormais promise à la présidence de Paris Entertainment Company. 
Encore un fauteuil, encore un titre, encore une rémunération confortable payée par les contribuables. Bonjour le cumul des postes, les conflits d’intérêts et les privilèges d’une petite oligarchie qui ne connaît jamais le chômage.
Pendant ce temps, les Français, eux, serrent la ceinture. Mais pour cette élite politique-là, il y a toujours une place au chaud. PEC, cette société détenue majoritairement par la mairie de Paris, gère l’Accor Arena, l’Adidas Arena et le Bataclan, avec derrière elle des montagnes d’argent public : 1,64 milliard d’euros débloqués sur six ans. Oui, milliard. À ce niveau, ce n’est plus de la gestion, c’est un puits sans fond financé par les citoyens pendant que les déficits explosent.
Ils auront quand même mis du temps à lui trouver une planque. Mais rassurez-vous : la République des copains finit toujours par recaser les siens. Et Lucie Castets pourra enfin « vivre de la politique », comme tant d’autres professionnels du système. Car il faut bien comprendre une chose : ces gens-là ne quittent jamais vraiment le circuit. Ils passent d’un cabinet à une mairie, d’une mairie à une entreprise parapublique, d’une entreprise publique à un ministère, puis reviennent donner des leçons de morale à la télévision.
Et le plus savoureux, c’est l’hypocrisie. L’ex-candidate du Nouveau Front populaire, celle qui a failli devenir Première ministre après les élections législatives, parade aujourd’hui dans les rassemblements entre amis politiques, aux côtés de Clémentine Autain, Marine Tondelier, Olivier Faure ou encore François Ruffin pour réclamer un grande « primaire » de la gauche… tout en cherchant soigneusement à écarter Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise . 
Une gauche qui prétend défendre le peuple mais qui passe son temps à régler ses comptes d’appareil, distribuer les places et organiser ses petites cuisines internes loin des préoccupations réelles des Français. On nous parle sans cesse d’égalité, de justice sociale, de lutte contre les privilèges… mais quand il s’agit de voter les rémunérations des copains, plus personne ne trouve rien à redire. 
Regardez Marie Barsacq ancien ministre sous Bayrou : elle aussi nommée en même temps, directrice générale après son passage au gouvernement, avec selon Le Canard enchaîné un salaire de 240 000 euros par an. Un salaire voté sur mesure. Pas de grille salariale, pas de mérite mesurable, pas de concurrence. Juste le carnet d’adresses. Voilà la vraie méritocratie macroniste et socialiste : celle du réseau, du piston et du renvoi d’ascenseur.
Et après ça, ils osent encore expliquer au « petit peuple » comment vivre, quoi penser, pour qui voter, quelles alliances accepter ou quelles primaires organiser. Depuis leurs bureaux climatisés et leurs rémunérations indécentes, ils donnent des leçons à ceux qui bossent dur pour survivre. Ces gens se prétendent anticapitalistes alors qu’ils incarnent le pire capitalisme de connivence : celui où l’argent public nourrit une caste de professionnels de la politique qui ne risquent jamais rien.
Le plus tragique, c’est qu’ils ne comprennent même plus pourquoi les Français désertent les urnes. Ils pensent encore que le problème vient du peuple, jamais d’eux-mêmes. Pourtant, la colère monte. Parce que les citoyens voient très bien ce qui se joue : une petite noblesse moderne qui se partage les postes, les salaires et les avantages pendant que le pays décline.
On oublie trop souvent cette vérité brutale : il existe ceux qui vivent pour la politique, et ceux qui vivent de la politique. Les premiers sont rares. Les seconds pullulent. Et ils sont prêts à tout pour conserver leurs privilèges, leurs réseaux et leurs prébendes. À force de cynisme, de copinage et d’arrogance, cette classe politique nourrit elle-même le rejet qu’elle prétend combattre.
Vivement 2027… 
Abdou Bill.