Monsieur le maire de Forcalquier, vous devez connaître les chiffres de l’eau potable de la comcom :
- Quelle est en m3 la consommation d’eau potable annuelle des 10.000 habitants de la comcom ?
- Quelle est la surconsommation cumulée des mois de juillet et d’août ?
- Quelle est la capacité en eau des piscines publiques de la communauté de communes (Forcalquier et St Etienne les Orgues) ?
- Quelle est le nombre de piscines privées dans la comcom ?
- Quel est le volume de stockage de toutes les piscines privées de cette même comcom ?
- Combien de maires et d’adjoints de cette comcom n’ont pas de piscine ?
Je reste stupéfait que la Région PACA soit incapable de fournir le chiffre du nombre de piscine sur son territoire. Cela en dit long sur la gestion actuelle et à venir d’une région qui continue à miser de façon insensée sur les JO d’hiver 2030. Merci de nous répondre.
Pour les lecteurs, à titre d’indication, d’après les chiffres accessibles, il faut compter :
- Sur la base de 140l/jour/individu et pour 10.000 habitants, elle devrait être d’environ 510.000 m3
- Sur la base de 70% d’occupation de 18.000 lits touristiques elle devrait être d’environ 300.000 m3
- Aux environs de 2.200 m3 d’après les infos accessibles.
- Sur la base d’une moyenne nationale, 1 piscine pour 20 habitants en France (championne d’Europe) et 1 pour 10 habitants dans le Vaucluse, on peut retenir le chiffre de 670 piscines privées sur la comcom.
- Le volume d’eau stocké dans ces piscines tourne autour de 30m3 chacune, soit environ 20.000 m3
Les particuliers ne consomment que 25% de l’eau mais en payent 75%. L’eau est une ressource gratuite, mais captage, acheminement, traitement ou retraitement, création et l’entretien des réseaux coûtent très cher.
Nous particuliers, sous la contrainte des lobbys et des élus qu’ils soutiennent, payons beaucoup trop cher. A la place des plus gros et des plus toxiques exploiteurs d’un bien commun essentiel à la vie qu’est l’eau. Ceux qui l’exploitent et la pollue massivement, dont les pratiques ne sont jamais contrôlées que quand il est désespérément trop tard, sont les exploitants agricoles et industriels. Ils nous nourrissent à moitié, nous équipent un peu, détruisent passionnément par leurs pratiques leurs santés, celles de leurs enfants et les nôtres. Note bas de page
Nous aurons à trouver bien des réponses, ici, pour comprendre les manipulations de ceux qui espèrent toujours en premier lieu diriger nos énergies au bénéfice de leurs intérêts particuliers. En comcom comme au département, en région comme à l’Elysée. Apprenons à vivre sans le soutien des élus. Ils ne connaissent rien de nos difficultés à survivre. Ils pensent qu’elles sont de notre faute. Puisqu’eux font toujours tout très bien. Les lois qu’ils votent, toujours plus répressives, s’en prennent aux plus pauvres avec toujours plus de violence.
Bon courage à toutes et tous, Jean-Mau – mail : jean4mau@gmail.com
Note : le prix de l’eau est souvent perçu comme injuste pour les particuliers car les ménages financent massivement la dépollution des réseaux (nitrates, pesticides, PFAS) via leurs factures, alors que les activités polluantes ne paient qu’une fraction infime des redevances réelles, un déséquilibre accentué par l’absence de tarification sociale généralisée. [1, 2, 3]
Les raisons de l’injustice
- Le principe du « pollueur-payeur » dévoyé : Les particuliers supportent jusqu’à près de 90 % des taxes de dépollution sur les Agences de l’eau, tandis que les usages agricoles ou industriels responsables de l’essentiel des pollutions des nappes ne contribuent que très faiblement à ces coûts de mise aux normes.
- L’absence de progressivité tarifaire : Un foyer économe qui fait attention à sa consommation quotidienne paie souvent le même tarif au mètre cube (hors abonnement) qu’un gros consommateur ou qu’un usage non essentiel, sans distinction incitative réelle pour préserver la ressource.
- La vétusté des infrastructures : Les usagers paient l’entretien et les pertes des réseaux (environ 20 % de fuites en moyenne en France) à travers des hausses de tarifs récurrentes, sans que les gestionnaires privés ou publics n’optimisent toujours les investissements en amont.