Sur «l’affaire» Barbara #Butch qui s’est fait huer sur scène par des militants antisionistes, on lit le tweet matinal d’Edwy Plenel (@edwyplenel), le billet crépusculaire de Jean-Michel Aphatie (@jmaphatie), et l’on comprend ce qu’est devenu le journalisme français : une maison de retraite avec vue sur la manip d’opinion, où de vieux canassons de la profession confondent leur tension artérielle avec le pouls de la nation.
Clairement, leur univers journalistique tient tout entier dans une haine anti-LFI obsessionnelle depuis que @JLMelenchon trace sa route vers la présidentielle. Ôtez-leur LFI : il ne leur reste qu’une vielle robe de chambre et un compte X qui refroidit.
Mark Twain avait étripé le provincialisme de ce genre de pontifes de foire il y a déjà 150 ans.
Dans «Le journalisme dans le Tennessee», ses gazetiers de basse-cour règlent leurs comptes au revolver entre deux éditoriaux, persuadés de modeler l’opinion comme des demi-dieux de comptoir.
Dans «Comment je devins directeur d’un journal agricole», son narrateur se répand doctement dans la plus sublime médiocrité professionnelle sur les navets qui poussent dans les arbres et la saison de ponte des chevaux.
Nos deux Bouvard et Pécuchet contemporains ont jalousement gardé la recette de cette grandeur microscopique : l’aplomb sans la compétence, l’hypocrisie drapée dans la vertu, la propagande servie en tribune morale, la querelle de clocher hissée au rang de débat de civilisation.
Leur outil suprême : la loupe de vieux presbyte de la République. L’œil sur une virgule, un silence, un chahut de concert, et miracle de l’optique : la tomate jetée sur scène devient Nuit de Cristal, le coup de sifflet attentat antisémite, l’anecdote époque.
Ils appellent ça «décryptage».
Twain appelait ça le Tennessee.
La médiocrité intellectuelle et journalistique.
Par ArnoDeNymous sur X.