Croire que le probleme vient des paysans, c’est comme croire que le thermomètre est responsable de la fièvre.
Le problème, ce ne sont pas les élevages qui entretiennent des prairies et leur biodiversité, font de l’écopâturage et travaillent avec la nature.
Le jour où nous perdrons nos élevages paysans, nous remplacerons l’animal… par le pétrole. Plus de fumier pour nourrir les sols, plus de traction animale là où elle est possible, davantage d’engrais de synthèse, davantage de machines, davantage d’importations. Est-ce vraiment le monde que nous voulons ?
Les prairies sont parmi les milieux les plus riches en biodiversité. Elles abritent une vie incroyable, stockent du carbone dans leurs sols lorsqu’elles sont bien gérées et font partie de l’équilibre de nombreux territoires. Sans parler des endroit oû il est impossible de cultiver, et où l’animal a sa juste place. Et son rôle majeure contre les feux de forêts.
Le véritable problème, c’est un système qui pousse toujours à produire plus, moins cher, à l’autre bout du monde. C’est le Mercosur. C’est l’agro-industrie, qu’elle soit végétale ou animale. C’est un modèle qui épuise les sols, les paysans et les citoyens.
À l’inverse, les petites fermes diversifiées, celles qui produisent localement, entretiennent les paysages, recréent des haies, prennent soin de leurs animaux et de leurs terres, font partie des solutions.
Alors si tu veux vraiment changer le monde, en profondeur, installe-toi. Plante des arbres. Élève des animaux avec respect. Fais pousser de la nourriture. Aide un paysan. Monte un projet. Agis.
Parce que changer le monde derrière un écran est facile.
Le changer dans un champ, sous la pluie, avec les mains dans la terre, c’est une autre histoire. Et si t’es pas assez courageux pour le faire, laisse ceux qui le font.