Ces enjeux sont au cœur des travaux de Shazia Choudhry, professeure de droit à l’Université d’Oxford, Tutorial Fellow au Wadham College et l’une des principales expertes internationales de la justice familiale et des violences conjugales. Conseillère auprès de commissions parlementaires britanniques et consultante pour le Conseil de l’Europe, l’UNFPA et les Nations Unies, elle a également été désignée en 2024 par le gouvernement britannique comme candidate au Comité des Nations Unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW). Depuis janvier 2026, elle est Commissaire à l’Equality and Human Rights Commission.
À l’occasion de cette rencontre, elle présentera les conclusions de son rapport de référence The Family Justice Response to Domestic Abuse. À partir du cas français, elle reviendra notamment sur plusieurs tendances préoccupantes mises en évidence par ses recherches : le recours à la garde alternée ou le maintien des droits parentaux malgré l’existence de violences conjugales, le manque de formation des professionnel·es du droit aux mécanismes des violences, l’absence de système unifié de qualification et de formation des expert·es psychologiques ou encore la persistance du prétendu « syndrome d’aliénation parentale » sous différentes appellations malgré l’absence de fondement scientifique de ce concept.