Le SNJ-CGT fait son nid au Canard enchaîné

Le journaliste Christophe Nobili a fondé la section SNJ-CGT du Canard enchaîné en avril 2022, après la découverte d’un potentiel emploi fictif au sein de la rédaction.

Depuis, la section est devenue le vilain petit canard du Palmipède. Les directions successives du journal ont tout tenté pour s’en débarrasser, cherchant notamment à licencier le reporter malgré son statut d’élu syndical et de salarié protégé. Par deux fois, l’inspection du Travail a refusé. Par deux fois, le ministère du Travail a refusé. Le tribunal administratif a également rejeté le recours que les patrons de l’hebdomadaire avaient déposé le 27 novembre dernier contre ces refus.

En attendant la prochaine audience devant la cour administrative d’appel de Paris, les 118 salariés du journal — 66 pigistes et 52 permanents — ont envoyé un message clair à leur direction lors des élections au Comité social et économique (CSE) du 3 juin, à l’issue d’un scrutin qui s’est tenu avec huissier, urnes et isoloir, en plus du vote par correspondance.

La liste SNJ-CGT a en effet remporté 69% des 100 bulletins exprimés et placé trois élus titulaires et trois suppléants dans l’instance. Avec 31% des suffrages, son concurrent de la CFDT a emporté un élu et un suppléant.

La direction du Canard se retrouve désormais face à un CSE où le SNJ-CGT occupe six sièges sur huit, dont celui de Christophe Nobili. Un bel effet boomerang.