En cette fin de juillet 2026, la France brûle… et l’État regarde le spectacle avec les mains dans les poches.
Mes amis, allumez un cigare avec les braises, parce qu’en ce mois de juillet 2026 la France est en mode four à pizza géant. Les forêts du Sud crament, la fumée envahit tout, et l’État fait sa tête de « c’est le réchauffement climatique, on n’y peut rien » pendant qu’il continue à arroser d’autres priorités.
On nous explique que les moyens manquent. Canadairs en nombre insuffisant, flotte vieillissante dont la maintenance devient de plus en plus difficile. D’après des témoignages, on en arrive même à cannibaliser des appareils retirés du service pour maintenir certains de nos avions en état. On vend des zincs neufs à l’étranger, on livre du matériel à l’Ukraine, mais pour nos propres moyens, la tirelire est soudain moins généreuse.
Et pendant que ça flambe, qui descend au charbon ? Les agriculteurs, encore une fois. Avec leurs tracteurs, leurs citernes, leurs tonnes à eau et leur connaissance du terrain. Eux, ils bougent sans discours ni photo op.
En Gironde, l’incendie a déjà ravagé près de 14 000 hectares, plus de 110 000 personnes ont été évacuées, une situation qualifiée d’inédite par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Les vents ont tourné, le feu est devenu convectif et s’auto-alimente, l’aéroport de Bordeaux a fermé. Dans les Hautes-Alpes, un autre brasier a déjà parcouru 460 hectares dans un relief très difficile.
Sur le terrain, pendant que les pompiers luttent sans relâche, les agriculteurs mettent leurs engins agricoles au service des secours. Sans eux, dans certains secteurs, ce serait encore plus compliqué.
Et les forces de l’ordre ? L’État dispose bien d’engins lanceurs d’eau, des machines avec réservoirs et canons capables de projeter de puissantes quantités d’eau à distance. Ils sont où, ces engins, quand les flammes menacent champs, forêts, maisons et villages ? A-t-on seulement étudié leur mobilisation exceptionnelle pour ravitailler des citernes, protéger des bâtiments ou seconder les secours dans les zones accessibles ?
Parce que lorsqu’il s’agit de repousser une foule, disperser des manifestants ou arroser des agriculteurs en colère, les réservoirs sont pleins et les moyens spécialisés savent apparaître. Mais contre les flammes ? Ce sont les agriculteurs qui arrivent avec leurs propres tracteurs.
Un engin de maintien de l’ordre ne remplace pas un camion de pompiers, évidemment. Mais dans un pays qui manque soi-disant de moyens, poser la question de l’utilisation de toutes les réserves d’eau mobiles ne relève pas de la folie. Le minimum serait d’expliquer clairement si ces véhicules sont inutilisables contre les incendies, s’ils pourraient servir au ravitaillement, ou si personne n’a envisagé la question.
C’est pas de la simple négligence. C’est un choix politique qui sent le roussi.
On a déjà payé des vignerons pour arracher leurs vignes en 2025 au titre d’un dispositif relié aux conséquences de la guerre en Ukraine. On a créé ou aggravé des zones de friches inflammables. Et maintenant, en 2026, ça repart de plus belle. Coïncidence ? Ou continuité d’une logique qui préfère les panneaux solaires sur les cendres plutôt que des moyens adaptés pour protéger le territoire ?
Lecornu et son gouvernement regardent ça avec le sérieux d’un proviseur qui voit sa cour prendre feu. Von der Leyen doit valider d’un petit sourire depuis Bruxelles. Et nous, on trinque. Littéralement.
Résultat : les agriculteurs font office de pompiers bénévoles, les forêts crament, les contribuables payent l’addition, et les forces de l’ordre disposent d’engins qui savent projeter de l’eau quand il s’agit de contrôler la foule, mais dont on n’entend jamais parler face aux flammes.
Juillet 2026. La France flambe. L’État observe. Et ceux qu’on méprise le reste de l’année arrivent encore avec leurs propres machines pour sauver ce qui peut l’être.
Bienvenue en Macronie, où même le feu semble passer après le maintien de l’ordre républicain.
Bon courage.
Et si vous croisez un engin lanceur d’eau, demandez-lui peut-être pourquoi son canon ne semble connaître que la direction des manifestants. 
