TRUMP SERA-T-IL LE PREMIER PRÉSIDENT AMÉRICAIN A FINIR EN PRISON ?
Panneaux publicitaires géants – « les prostituées ne devraient pas être premières dames » (avec la photo de l’épouse de Trump) et « les pédophiles ne devraient pas être président non plus » (avec la photo de Trump) – qui témoignent du degré de haine que suscite Trump et son régime aux USA.
Il ne se passe pas un jour sans que Trump ne provoque colère, indignation, honte dans le public américain, au point que son envoi en prison – la première fois pour un président américain – est dans l’air du temps. Son désaveu populaire s’est encore traduit il y a deux jours, en continuation d’une tendance continue depuis 6 mois, par l’élection d’un maire Démocrate dans la ville ultra-républicaine de Pearland (130 000 habitants) au Texas qui vote pourtant républicain sans discontinuer depuis 1976, 50 ans ! Inimaginable il y a à peine 6 mois !
Et puis, cela s’est encore montre parce que Trump a lancé une campagne violente contre les élus Républicains de l’Indiana qui ont osé lui tenir tête en refusant le redécoupage électoral au détriment des pauvres et en leur faveur que leur demandait Trump. Aussi Trump a juré de faire tomber ces opposants républicains. Il organiserait un bain de sang a-t-il dit, dont il voulait faire une démonstration de force nationale, exposée à tous pour montrer aux Républicains ce qui leur en coûterait s’ils s’opposent à lui. Il a donc décidé de présenter contre eux des candidats trumpistes dans les élections primaires qui ont lieu ces jours-ci. Il a dépensé 8 millions pour leur campagne et s’est engagé personnellement. Faire un exemple ! Mais à la première réunion publique organisée à grand fracas d’une candidate trumpiste contre un Républicin, il n’y a eu que 4 personnes, pas 4 000, 400 ou 40, non 4 ! C’est dire le désaveu de ses méthodes y compris dans son camp. Et une nouvelle démonstration nationale de son échec puisque Trump a voulu en faire un exemple national.
D’autre part, ce qui ne va pas arranger ses affaires, ce sont aussi les hausses de prix des produits de première nécessité qui ont été dévoilées ces derniers jours et qui en disent long sur l’échec total de la politique économique de Trump : viande de bœuf + 17% ; billets d’avion +14,9% ; tabac + 7,4% ; gaz + 6,4% ; services hospitaliers + 6,4% ; réparation auto + 6,1% ; boissons non alcoolisées + 4,7% ; électricité + 4,6% ; restaurant + 4,3% ; fruits et légumes 4,0%, etc, etc… Bien sûr, Trump affirme qu’il n’y a pas de hausse des prix. Sauf qu’il suffit de faire ses courses pour voir qu’il ment.
Et, fidèle à la tradition de tout ce que ce président s’approprie, se transforme en un fiasco retentissant, le Cadillac Championship au Trump National Doral. Ce tournoi de golf qui fut un tournoi phare doté de 20 millions de dollars a eu ces derniers jours, depuis qu’il est passé dans les mains de Trump, des tribunes tellement vides que les journalistes comptaient à peine une dizaine de spectateurs lors des deux premiers tours. Il faut dire que pour accueillir la poignée de personnes présentes, il y avait une statue dorée de Trump, haute de près de cinq mètres, le poing levé, luisait sous le soleil de Floride, digne du dictateur de Corée du Nord. Des tribunes désertes, un spectacle politisé qui a fait fuir les fans et un monument doré à l’ego du chef qui en disait long sur les véritables intentions de cet événement. Apparemment, quand on appose le nom de Trump sur un lieu et qu’on érige une statue à son effigie à l’entrée, les gens restent chez eux. Étonnant, n’est-ce pas ? Pour le confirmer et le ridiculiser un peu plus, le jockey gagnant d’une grande course de chevaux a refusé hier d’aller à la Maison Blanche déclarant que s’il « avait voulu embrasser le cul d’un cheval, il serait arrivé second et non premier »!
En même temps, pendant que Trump essaie d’étouffer le scandale Epstein d’un côté, ça redémarre d’un autre avec un scandale au Congrès qui ouvre une nouvelle enquête sur le Représentant républicain Chuck Edwards -« Monsieur Valeurs familiales » pour les Républicains – pour son comportement plus que déplacé envers ses jeunes collaboratrices qu’il faisait venir avec lui dans des chambres d’hôtel à Las Vegas ! Le Congrès envisage de le virer immédiatement, ce qui ne renforcera pas la très courte majorité de Trump.
Pour continuer dans les échecs de Trump, la Chambre des représentants, y compris des Républicains, vient de voter contre un projet de Trump qui aurait interdit les poursuites contre les fabricants de pesticides s’ils n’étiquetaient pas leurs produits quand à leur dangerosité. Et plus important encore, après 75 jours de shutdown partiel concernant le paiement des agents du DHS (police, ICE, frontières, gardes côtes, surveillants d’aéroports…) comme il n’y avait plus d’argent pour payer la police à partir de début mai, les Républicains ont accepté de dissocier la hausse énorme du budget de l’ICE que n’acceptent pas les sénateurs Démocrates, du reste du budget des autres forces de police, ce qu’ils refusaient depuis 75 jours. Ils ont cédé et donc si les policiers vont continuer à être payés, ce n’est peut-ête pas le cas de ceux de l’ICE. C’est une défaite importante pour Trump.
Bien sûr, d’une part l’ICE a encore des réserves -mais pas inépuisables – et d’autre part les Républicains essaient de tourner la loi, par toutes sortes de magouilles en tous genres. Mais le 5 mai était appelé à une journée de mobilisation nationale massive contre l’ICE, ce qui ne va pas faciliter la discrétion pour les magouilles des Républicains.
Tout cela se déroule sur fond de guerre avec l’Iran, déjà pas du tout soutenue au départ par la population américaine, mais où Trump se ridiculise un peu plus tous les jours qui passent, avec une marine iranienne, détruite à huit reprises, qui a cependant de nouveau fermé le détroit d’Ormuz, bien que les États-Unis aient remporté pour la septième fois une guerre qui n’en était toutefois pas une, afin de rouvrir le détroit d’Ormuz, qui était ouvert avant ce conflit et alors que les drones iraniens viennent de détruire un port du Qatar alors que les Etats Unis ont la maîtrise totale des airs et ont détruit au moins cinq fois toutes les armes aériennes iraniennes. Comme le disent les humoriste américains, le malheur c’est que les iraniens ne savent pas qu’ils ont perdu, ne lisant pas les communiqués de Trump.
Dans cet ensemble de fiascos pour Trump, celui-ci a toutefois eu le soutien de juges de la Cour Suprême, dont certains trumpistes craignent des poursuites pour corruption, qui ont décidé de supprimer les lois issues en 1965 de la mobilisation des noirs du mouvement des droits civiques. Ils ont interdit les loi anti-racistes qui permettaient d’avoir des circonscriptions à majorité de population noire (qui votent en majorité pour les Démocrates, ce qui pourrait faire perdre 28 sièges aux Démocrates). Il ne sera donc plus possible d’avoir une représentation des noirs quand ils sont en majorité dans la population au prétexte que cela traduirait un racisme anti-blanc ! Alors que les découpages racistes anti noirs, eux, ne sont pas gênants pour les juges trumpistes de la Cour suprême ! Il n’est ainsi pas gênant que par exemple une voix de blanc pèse autant que 5 voix de noirs ou 3 de latinos au Texas ! Cette décision fait revenir aux lois ségrégationnistes Jim Crow qui ont présidé à l’Amérique raciste de 1877 à 1965. Un sacré recul !
Aussitôt la décision prise par la Cour Suprême, le gouverneur Républicain de Louisiane a fait annuler les élections des primaires en cours, ce qui est illégal, pour procéder à un redécoupage électoral qui supprimera une ou deux circonscriptions à population majoritaire noire. Il n’a pas le droit de le faire puisqu’une loi de la Cour suprême n’est applicable que 32 jours après son énoncé. Et vu que le processus électoral en direction des élections de mi-mandat avait déjà commencé, cela ne lui laissait pas le temps de modifier les circonscriptions électorales avant les élections de mi-mandat. C’est alors que la Cour suprême, exceptionnellement à toute vitesse – elle ne l’a fait que deux fois en 25 ans -a décidé immédiatement que le gouverneur de Louisiane pouvait ne pas respecter les 32 jours et pouvait liquider les circonscriptions noires. Aussitôt, les Etats racistes et Républicains du Sud, Alabama, Tennessee, Caroline du Sud, Floride se sont engouffrés dans la brèche, ont annulé les élections en cours ou à venir et vont essayer de supprimer les circonscriptions à majorité de population noire. Dans la foulée, le gouverneur de Louisiane a décidé que les sans abris qui couchent dehors à la Nouvelle Orléans peuvent être mis en prison voire être astreints à travailler gratuitement. Après les lois ségrégationniste,la réinvention du servage !
Alors que s’il y a beaucoup de sans abris à la Nouvelle Orléans, c’est du fait de l’ouragan Katrina et que si les blancs dont les maisons ont été détruites ont été relogé, ce n’est pas le cas pour beaucoup de noirs. Ils ont perdu leurs maisons et maintenant on veut les mettre en esclavage, perdre leur droit de vote et être obligés de travailler gratuitement.
Mais il n’est pas sûr dans l’ambiance générale actuelle que ce cadeau de la Cour suprême à Trump ne soit pas un cadeau empoisonné.
La riposte a en effet été immédiate : un certain nombre des sans logis e la Nouvelle Orléans ont décidé de camper devant la maison du gouverneur (avant de l’investir pour y loger ?). Et ce n’est certainement qu’un début. Jusqu’à présent, se rappelant du mouvement BLM Black Lives Matter, qui lui avait fait perdre les élections de 2020, Trump avait évité de s’en prendre directement aux noirs. Et ceux-ci ne participaient pas trop aux mobilisations actuelles anti-Trump. Mais là, la Cour suprême en démolissant les acquis du mouvement noir des Droits civiques des années 1950 et 1960, vient de rallumer la mèche en entraînant les noirs dans le movement général, c’est à dire en grande partie, la classe ouvrière. Par ailleurs, en riposte sur le terrain démocratique, pour commencer, les gouverneurs Démocrates de l’Illinois et du New Jersey ont annoncé qu’ils allaient eux aussi redécouper leurs circonscriptions mais en faveur des Démocrates, et les Etats de l’Oregon, du Colorado de New York pourraient suivre. Outre se discréditer complètement, la Cour Suprême, vient de donner raison en quelque sorte à l’immense mobilisation de la « grève générale » du 1er mai : Trump est prêt à tout pour truquer les élections de mi-mandat, les classes populaires doivent se préparer aussi à riposter par tous les moyens y compris jusqu’à la grève générale insurrectionnelle. Et envoyer non seulement Trump en prison mais aussi enlever leur pouvoir aux milliardaires et aux forces économiques qui soutiennent Trump.
En s’attaquant aux noirs, Trump pourrait bien réveiller un peu plus la classe ouvrière et ses méthodes de lutte dont on a eu une idée lors du mouvement BLM et auparavant avec les Black Panthers, qui pourraient s’ajouter aux mobilisations de masse de No Kings et à ses perspectives de « grève générale » en les dynamisant un peu plus.
Il ne se passe pas un jour sans que Trump ne provoque colère, indignation, honte dans le public américain, au point que son envoi en prison – la première fois pour un président américain – est dans l’air du temps. Son désaveu populaire s’est encore traduit il y a deux jours, en continuation d’une tendance continue depuis 6 mois, par l’élection d’un maire Démocrate dans la ville ultra-républicaine de Pearland (130 000 habitants) au Texas qui vote pourtant républicain sans discontinuer depuis 1976, 50 ans ! Inimaginable il y a à peine 6 mois !
Et puis, cela s’est encore montre parce que Trump a lancé une campagne violente contre les élus Républicains de l’Indiana qui ont osé lui tenir tête en refusant le redécoupage électoral au détriment des pauvres et en leur faveur que leur demandait Trump. Aussi Trump a juré de faire tomber ces opposants républicains. Il organiserait un bain de sang a-t-il dit, dont il voulait faire une démonstration de force nationale, exposée à tous pour montrer aux Républicains ce qui leur en coûterait s’ils s’opposent à lui. Il a donc décidé de présenter contre eux des candidats trumpistes dans les élections primaires qui ont lieu ces jours-ci. Il a dépensé 8 millions pour leur campagne et s’est engagé personnellement. Faire un exemple ! Mais à la première réunion publique organisée à grand fracas d’une candidate trumpiste contre un Républicin, il n’y a eu que 4 personnes, pas 4 000, 400 ou 40, non 4 ! C’est dire le désaveu de ses méthodes y compris dans son camp. Et une nouvelle démonstration nationale de son échec puisque Trump a voulu en faire un exemple national.
D’autre part, ce qui ne va pas arranger ses affaires, ce sont aussi les hausses de prix des produits de première nécessité qui ont été dévoilées ces derniers jours et qui en disent long sur l’échec total de la politique économique de Trump : viande de bœuf + 17% ; billets d’avion +14,9% ; tabac + 7,4% ; gaz + 6,4% ; services hospitaliers + 6,4% ; réparation auto + 6,1% ; boissons non alcoolisées + 4,7% ; électricité + 4,6% ; restaurant + 4,3% ; fruits et légumes 4,0%, etc, etc… Bien sûr, Trump affirme qu’il n’y a pas de hausse des prix. Sauf qu’il suffit de faire ses courses pour voir qu’il ment.
Et, fidèle à la tradition de tout ce que ce président s’approprie, se transforme en un fiasco retentissant, le Cadillac Championship au Trump National Doral. Ce tournoi de golf qui fut un tournoi phare doté de 20 millions de dollars a eu ces derniers jours, depuis qu’il est passé dans les mains de Trump, des tribunes tellement vides que les journalistes comptaient à peine une dizaine de spectateurs lors des deux premiers tours. Il faut dire que pour accueillir la poignée de personnes présentes, il y avait une statue dorée de Trump, haute de près de cinq mètres, le poing levé, luisait sous le soleil de Floride, digne du dictateur de Corée du Nord. Des tribunes désertes, un spectacle politisé qui a fait fuir les fans et un monument doré à l’ego du chef qui en disait long sur les véritables intentions de cet événement. Apparemment, quand on appose le nom de Trump sur un lieu et qu’on érige une statue à son effigie à l’entrée, les gens restent chez eux. Étonnant, n’est-ce pas ? Pour le confirmer et le ridiculiser un peu plus, le jockey gagnant d’une grande course de chevaux a refusé hier d’aller à la Maison Blanche déclarant que s’il « avait voulu embrasser le cul d’un cheval, il serait arrivé second et non premier »!
En même temps, pendant que Trump essaie d’étouffer le scandale Epstein d’un côté, ça redémarre d’un autre avec un scandale au Congrès qui ouvre une nouvelle enquête sur le Représentant républicain Chuck Edwards -« Monsieur Valeurs familiales » pour les Républicains – pour son comportement plus que déplacé envers ses jeunes collaboratrices qu’il faisait venir avec lui dans des chambres d’hôtel à Las Vegas ! Le Congrès envisage de le virer immédiatement, ce qui ne renforcera pas la très courte majorité de Trump.
Pour continuer dans les échecs de Trump, la Chambre des représentants, y compris des Républicains, vient de voter contre un projet de Trump qui aurait interdit les poursuites contre les fabricants de pesticides s’ils n’étiquetaient pas leurs produits quand à leur dangerosité. Et plus important encore, après 75 jours de shutdown partiel concernant le paiement des agents du DHS (police, ICE, frontières, gardes côtes, surveillants d’aéroports…) comme il n’y avait plus d’argent pour payer la police à partir de début mai, les Républicains ont accepté de dissocier la hausse énorme du budget de l’ICE que n’acceptent pas les sénateurs Démocrates, du reste du budget des autres forces de police, ce qu’ils refusaient depuis 75 jours. Ils ont cédé et donc si les policiers vont continuer à être payés, ce n’est peut-ête pas le cas de ceux de l’ICE. C’est une défaite importante pour Trump.
Bien sûr, d’une part l’ICE a encore des réserves -mais pas inépuisables – et d’autre part les Républicains essaient de tourner la loi, par toutes sortes de magouilles en tous genres. Mais le 5 mai était appelé à une journée de mobilisation nationale massive contre l’ICE, ce qui ne va pas faciliter la discrétion pour les magouilles des Républicains.
Tout cela se déroule sur fond de guerre avec l’Iran, déjà pas du tout soutenue au départ par la population américaine, mais où Trump se ridiculise un peu plus tous les jours qui passent, avec une marine iranienne, détruite à huit reprises, qui a cependant de nouveau fermé le détroit d’Ormuz, bien que les États-Unis aient remporté pour la septième fois une guerre qui n’en était toutefois pas une, afin de rouvrir le détroit d’Ormuz, qui était ouvert avant ce conflit et alors que les drones iraniens viennent de détruire un port du Qatar alors que les Etats Unis ont la maîtrise totale des airs et ont détruit au moins cinq fois toutes les armes aériennes iraniennes. Comme le disent les humoriste américains, le malheur c’est que les iraniens ne savent pas qu’ils ont perdu, ne lisant pas les communiqués de Trump.
Dans cet ensemble de fiascos pour Trump, celui-ci a toutefois eu le soutien de juges de la Cour Suprême, dont certains trumpistes craignent des poursuites pour corruption, qui ont décidé de supprimer les lois issues en 1965 de la mobilisation des noirs du mouvement des droits civiques. Ils ont interdit les loi anti-racistes qui permettaient d’avoir des circonscriptions à majorité de population noire (qui votent en majorité pour les Démocrates, ce qui pourrait faire perdre 28 sièges aux Démocrates). Il ne sera donc plus possible d’avoir une représentation des noirs quand ils sont en majorité dans la population au prétexte que cela traduirait un racisme anti-blanc ! Alors que les découpages racistes anti noirs, eux, ne sont pas gênants pour les juges trumpistes de la Cour suprême ! Il n’est ainsi pas gênant que par exemple une voix de blanc pèse autant que 5 voix de noirs ou 3 de latinos au Texas ! Cette décision fait revenir aux lois ségrégationnistes Jim Crow qui ont présidé à l’Amérique raciste de 1877 à 1965. Un sacré recul !
Aussitôt la décision prise par la Cour Suprême, le gouverneur Républicain de Louisiane a fait annuler les élections des primaires en cours, ce qui est illégal, pour procéder à un redécoupage électoral qui supprimera une ou deux circonscriptions à population majoritaire noire. Il n’a pas le droit de le faire puisqu’une loi de la Cour suprême n’est applicable que 32 jours après son énoncé. Et vu que le processus électoral en direction des élections de mi-mandat avait déjà commencé, cela ne lui laissait pas le temps de modifier les circonscriptions électorales avant les élections de mi-mandat. C’est alors que la Cour suprême, exceptionnellement à toute vitesse – elle ne l’a fait que deux fois en 25 ans -a décidé immédiatement que le gouverneur de Louisiane pouvait ne pas respecter les 32 jours et pouvait liquider les circonscriptions noires. Aussitôt, les Etats racistes et Républicains du Sud, Alabama, Tennessee, Caroline du Sud, Floride se sont engouffrés dans la brèche, ont annulé les élections en cours ou à venir et vont essayer de supprimer les circonscriptions à majorité de population noire. Dans la foulée, le gouverneur de Louisiane a décidé que les sans abris qui couchent dehors à la Nouvelle Orléans peuvent être mis en prison voire être astreints à travailler gratuitement. Après les lois ségrégationniste,la réinvention du servage !
Alors que s’il y a beaucoup de sans abris à la Nouvelle Orléans, c’est du fait de l’ouragan Katrina et que si les blancs dont les maisons ont été détruites ont été relogé, ce n’est pas le cas pour beaucoup de noirs. Ils ont perdu leurs maisons et maintenant on veut les mettre en esclavage, perdre leur droit de vote et être obligés de travailler gratuitement.
Mais il n’est pas sûr dans l’ambiance générale actuelle que ce cadeau de la Cour suprême à Trump ne soit pas un cadeau empoisonné.
La riposte a en effet été immédiate : un certain nombre des sans logis e la Nouvelle Orléans ont décidé de camper devant la maison du gouverneur (avant de l’investir pour y loger ?). Et ce n’est certainement qu’un début. Jusqu’à présent, se rappelant du mouvement BLM Black Lives Matter, qui lui avait fait perdre les élections de 2020, Trump avait évité de s’en prendre directement aux noirs. Et ceux-ci ne participaient pas trop aux mobilisations actuelles anti-Trump. Mais là, la Cour suprême en démolissant les acquis du mouvement noir des Droits civiques des années 1950 et 1960, vient de rallumer la mèche en entraînant les noirs dans le movement général, c’est à dire en grande partie, la classe ouvrière. Par ailleurs, en riposte sur le terrain démocratique, pour commencer, les gouverneurs Démocrates de l’Illinois et du New Jersey ont annoncé qu’ils allaient eux aussi redécouper leurs circonscriptions mais en faveur des Démocrates, et les Etats de l’Oregon, du Colorado de New York pourraient suivre. Outre se discréditer complètement, la Cour Suprême, vient de donner raison en quelque sorte à l’immense mobilisation de la « grève générale » du 1er mai : Trump est prêt à tout pour truquer les élections de mi-mandat, les classes populaires doivent se préparer aussi à riposter par tous les moyens y compris jusqu’à la grève générale insurrectionnelle. Et envoyer non seulement Trump en prison mais aussi enlever leur pouvoir aux milliardaires et aux forces économiques qui soutiennent Trump.
En s’attaquant aux noirs, Trump pourrait bien réveiller un peu plus la classe ouvrière et ses méthodes de lutte dont on a eu une idée lors du mouvement BLM et auparavant avec les Black Panthers, qui pourraient s’ajouter aux mobilisations de masse de No Kings et à ses perspectives de « grève générale » en les dynamisant un peu plus.
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