Regardez-le.
Il se lève tôt, tape dans le dur, touche un salaire de
qui fond comme neige au soleil. Il râle contre les allocs, méprise ceux qui galèrent encore plus que lui. Et le soir, avachi dans son fauteuil, devant BFM ou CNews, il gobe les mêmes conneries qu’il recrachera au boulot, ou au bistrot le lendemain.
Modèle idéal, facile à manipuler.
Pas besoin de mensonges compliqués. Quelques mots : « assistés « , « fainéants », « immigration », « mérite » . Il les répète comme un perroquet fier. Il a peur du changement, alors il défend ceux qui le plument. Il vote pour la baisse des impôts des riches, puis retourne à son taf précaire.
Caractéristiques
· Regarde les chaînes d’info en continu (ça lui tient chaud).
Répète les idées reçues avec la conviction d’un évangéliste.
A peur du changement, même si l’ordure l’engloutit.
Défend ses oppresseurs et appelle ça « être responsable ».
Rentabilité : maximale. Garantie 100% pour le système. Ce pauvre-là, il coûte presque rien, il travaille dur, gagne peu, ne se révolte pas, sauf contre ceux encore plus dans la merde que lui-même, c’est vous dire s’il est noc !
Le capitalisme n’a jamais inventé machine aussi fidèle, aussi rentable. Pas besoin de l’acheter, il paie pour se faire exploiter, et il appelle ça la liberté.
Alors oui : le meilleur produit du capitalisme, c’est bien le pauvre qui en redemande.