| Le 11 juillet 2026, à l’appel de l’organisation britannique Workers’ Liberty, une manifestation a eu lieu devant l’ambassade d’Iran à Londres. Le rassemblement réclamait la libération de Yasser Ahmadi-Nezhad, un militant syndical de la Compagnie pétrolière iranienne condamné à 33 mois de prison pour « propagande contre l’État ». Des militants du syndicat RMT (National Union of Rail, Maritime and Transport Workers) ainsi que plusieurs de nos camarades de la section britannique du Parti communiste ouvrier du Kurdistan (WPK) ont pris part à l’événement. |
| Alors que les manifestants scandaient des slogans tels que « Liberté pour Yasser Ahmadi-Nezhad », « Liberté pour tous les prisonniers politiques » et « À bas le régime islamique d’Iran », un groupe de nervis issus du lumpenprolétariat et de « Baltajis » (hommes de main à la solde d’autrui) fidèles à Reza Pahlavi — qui avaient déployé des portraits de ce dernier aux côtés de drapeaux israéliens, américains et monarchistes — a provoqué une confrontation. Certains d’entre eux avaient installé des tentes à Hyde Park, face à l’ambassade. À notre arrivée et alors que nous scandions nos slogans, ils ont commencé à nous invectiver et à crier pour perturber la manifestation. Face à l’échec de ces tentatives dérisoires, ils ont commencé à filmer et à photographier nos camarades dans un but de provocation et d’espionnage. Par ailleurs, l’un des « nervis » de Reza Pahlavi a tenté de prendre une photo en gros plan de l’un de nos camarades ; interpellé, il a soudainement agressé ce dernier avant de prendre lâchement la fuite. |
| Ce n’est pas la première fois que les nervis de Reza Pahlavi — qui agissent comme des mercenaires au service des États-Unis et d’Israël, prônant la destruction de l’Iran et le massacre de sa population par des bombardements étrangers dans l’espoir d’être récompensés par Washington — s’en prennent à l’opposition politique iranienne, et plus particulièrement à l’opposition de gauche. Ils cherchent à déstabiliser l’environnement politique des militants à l’étranger. Ce groupe réactionnaire, dont les pères servaient le régime du « Shah déchu » — lequel a fait tuer et emprisonner des dizaines de milliers d’opposants politiques, de communistes et de militants de gauche —, joue aujourd’hui le même rôle à l’encontre des défenseurs de la liberté et des militants syndicaux, même là où il ne détient aucun pouvoir. C’est cette même nature réactionnaire, liberticide et anticommuniste qui les aligne sur les courants politiques les plus racistes, hostiles aux réfugiés et fascistes d’Europe, en particulier en Grande-Bretagne. |
| À la suite de l’agression et des tensions qui ont suivi, la police postée devant l’ambassade a été alertée et une patrouille s’est rendue sur les lieux. Après avoir expliqué l’incident, nous avons déposé une plainte officielle contre l’agresseur. Outre le recueil du témoignage de notre camarade, la police a décidé de récupérer et d’examiner toutes les images de vidéosurveillance ainsi que les enregistrements de la caméra-piéton de l’agent témoin de la scène. Nous serons informés des prochaines étapes de la procédure judiciaire. |
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