Ce petit mot que j’adresse à Guillaume Erner, journaliste à France Culture. Je conçois qu’un journaliste peut être éditorialiste ou chroniqueur à plein temps à la radio ou à la télévision, mais à la condition qu’il ne tronque pas les faits pour servir un camp politique ou un autre. Albert Camus disait du journaliste qu’il est “l’historien de l’instant ». L’historien. Pas le faussaire. Pas le propagandiste. Pas l’influenceur. Vos attaques contre Akim Omiri l’un des humoristes de Radio Nova ( propriété de Mathieu Pigasse , ancien banquier et homme d’affaires, qui possède aujourd’hui plusieurs médias ) ) sont d’autant plus inadmissibles que vous avez volontairement instrumentalisé une phrase de l’humoriste en la tronquant afin de lui nuire et de servir votre propos. Dans le métier, on appelle ça fabriquer une fakenews. Sur une antenne du service public où l’auditeur est en droit d’avoir l’assurance d’un minimum d’intégrité intellectuelle, ça la fout mal ! Il peut légitimement s’interroger sur votre comportement et vous demander quelle motivation vous a guidé pour travestir des faits factuellement vérifiables, au service de qui, ou de quelle idéologie ? Votre malhonnêteté avérée ici vient percuter un des slogans de votre antenne “France Culture, l’esprit d’ouverture » et jette ainsi le discrédit sur cette radio que j’estime par ailleurs et sur tout le groupe Radio France. De quoi parle-t-on ici ? De votre intervention radiophonique où vous avez violemment reproché à Akim Omiri d’avoir dit dans un de ses sketchs sur Radio Nova “Nous, on n’est pas Charlie“. Or, la phrase exacte de l’humoriste est “Nous, on n’est pas Charlie, par contre, on n’est pas pour la censure de Charlie … c’est comme les doudounes sans manche … on valide pas ! « . Pourquoi, monsieur Erner, avez-vous décidé de mutiler cette phrase du sketch d’Omiri ? Pourquoi ? Je pense à ce qu’écrivait le grand Paul Valéry : » Qui ne peut attaquer le raisonnement, attaque le raisonneur.” Monsieur Erner , ce n’est malheureusement pas la première fois que vous insultez l’intelligence des auditeurs de France Culture et de France Inter . Mais le procédé que vous avez utilisé cette fois-ci contre l’humoriste très populaire #AkimOmiri est condamnable . Y compris au regard de la justice . Vous avez été ce jour-là tout simplement minable, vous avez voulu vous faire un humoriste qui vous dérange dans vos certitudes, pensant l’habiller pour l’hiver comme on dit … d’ici là, les auditeurs laisseront passer l’été qui est déjà là . Mais ils n’oublieront pas .
