LA CHUTE DE LA MAISON BLANCHE
DERNIÈRES ÉVOLUTIONS DE LA DÉCOMPOSITION TRUMPISTE
Chaque semaine qui passe entraîne un peu plus Trump vers sa chute mais on a probablement passé cette semaine un cap cumulatif qui semble avoir complètement brisé l’échine de l’apprenti dictateur avec l’affaire des 1,8 milliards pour les insurgés fascistes de janvier 2021. Ce n’aurait pu être qu’un détail de plus dans les mille horreurs commises par Trump, mais ça ne l’a pas été.
Ça a été l’acte d’orgueil qui a éclairé tout d’un coup tous les autres actes d’orgueil, comme autant d’actes de mépris de Trump pour tout et tout le monde et sa propre glorification de soi et qui a fait que les gens ont dit : maintenant ça suffit.
Ainsi, non seulement les élus Républicains ont refusé en hurlant ce don aux voyous de janvier 2026 et du coup ont voté contre les 72 milliards supplémentaires de subvention à l’ICE alors que Trump en a fait l’axe de sa politique et le cœur de son combat depuis des mois, mais, en plus, se sont mis en congés pour ne plus avoir à voter les projets de Trump. Du jamais vu : une grève des élus Républicains contre Trump ! Il est donc possible ou probable que Trump ne pourra plus passer une seul loi avant sa chute finale aux élections de mi-mandat en novembre 2026.
Et derrière cet éclat, tout à suivi.
35 juges fédéraux, dont des Républicains, ce qui n’est jamais arrivé, ont ordonné une enquête sur le détournement de ces 1,8 milliards des fonds publics par Tod Blanche, le nouveau procureur général par intérim, proche des proches de Trump. Et l’administration Trump est devenue un véritable carrousel de limogeages, de démissions, de querelles et de scandales. On a vu le secrétaire à la Sécurité intérieure limogé, le directeur du renseignement national démissionner, le directeur du FBI humilié devant le Congrès, le procureur général par intérim longuement interrogé sur Epstein et les caisses noires, et un cabinet gouvernemental où pas une semaine ne passe sans qu’un nouveau scandale de corruption ne fasse la une. Ainsi et plongé dans de multiples affaires de corruption, dont la dernière est l’octroi par l’administration à son fils Don Jr, de 620 millions de dollars pour son entreprise, comme ça, sans raison ni justification. Trump et sa famille donnant le sentiment de se remplir les poches au maximum à toute vitesse avant d’être virés, jusqu’à des « petites » sommes (pour eux) sur lesquelles ils ne crachent pas, comme ces deux millions donnés par la mère d’un criminel à Trump pour qu’il gracie son fils, ce qu’il a fait.
Aussi, en avalanche, un juge vient d’ordonner de faire retirer le nom de Trump du principal centre culturel du pays, le centre JF. Kennedy où Trump avait ajouté son nom : une humiliation pour le président.
C’est encore un scandale qui touche le DOGE de Musk, qui avait été chargé d’aller vérifier à Fort Knox que l’or américain était bien en sécurité mais la CIA vient de découvrir qu’un de ses officiers avait volé 40 millions en lingots d’or, ce que Doge n’avait pas vu ou était complice.
Tucker Carlson un des principaux influenceurs MAGA dont le frère rédigeait les discours de Trump, s’est excusé en public d’avoir contribué à faire élire Trump, du coup Trump a fait virer son fils.
Christian Castro, agent de l’ICE, qui a tiré au Minnesota, à travers une porte d’entrée sur une famille, s’était sauvé au Texas et y a été arrêté, mis en prison, vu sur toutes les TV alors que Trump lui avait promis l’impunité, donnant le sentiment que Trump a de plus en plus de mal à se faire obéir. C’est encore le vice président JD. Vance qui se fait huer à la remise des diplômes des futurs officiers de l’US Air Force.
Et puis le milliardaire ultra réactionnaire Peter Thiel, patron de Palantir, fidèle soutien de Trump, organisateur de la mise en surveillance des américains, s’est sauvé en Argentine sans prévenir, avec toute sa famille et son argent, donnant le sentiment que les rats commencent à quitter le navire.
Cet été doit cumuler la coupe du monde de foot et le 250e anniversaire de l’indépendance c’est-à-dire deux grandes fêtes. Mais on avance vers des fiasco monumentaux. En effet, 7 des artistes sur 9 ( et ce n’est pas fini) qui devaient animer la fête nationale à la Maison Blanche se sont décommandés en disant qu’ils voulaient bien jouer pour la fête nationale mais pas pour la fête à Trump. Il ne restera qu’un combat de MMA à la Maison Blanche à moitié démolie, parce que Trump en a fait démolir une aile pour construire une salle de bal toute pleine de dorures mais dont le Sénat et la Justice a fait bloquer les fonds publics pour continuer les travaux, avec donc des combattants figurant parmi les plus grands prédateurs sexuels du moment tandis que la ministre de l’Education de Trump est poursuivie pour avoir protégé un réseau de pédophilie dans le milieu du catch qu’elle animait avec son mari avant qu’elle ne soit choisie par Trump pour éduquer et protéger les enfants. Quand à la coupe du monde, ça s’annonce comme un désastre, avec moins de réservations, disent les hôteliers, que pendant un été normal et la FIFA qui annule ses réservations un peu partout.
Et puis un tribunal fédéral vient de bloquer le redécoupage électoral en Alabama au détriment des noirs qu’a autorisé la Cour Suprême, tandis que dans les Etats du sud susceptibles de se saisir de cette opportunité raciste, ce n’est pas tant la ruée que ça : les sénateurs Républicains de Caroline du Sud ont refusé tout redécoupage, ceux du Mississippi ont repoussé leur choix à la saint glinglin et rien ne sera fait au Kentucky.
Bref un effet cumulatif qui montre un Trump en pleine perdition.
Bien sûr, il se bat encore.
Il a fait imprimer un billet de 250 dollars avec son effigie, après celles de Washington, Jefferson Lincoln, Hamilton, Grant, Franklin… ce qui fait dire que les riches et les Républicains pourront s’assoir dessus quand ils le mettront dans leur portefeuille. Il essaie d’obliger les fonctionnaires à des accords de confidentialité pour qu’ils ne puissent pas témoigner de ce qu’ils ont vu, ce qui en dit long sur l’esprit de chute qui anime le régime aujourd’hui, mais une décision qui n’a aucune chance de tenir devant la justice.
Pour se venger, il attaque en justice J. Caroll, la jeune femme qui l’a fait condamné pour viol à 85 millions d’amende (qu’il n’a toujours pas payés), ce qui montre un peu plus que dans son régime, les violeurs et pédophiles type complices d’Epstein ne sont pas poursuivis et condamnés (il a fait muter G. Maxwell, la complice d’Epstein dans une prison de luxe en évoquant la possibilité d’une grace) mais ce sont les victimes de viol qui sont poursuivies d’autant que les Républicains de Caroline du Nord viennent de faire passer une loi qui criminalise l’avortement à tel point qu’elle autorise à tous les moyens pour empêcher les femmes de le faire. C’est-à-dire que si un violeur fait un gosse à une femme, il a le droit ensuite de la tuer si elle essaie de se faire avorter !
Trump essaie aussi de rassurer ce qui lui reste de partisans en déclarant publiquement qu’il ne craint plus les élections de mi-mandat puisque cette semaine des centaines de candidats Républicains ont gagné les élections… des primaires où ils étaient opposés à d’autres Républicains. Ce qui a encore plus inquiété ses partisans se demandant s’il connaissait le fonctionnement du système électoral ou s’il était complètement dément. A ce propos, Trump vient de passer son troisième examen de santé de l’année – ce qui n’est jamais arrivé pour un président – pour mesurer l’évolution de sa démence… qu’il a déclaré avoir réussi haut la main, avec selon lui les questions très difficiles comme si c’était un examen de connaissances !
Et puis, parce qu’il ne sait pas comment se sortir de la guerre en Iran, qu’il a clairement perdu, il est toujours possible qu’il se lance dans une aventure qu’il peut juger plus facile -ce qui n’est pas dit – comme l’attaque de Cuba, bien que le Sénat (avec des Républicains) ait voté la limitation de ses pouvoir de guerre, pour le moment en Iran, mais qu’il pourrait étendre, écornant encore plus les pouvoirs et l’autorité du président, dans une situation de déclin, où tout ce qu’il fait actuellement se retourne contre lui. Une nouvelle guerre pourrait encore réduire le temps qu’il lui reste.
Alors, pour beaucoup, il ne lui reste plus qu’à négocier avec le parti Démocrate des conditions de départ où il n’irait pas en prison et ne perdrait pas sa fortune… tandis que du côté du peuple, une nouvelle grande journée de manifestations pour le dégager, l’envoyer en prison et lui saisir tous ses biens ainsi que faire rembourser tous les dégâts que lui et ses complices ont commis, se prépare le 27 juin (en pleine coupe du monde de foot), pour reprendre en main la fête nationale de la révolution afin qu’elle appartienne à tous les américains, pas à Trump, bref le retour au pouvoir au peuple.
(caricature de la décomposition actuelle de la Maison Blanche, métaphore de la décomposition du régime trumpiste)